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MotoGP GP de Catalogne

Marc Márquez à nouveau obligé de s'attaquer au "cauchemar" de la Q1

Douzième à l'issue de la journée d'ouverture du GP de Catalogne, Marc Márquez n'est pas surpris, mais néanmoins conscient que passer par la Q1 va lui compliquer la vie.

Marc Marquez, Gresini Racing

Pour la deuxième fois de suite, Marc Márquez va devoir passer par la Q1 pour se qualifier. Le pilote Gresini a admis qu'il s'attendait à connaître une première journée compliquée au GP de Catalogne où, bien qu'à domicile, il sait que son pilotage correspond mal à la typologie de la piste.

Il aurait tout de même bien aimé éviter d'en passer par ce qu'il voit comme "un cauchemar", à savoir une première partie de qualifications qui, en un quart d'heure, va désigner les deux seuls pilotes pouvant accéder à la Q2 et ainsi prétendre à une place sur l'une des quatre premières lignes de la grille de départ. C'est pourtant bien la tournure qu'a pris son week-end lorsqu'il a conclu la séance décisive de ce vendredi à la 12e place, à 95 millièmes du top 10 salvateur.

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"On s'attendait un peu à vivre une situation de ce type", déclare Márquez au site officiel du MotoGP. "On a évidemment essayé d'éviter cela et de passer directement en Q2, mais je savais avant de venir ici que c'est un circuit sur lequel j'ai du mal et ça n'a pas manqué, c'est bel et bien un circuit sur lequel j'ai du mal. Demain, on sera en Q1, qui est un cauchemar, la pire séance du week-end ! Mais on va voir si on arrive à progresser un petit peu."

"Ce matin, je me suis senti super bien. Cet après-midi, j'ai eu plus de mal avec les conditions de piste et le vent", explique-t-il. "On a eu moins de difficultés que ce à quoi on s'attendait, parce que je me sens bien en rythme de course et avec le pneu medium, mais il est vrai que dans le time attack… On perd la Q2 pour un dixième seulement."

"Ici, j'ai un peu de mal en entrée de virage. C'est là que je ne me sens pas encore à l'aise à 100%. Le point de freinage est l'un de mes points forts, mais ici, c'est l'un de mes points faibles. Il nous faut donc bien comprendre l'équilibre de la moto", ajoute le pilote espagnol, soulignant qu'il lui faut à la fois améliorer son pilotage et travailler sur sa moto pour espérer progresser.

"Je me compare plutôt avec les [autres] motos de 2023, parce qu'avec celle de 2024 le pilotage semble un peu différent, en particulier dans les longs virages. Alors je vais essayer de me comparer à eux, d'améliorer mon pilotage et de me rapprocher d'eux. En rythme de course, on n'est pas trop loin si on réunit tout ce qu'on aimerait, mais sur le tour qualifs on a encore un peu de mal."

L'entrée dans les virages est ce qui pose le plus problème à Marc Marquez.

L'entrée dans les virages est ce qui pose le plus problème à Marc Márquez.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

"Mon style est spécial et il fonctionne sur la plupart des pistes, mais il y a trois ou quatre circuits au calendrier où il fonctionne moins bien. Ce qu'il y a de bien, c'est que ce ne sont que trois ou quatre pistes sur 20", précise-t-il, citant les pistes en question : "Le Qatar, Montmeló et je dirais aussi la Malaisie ainsi que l'Indonésie, un tout petit peu. Mais avec cette moto, ça change alors on verra bien. Il y a trois ou quatre pistes mais je peux dire que celle-ci est l'une des pires."

Pas mieux qu'un top 5 en course ?

Marc Márquez arrive de deux week-ends solides durant lesquels il a été récompensé par des podiums et a un temps pu prétendre à la victoire. Ses attentes cette semaine sont cependant plus modestes.

"Ça va dépendre des qualifications. Mais si on arrive à faire une bonne qualif et à partir, par exemple, de la troisième ligne, notre potentiel à l'heure actuelle est d'être cinquième, sixième ou septième. Pas mieux, mais c'est un bon résultat ici, à Montmeló, parce que les KTM et Aprilia semblent mieux fonctionner ici. C'est un circuit différent et il faut trouver le meilleur équilibre pour l'ensemble du calendrier. Donc, oui, on a plus de mal que sur les autres circuits ici, mais on n'est pas loin."

Avant cela, il va donc lui falloir réussir cette séance "cauchemar" qui l'attend samedi matin. Au Mans, il a manqué le coche et n'a pas pu sortir de la Q1, ce qui ne l'a pas empêché de se battre pour la victoire ensuite. Jugeant la situation "différente" par rapport à celle d'il y a deux semaines, il s'attend néanmoins à nouveau à une grosse concurrence demain.

"Ma tactique va être d'être aussi rapide que possible ! Ça va être difficile parce qu'il y a plusieurs pilotes rapides, comme Álex [Márquez], d'autres pilotes Ducati et aussi Oliveira qui est généralement super rapide en Q1. Alors on va voir comment on arrive à gérer la situation et si on arrive à faire partie des deux premiers pour passer en Q2."

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