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Sanction ou pas sanction ? Marini pointe le rôle des images TV

Tout en saluant le travail du panel des commissaires, Luca Marini s'est dit plutôt perplexe après la pénalité de Raúl Fernández au Mugello, due selon lui au fait qu'il se soit plaint de leur contact.

Luca Marini, Honda HRC

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Le nom de Luca Marini s'est retrouvé par deux fois sur le bureau du panel de commissaires pendant le week-end du Mugello. Une première fois lorsqu'il a été jugé coupable d'avoir ralenti Jorge Martín et Franco Morbidelli en EL2, ce qui lui a valu une pénalité de trois places sur la grille de départ. Puis une seconde fois lors de la course principale, lorsqu'il a cette fois été la victime d'un contact avec Raúl Fernández.

"J'ai pris un super départ, j'ai fait de très bons premiers virages, j'ai rattrapé beaucoup de terrain. Franchement, en partant 19e ça n'était pas facile, mais j'étais autour de la 12e place dans le premier tour, la course a donc démarré de manière fantastique."

"Et puis, dans le quatrième tour peut-être, Raúl m'a heurté au virage 10 et m'a fait passer dans les graviers. La situation a été difficile à gérer et j'ai perdu beaucoup de positions", a relaté le pilote Honda.

Fernández a été à son tour sanctionné par les commissaires pour cet incident, avec le recul d'une place au classement final de la course. Une décision qui ne changeait pas grand-chose au sort de Marini, puisqu'il avait dû s'employer à remonter de la 15e place à laquelle il avait dégringolé à la suite de ce contact.

Si j'étais revenu au stand sans me plaindre, Raúl n'aurait pas été pénalisé.

"C'est vraiment dommage, parce que j'étais en bonne position après les deux ou trois premiers tours", regrettait l'Italien. Fidèle à son habitude, il n'a toutefois pas cherché à polémiquer sur la disproportion entre la perte qu'il a subie et la sanction reçue par le pilote Trackhouse.

"C'est comme ça. C'est difficile parce qu'ils n'ont pas les images pendant la course. C'est un peu étrange, mais ils ont fait ce qu'ils ont pensé être correct. C'est toujours difficile de gérer ce genre de situation. Je pense que c'est juste dommage pour ma course, mais la direction de course a fait du bon travail."

Un caméraman de Dorna Sports

Les images TV pèsent-elles trop dans les décisions des commissaires ?

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

S'il évoque le manque d'images, c'est que Luca Marini estime que ce que captent les caméras de télévision peut influencer la réaction du panel de commissaires. "Si j'étais revenu au stand sans me plaindre, Raúl n'aurait pas été pénalisé. C'est un peu ça, la situation, en ce moment. S'ils ont les images, ils pénalisent", a-t-il analysé.

"Parce qu'ils avaient les images de moi qui rentrais au stand et que Martin a fait le show, j'ai été pénalisé [samedi matin]. S'il n'y avait pas eu d'images parce que les caméras avaient suivi d'autres pilotes, je n'aurais pas reçu de pénalité. Je sais qu'il est impossible de tout voir, mais à la direction de course ils essayent de faire de leur mieux et j'espère qu'ils vont pouvoir continuer à travailler pour améliorer les choses."

L'agressivité de Fernández ? Compréhensible, selon Mir

Ce contact avec Luca Marini n'est pas le seul incident dans lequel a été impliqué Raúl Fernández pendant la course de dimanche, où ses espoirs de réaliser un très bon résultat se sont envolés dès le premier virage. L'Espagnol, très abattu par cette erreur, a ensuite livré une grosse performance en remontant le peloton, mais aussi en jouant des coudes.

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Pour Joan Mir, l'un des pilotes que Fernández a dépassés dimanche, cette attitude est totalement compréhensible au vu de l'impasse dans laquelle celui-ci se trouve quant à son avenir.

"Il m'a dépassé moi aussi en étant plutôt à la limite, mais pour moi ça se défend", a réagi le champion du monde 2020, qui a récemment annoncé avoir lui-même scellé son avenir. "Je pense qu'il est en position de faire ce genre de choses. Il faut qu'il prenne des risques. S'il ne prend pas de risques maintenant, alors qu'il cherche un contrat, il va se retrouver dans une situation difficile."

"Il a la meilleure moto de la grille, ou l'une d'elles, alors il est normal que quand il se retrouve 12e ou 15e et qu'il est plus rapide que ceux qui sont devant lui - il était plus rapide que nous sur cette piste - à mon avis il est normal qu'il ait cette sorte de confiance supplémentaire et qu'il dépasse comme ça."

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