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MotoGP GP d'Aragón

Viñales vite ralenti par la chute de performance de son pneu

Leader au départ, Maverick Viñales est vite apparu comme une proie facile pour les pilotes Suzuki et Álex Márquez, affaibli par une baisse de performance de son pneu arrière.

Maverick Vinales, Yamaha Factory Racing

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Durant tout le week-end du Grand Prix d'Aragón, Maverick Viñales aura affiché une confiance inébranlable, tout juste pincé d'avoir manqué la pole position en étant gêné dans son tour le plus rapide, samedi. Qualifié deuxième et concentré sur le premier virage dans lequel il voulait à tout prix entrer plus vite que le poleman Fabio Quartararo, le pilote espagnol a coché la première case avec réussite, et c'est non sans humour qu'il a requis les applaudissements des journalistes lors de son point presse d'après-course afin de saluer ce qui s'apparente à un petit exploit personnel.

La course ne se gagne toutefois pas dans le premier virage, et le pilote Yamaha l'aura appris à ses dépens. Vite repris par ses poursuivants, il s'est fait dépasser dans le huitième tour par le futur vainqueur, Álex Rins, puis coup sur coup par Joan Mir et Álex Márquez à dix boucles de l'arrivée. Entre-temps, la performance de son pneu arrière avait baissé, l'empêchant de maintenir sur la durée la supériorité qu'il avait affichée dans les premiers instants.

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"Avoir fait un bon premier tour me donne énormément de confiance en moi. J'étais devant avec sept dixièmes d'avance, donc j'étais très content de mon premier tour ! Ensuite, après le quatrième ou le cinquième tour, j'ai un peu baissé le rythme, parce que Fabio était à une seconde et que je pouvais contrôler mon pneu, mais dès que j'ai commencé à gérer le pneu, j'ai perdu tout mon rythme", explique Maverick Viñales, qui avait fait, comme les pilotes Suzuki, le choix d'une monte 100% tendre.

"J'ai été en confiance tout le week-end avec le tendre à l'avant, je faisais tout le temps 26 ou 27 tours avec ce pneu. Honnêtement, l'avant était bon, le problème était l'arrière, où j'ai connu une grosse chute de performance sur la gauche après cinq ou six tours. Les virages dans lesquels je sortais large étaient tous des virages à gauche, alors que j'étais plutôt rapide dans les secteurs avec des virages à droite", observe-t-il.

"Je ne pensais pas qu'ils seraient si rapides. Quand j'ai doublé Fabio et que je l'ai vu à 0"7 puis à 1"0, j'ai juste essayé de contrôler. Et soudainement, j'ai vu Rins à 0"3. Je me souvenais qu'il était dixième au départ, donc je n'ai pas compris ! Mais quand il m'a doublé, j'ai très rapidement compris qu'aujourd'hui ils étaient meilleurs."

"Les derniers tours en fermant les yeux"

Bien que relégué à la quatrième place à partir du 14e tour, Viñales a tenté de croire jusqu'à l'arrivée en ses chances de podium. Et il n'en est finalement passé qu'à deux dixièmes, ayant rattrapé en fin de course un Joan Mir lui aussi en délicatesse. "J'ai fait les deux derniers tours en fermant les yeux ! Je voulais saisir une opportunité, ou au moins attaquer Joan, et peut-être qu'il aurait fait une erreur. Mais il n'a pas fait d'erreur, il était plutôt en contrôle."

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"Pour une raison quelconque, en fin de course, j'ai pu à nouveau faire un 1'49"0 et il faut que l'on comprenne pourquoi. J'ai peut-être un peu changé ma façon de piloter dans les derniers tours, en essayant de me concentrer plus sur les points forts de la Yamaha, et pas sur les pilotes de devant", souligne le pilote espagnol. "Tout le week-end, dans les derniers tours, je pouvais facilement rouler en 1'48"9 ou 1'48"8, comme au warm-up, mais en course la dégradation a été trop rapide. Maintenant, nous devons comprendre pourquoi, peut-être que la pression était trop élevée."

"Nous devons comprendre ce qui a provoqué cette baisse [de performance] à l'arrière. Pour moi, c'était surtout à l'entrée [des virages]. Vous pouvez voir que les Suzuki m'ont doublé à l'intérieur du dernier virage. Or, dans les premiers tours, j'étais très fort dans le quatrième secteur, mais ensuite, quand le pneu s'est dégradé, je n'étais plus très bon dans le quatrième et le premier secteurs. Nous devons donc comprendre pourquoi et nous devons travailler pour trouver du grip sur l'angle."

Avec Vincent Lalanne-Sicaud

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