Zarco : "La Honda a évolué, mais je ne suis pas bien dessus"
Avec un premier avis positif sur le circuit de Goiânia, Johann Zarco veut profiter du Grand Prix du Brésil pour aller dans le bon sens sur une Honda évoluée qu'il n'a pas encore du tout à sa main.
Photo de: Lillian Suwanrumpha / AFP via Getty Images
Onzième du premier Grand Prix de l'année en Thaïlande, Johann Zarco est resté sur un sentiment mitigé et sur un début de saison avec peu de plaisir. Au moment de retrouver la Honda pour le nouveau rendez-vous au Brésil, sur le circuit de Goiânia, il confirme que sa machine a évolué depuis l'an passé mais qu'il est encore en quête d'un comportement qui puisse lui convenir. C'est ce en quoi consistera le travail immédiat dans le box LCR.
Si j'arrive à avoir la sensation que je veux, on va kiffer.
"J'ai pu échanger avec eux [les ingénieurs] en leur disant que oui, la moto a évolué, mais moi je ne suis pas bien dessus", admet le Français. "Du coup, le résultat de la Thaïlande, c'est que j'ai fait mon travail pour prendre les points, mais je n'ai pas l'impression d'avoir vraiment participé à la course. J'étais juste là à faire le travail."
"Il y a peu de plaisir comme ça, et je le répète, mais on reste méthodique, parce que si j'arrive à avoir la sensation que je veux, on va kiffer. J'ai rappelé ça. J'ai pu y penser, y repenser, et leur dire quel commentaire je n'avais pas réussi à leur donner pour qu'ils puissent m'aider."
Johann Zarco a fait ses devoirs
Johann Zarco est optimiste avant le Brésil.
Photo de: Qian Jun / MB Media / Getty Images
Cette recherche de progression rapide sur le plan des sensations, il faudra la poursuivre sur un tracé inédit (ou presque) pour le MotoGP. Johann Zarco y voit plutôt un aspect qui peut l'aider pour sa situation personnelle, et a un premier a priori positif sur le tracé brésilien. Il s'est en tout cas appliqué à ne rien laisser au hasard dans sa préparation.
"Je suis curieux, je m'attendais à plus d'équilibre droite-gauche, mais c'est vrai qu'en l'analysant, il y aura une vraie différence quand même", observe-t-il. "Quand on dit petit circuit, on peut penser au Sachsenring, sauf que le tracé est très différent du Sachsenring. Je trouve qu'il y a un meilleur équilibre droite-gauche quand même. Sur ce côté-là, je trouve que ça peut être une piste sympa à apprivoiser, pas une piste très difficile."
"Et pour ma part, le fait qu'on puisse vraiment définir que ce n'est pas une piste stop-and-go, je me dis que ça peut matcher avec mon style. C'est vrai que je n'ai pas cette tendance à être très fort sur les circuits stop-and-go, et en général ça me crée des problèmes."
"J'ai regardé les caméras embarquées des courses de 1000cc et de 600cc, et j'ai très vite appris le circuit parce qu'il ne semblait pas dur et il n'y a pas énormément de virages. Je n'ai regardé qu'une matinée et j'avais enregistré. Et puis hier, j'ai fait 11 tours de vélo, et ça y est, j'ai l'impression que je suis prêt."
"On est quand même beaucoup sur une base Thaïlande, mais à voir le tracé, on sait qu'on peut se diriger vers le fait d'essayer de faire tourner la moto, quitte à dégrader le freinage, parce que ça freine moins qu'en Thaïlande."
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