Ferrari entre déception et pessimisme face à Toyota à Fuji
Les Ferrari 499P n'ont pas brillé en qualifications à Fuji, et la tendance est au pessimisme pour la course face à Toyota.
Ferrari a connu samedi à Fuji sa plus mauvaise séance de qualifications de la saison. Les deux 499P ne partiront qu’en sixième et septième position après avoir concédé plus d’une seconde à la Toyota détentrice de la pole position. Le constructeur italien, qui s’attendait à subir la loi de son rival japonais, n’avait en revanche pas prévu de se retrouver derrière Porsche et Cadillac. Une déception qui n’augure rien de bon en vue de la course de six heures qui aura lieu dimanche.
"Il est clair que l’on manque de rythme", déplore Nicklas Nielsen, en lice sur la #50 lors de cette séance. "On dirait bien que ce sera une longue course demain, mais on ne peut rien y faire. On doit essayer de revenir un peu en course, mais ce sera difficile."
Si la course n’est pas abordée avec optimisme par le clan Ferrari, c’est parce que la gestion des pneumatiques est sans doute plus cruciale à Fuji qu’ailleurs en WEC, et que la 499P n’a pas toujours excellé dans ce domaine depuis ses débuts en compétition.
"Je pense qu’en course ce sera difficile, car la dégradation est élevée pour nous", confirme James Calado, qui a qualifié la #51. "On verra ce que l’on peut faire avec la stratégie. Fuji nous joue toujours des tours avec la météo, c’est un peu comme s’il y avait un microclimat."
"Je m'attendais à un peu mieux", ajoute le Britannique en revenant sur sa performance en qualifications. "On savait avant ce week-end que l’on était légèrement désavantagés par rapport à Monza, compte tenu de ce que l’on a reçu [avec la BoP]. Je pense qu’en réalité, c’est là que l’on avait prévu d’être, mais c’est quand même décevant."
Directeur de la performance et des simulations au sein de l’équipe au cheval cabré, Mauro Barbieri précise qu’une multitude de facteurs a conduit à cette position des 499P dans la hiérarchie ce week-end, y compris les conditions météorologiques mixtes rencontrées lors des essais libres.
"C’est essentiellement lié à des petits détails, au fait de faire le bon tour, de le préparer correctement", explique-t-il. "Ces détails ne vont pas toujours tous dans la bonne direction. On doit apprendre de ça et progresser au niveau de l’équipe. Il y a de nombreux détails que l’on peut considérer comme fautifs : la préparation du pneu, peut-être les choix de réglages que l’on a faits. Les conditions météo étaient imprévisibles, donc ça nous a peut-être emmenés vers certains choix de set-up qui n’ont pas payé lors de qualifications entièrement sèches."
"N’importe quel pilote dirait, en qualifications, qu’il aurait pu faire mieux d’un dixième ou deux. Si l’on met tout ça de côté, ça peut expliquer le gros écart avec la deuxième place. En regardant l’écart avec la pole position, on se doit de féliciter Kamui [Kobayashi], car il a fait un boulot stupéfiant, avec probablement le tour parfait."
Propos recueillis par Rachit Tukral
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