Habsburg : "Les derniers mois étaient difficiles"
Blessé lors d'un test sur l'Alpine début avril, Ferdinand Habsburg a été contraint de faire l'impasse sur les courses de WEC à Imola et à Spa. Le pilote autrichien est de retour, et prêt à disputer ses quatrièmes 24 Heures du Mans, ses premières en Hypercar.
#35 Alpine Endurance Team Alpine A424: Ferdinand Habsburg-Lothringen
Photo de : Marc Fleury
En intégrant le projet Alpine Hypercar en 2024, Ferdinand Habsburg se réjouissait d'accéder à un statut de pilote officiel dans la catégorie ultime de l'Endurance, après trois années en LMP2. Trois années qui lui ont permis d'être titré à plusieurs reprises : en WEC dans sa catégorie avec le Team WRT, avec lequel il allait également s'imposer aux 24 Heures du Mans, mais aussi par la suite en Asian Le Mans Series (2021 avec G-Drive), puis en ELMS (2022 avec Prema Racing).
Septième au Qatar lors de l'ouverture de la campagne WEC 2024 avec Alpine, aux côtés de ses équipiers Charles Milesi et Paul-Loup Chatin sur la #35, Habsburg a toutefois connu un véritable coup d'arrêt lors d'une sortie de piste en essai sur le circuit de Motorland Aragon début avril.
Touché au niveau de deux vertèbres lombaires, le pilote autrichien était contraint de faire l'impasse sur les manches WEC d'Imola, puis de Spa, où il était remplacé par Jules Gounon.
Après deux mois de convalescence, Ferdinand Habsburg, désormais rétabli, est de retour pour le plus grand rendez-vous de l'année, les 24 Heures du Mans, au sein d'une équipe Alpine qu'il retrouve pour son plus grand bonheur. Il est revenu sur la période qu'il vient de vivre, et sur la façon dont il a dû se réadapter à l'A424.
Ferdinand Habsburg a dû reprendre ses marques sur l'Alpine A424
Photo de: Alexander Trienitz
"Les derniers mois étaient difficiles", explique-t-il. "C'était le pire accident de ma carrière, en plus dans la voiture la plus rapide que j'ai jamais pilotée. C'était difficile pour moi d'accepter que j'allais rater beaucoup d'apprentissage à son volant. Et quand je suis arrivé ici pour les premiers essais j'étais un peu perdu, car ils ont tellement changé la voiture, et l'ont amélioré... j'ai mis un certain temps à m'adapter."
"C'était une expérience étrange", retient-il. "Je n'ai jamais passé autant de temps dans ma chambre que lorsque j'étais à l'école mais je suis aussi devenu plus proche de ma sœur, qui m'a soutenu. Et l'équipe prenait aussi des nouvelles de moi régulièrement."
Comparer le WEC et les 24 Heures du Mans, c'est comme sortir avec une fille, et se marier avec !
"Je suis tellement heureux d'être là, je sens que j'ai encore de l'entraînement à faire, j'aurais pu en faire plus. Mais au final, au Mans, ça se passe aussi beaucoup dans la tête, il faut rester concentré, j'ai de grands objectifs pour moi-même, et cela maintiendra mon taux d'adrénaline élevé."
Par ailleurs, Ferdinand Habsburg a souligné, non sans humour, l'aura de la course des 24 Heures du Mans selon lui par rapport aux courses "classiques" du WEC. "Pour moi, comparer le WEC et les 24 Heures du Mans, c'est comme sortir avec une fille, et se marier avec !"
Samedi, l'Alpine #35 s'élancera de la cinquième place sur la grille de départ, après le chrono en 3'25"713 signé par Paul-Loup Chatin lors de l'Hyperpole.
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