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Alpine : "Imola n’est pas significatif pour nous"

Après des débuts encourageants au Qatar, l’écurie Alpine a connu un week-end délicat à Imola, lors de la deuxième étape du WEC. Mais la structure française veut continuer à se concentrer sur sa feuille de route et sur l’exploitation de son Hypercar en vue des prochaines échéances, et principalement des 24 Heures du Mans.

#35 Alpine Endurance Team Alpine A424: Paul-Loup Chatin, Jules Gounon, Charles Milesi

En décrochant une prometteuse septième place au Qatar avec la #35 de Paul-Loup Chatin, Ferdinand Habsburg et Charles Milesi, bénéficiaire d'une stratégie inspirée en termes de ravitaillement, l'écurie Alpine entamait de la meilleure manière sa campagne en Hypercar, avec également la 11e position à l'arrivée de la voiture sœur, la #36 de Nicolas Lapierre, Mick Schumacher et Matthieu Vaxiviere.

Mais, à Imola, le week-end fut nettement plus compliqué pour les A424. Qualifiées à de lointaines 17e et 18e positions, devançant uniquement la modeste Isotta Fraschini, les deux Alpine furent toutes deux prises dans un accrochage dès le départ, Matthieu Vaxiviere perdant d'entrée trois tours après un arrêt au stand forcé alors que Charles Milesi, reparti au milieu des GT3, devait cravacher pour remonter dans la hiérarchie.

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Au final, la #35 de Paul-Loup Chatin, Jules Gounon (qui remplaçait Ferdinand Habsburg, blessé) et Charles Milesi coupait la ligne d'arrivée à la 13e place alors que, sur la #36, Nicolas Lapierre, Mick Schumacher et Matthieu Vaxiviere devaient se contenter d'une décevante 16e position.

Un meeting compliqué, qui ne perturbe toutefois pas le tableau de marche de l'équipe normande, comme le précise Philippe Sinault, le team principal de l'équipe Alpine Endurance.

"Nous sommes au début du projet donc, chaque jour, nous avons quelque chose à apprendre", expliquait ce dernier à Imola à Motorsport.com. "Mais la base, les fondations sont bonnes maintenant. À Imola, nous apprenons également à chaque tour dans le nouvel environnement. Notre objectif est d'apprendre le plus possible et le plus tôt possible."

"Au final, Imola n'est pas significatif pour nous", a-t-il ajouté. "Nous devons avoir une vision globale, comprendre les points clés techniques pour mettre les pneus en température, mais aussi gérer l'énergie, etc."

#36 Alpine Endurance Team Alpine A424: Nicolas Lapierre, Mick Schumacher, Matthieu Vaxiviere

Le week-end d'Imola a été compliqué pour Alpine.

Photo de: Paul Foster

De fait, la mise en température des gommes demeure, à ce stade, l'un des points-clés de l'exploitation des A424, comme l'explique Paul-Loup Chatin, qui découvre lui aussi l'Hypercar après avoir disputé la saison dernière au volant de l'Oreca 07 LMP2 de l'écurie Alpine.

Certaines équipes sont peut-être un peu meilleures que nous en ce moment, il y a un donc grand chemin à parcourir.

"Il y a un vrai fossé entre le processus de mise en température des gommes en LMP2 et en Hypercar", confie ce dernier. "C'est beaucoup plus difficile. Si vous poussez, vous pouvez être un héros, mais en l'espace d'un dixième, vous pouvez être un zéro parce que vous avez perdu la voiture. En ce moment, c'est l'un des sujets les plus importants, il nous faut être meilleurs là-dessus."

"Nous avons vu des équipes comme nous et certaines équipes sont peut-être un peu meilleures que nous en ce moment, il y a un donc grand chemin à parcourir. Ce n'est pas une partie facile du travail pour le pilote. Ce n'est pas si évident de voir comment nous pouvons l'améliorer. Bien sûr, nous pouvons jouer avec la barre antiroulis, nous pouvons jouer avec les réglages, avec le traction control pour l'améliorer, pour donner plus de confiance au pilote, car pour le moment, c'est difficile de juger de la limite."

#35 Alpine Endurance Team Alpine A424: Paul-Loup Chatin

La mise en température des pneus est un des sujets les plus importants, selon Paul-Loup Chatin.

Photo de: JEP / Motorsport Images

"Si vous restez en dessous de la limite, ce n'est pas grave, mais vous êtes lent et plus vous êtes lent, plus il faut de temps pour réchauffer les pneus et amener le pneu dans la bonne fenêtre. Mais dès que vous poussez un tout petit peu trop, vous pouvez perdre la voiture juste comme ça. C'est donc une partie sur laquelle nous devons travailler."

De son côté, Nicolas Lapierre a indiqué que la piste avait "souligné une de [leurs] faiblesses". "C'est la première fois que nous courons sur une piste avec autant de bosses et de vibreurs", a déclaré le Haut-Savoyard. "Cela ne faisait pas partie de notre programme d'essais car c'est tellement spécifique que nous préférons nous concentrer sur des pistes que nous trouverons davantage au cours de la saison."

L'équipe Alpine se concentre désormais sur le prochain rendez-vous du WEC, les 6 Heures de Spa-Francorchamps (11 mai), où elle devrait retrouver un terrain plus propice à poursuivre sa progression et son apprentissage de l'Hypercar.

Avec James Newbold

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