WEC 8 Heures de Bahreïn

Toyota agacé par certains pilotes : "Triste que ça arrive à ce niveau"

Le départ agité des 8 Heures de Bahreïn a provoqué la colère de Toyota, qui a failli perdre une voiture dès le premier virage de la dernière course de la saison.

Le départ des 8H de Bahreïn

Toyota a signé un doublé samedi aux 8 Heures de Bahreïn, parachevant une saison WEC réussie, qui n'aura vu "que" les 24 Heures du Mans lui échapper. Sacrée chez les constructeurs depuis Fuji, l'équipe japonaise a vu l'équipage n°8 formé par Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa empocher le titre chez les pilotes. Néanmoins, le duel face à la voiture sœur a été perturbé d'emblée par un départ qui n'a franchement pas été du goût du directeur technique Pascal Vasselon. 

La Toyota n°7 de Mike Conway, Kamui Kobayashi et José María López a en effet été envoyée en tête-à-queue au premier virage après un gros blocage de roues d'Earl Bamber au volant de la seule Cadillac engagée. Cette manœuvre a été sanctionnée d'un stop-and-go d'une minute, insuffisant toutefois pour calmer la colère de Toyota, un mois après un départ qui avait déjà été rugueux à Fuji. 

Assurant que la situation aurait pu éliminer les deux GR010 Hybrid, Pascal Vasselon estime qu'il est temps pour certains pilotes de se remettre en question, et pour les instances de sévir davantage. 

"Quand on voit une Cadillac bloquer ses roues sur 100 mètres, on se demande où on est", s'agace le Français. "Est-ce que c'est de la course de club ? Ce n'est absolument pas professionnel. On l'a vu venir. C'était 100 mètres avant et il a... Heureusement, notre voiture est repartie, mais ça aurait pu être la fin de la course. On n'a pas les mots. C'est arrivé à Fuji, nos deux voitures ont été poussées hors de la piste, et ici c'est la même chose. Encore une fois, ce n'est absolument pas professionnel."

"C'est triste que ce genre de choses arrive à ce niveau, c'est vraiment triste. On peut bloquer les roues sur les cinq derniers mètres, oui, mais sur une centaine de mètres, c'est incroyable. Normalement, on apprend à piloter ces voitures, on vous le dit. Maintenant on peut en rire, franchement je commence à en rire. Cela dit, ça aurait pu nous éliminer."

Interrogé sur les solutions envisageables, Pascal Vasselon n'en voit qu'une "car à Fuji et ici, c'est le même problème". Il appelle ainsi à une plus grande fermeté des commissaires : "À un moment donné, il faut juste donner des pénalités sévères pour les pilotes qui font ce genre de choses".

"À Fuji, tous les pilotes derrière nous ont bloqué leurs roues. Vanthoor a manqué la corde derrière nous, les deux Ferrari ont poussé une voiture à l'extérieur. On a une nouvelle fois eu de la chance avec la voiture n°8, qui n'a pas eu de crevaison, mais la Porsche n°5 a crevé."

Propos recueillis par Heiko Stritzke

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