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Sébastien Ogier vainqueur par KO au Rallye des Canaries

Sébastien Ogier s'est offert la victoire au Rallye des Îles Canaries 2026 de WRC, en résistant à la pression d'Oliver Solberg jusqu'à ce que ce dernier craque dans l'avant-dernière spéciale de l'épreuve sur asphalte.

Sebastien Ogier, Vincent Landais, Toyota Gazoo Racing WRT Toyota GR Yaris Rally1

Photo de: Toyota Racing

Tournant rapidement à un duel à coups de dixièmes entre Sébastien Ogier et Oliver Solberg, le Rallye des Îles Canaries - cinquième épreuve de la saison 2026 du WRC - est tombé dans l'escarcelle du Français, plus solide dans le money time.

Le vendredi avait été marquée par les premières banderilles plantées par Ogier qui s'était montré particulièrement impressionnant en remportant quatre des six spéciales qui ont eu lieu, construisant un avantage - certes loin d'être décisif - mais pas inintéressant de quasiment 9 secondes sur Solberg, sur un rallye toujours très serré.

L'épreuve, disputée sur un parcours 100% asphalte, une surface en sus particulièrement adhérente dans l'archipel espagnol, ne permet en effet pas de creuser d'énormes écarts... sauf quand les conditions s'en mêlent.

La journée de samedi a vu la matinée être quelque peu perturbée par la pluie, un élément extérieur qui allait favoriser la remontée d'un Solberg bien décidé à ne pas laisser son équipier chez Toyota prendre trop ses aises à une position qu'il connaît très bien. 

Peu à peu, et quasiment dans toutes les spéciales de samedi - à l'exception de l'ES13 où les deux hommes étaient à égalité chronométrique parfaite -, le Suédois allait éroder l'avance d'Ogier, au point de ne compter que 3"8 de retard au moment où se terminait cette troisième étape.

Tout allait donc se jouer ce dimanche matin. Des routes en partie détrempées allaient constituer le premier terrain de jeu de la journée, Solberg ne reprenant malgré tout que six petits dixièmes dans l'ES15, avant de faire mieux dans la pourtant plus courte spéciale suivante - mais sur des routes plus sèches - en revenant à 2"2 du nonuple champion.

Solberg craque dans le money time

Oliver Solberg a repris du temps à Sébastien Ogier sur huit spéciales de suite, avant de craquer.

Oliver Solberg a repris du temps à Sébastien Ogier sur huit spéciales de suite, avant de craquer.

Photo de: Toyota Racing

Alors que tout pointait vers un duel final qui se dénouerait dans la dernière spéciale, Solberg a fini par craquer et commis l'irréparable dans l'ES17, avant-dernier tronçon chronométré du rallye.

À la sortie d'une petite bosse donnant sur une courbe à droite en dévers, le Suédois - trop optimiste - a accroché la glissière de sécurité sur la gauche de la route avant de la frotter sur plusieurs dizaines de mètres, jusqu'à percuter un palmier qui se trouvait juste derrière, ce qui a arraché son demi-train avant gauche et l'a obligé à stopper sa voiture quelques hectomètres plus loin. 

 

La Yaris Rally1 n°99 était bien évidemment trop endommagée pour repartir. Le sort de l'épreuve venait irrémédiablement de basculer.

Ogier n'avait plus qu'à conclure dans les 13 km de la Power Stage, ce qui l'a fait sans prendre le maximum de risques, signant le troisième temps de cette 18e spéciale. Il s'agit de la 68e victoire du Français en WRC.

Solide mais pas totalement dans le rythme de ses deux équipiers - avec notamment un gros trou d'air dans l'ES11 -, Elfyn Evans aura malgré tout assuré l'essentiel en signant la seconde place et en empochant le maximum de points sur la journée de dimanche (remportant le Super Sunday et la Power Stage). Il retrouve ainsi la tête du classement pilotes.

Le Gallois a devancé Sami Pajari sur le podium. Le Finlandais sera venu à bout du leader du championnat en arrivant sur cette épreuve, Takamoto Katsuta, dans leur duel. Le Japonais, clairement le pilote le moins performant de l'armada Toyota en Espagne, aura en sus été brouillon.

Le quadruplé Toyota, qui aurait été un facile quintuplé sans l'abandon de Solberg, est une nouvelle claque pour le clan Hyundai, absolument inexistant tout au long de l'épreuve. Adrien Fourmaux, meilleur pilote de la marque coréenne, pointe ainsi à 3'29 (avec une pénalité pour départ anticipé lors de la Power Stage), Thierry Neuville à 3'41 et Dani Sordo - qui a un moment fait illusion vendredi - à 3'57.

Quant à M-Sport, si Josh McErlean a connu un rallye plutôt tranquille mais évidemment lointain, avec 5'45 de retard à l'arrivée, Jon Armstrong aura vécu de grosses émotions, avec un tout droit à haute vitesse dans une des rares échappatoires du parcours vendredi et un passage dans un ruisseau, en manquant l'entrée d'un pont, ce samedi.

La prochaine épreuve du calendrier 2026 du WRC sera le Rallye du Portugal (7-10 mai).

Scratchs du Dimanche
ES15 25,93 km Ingenio - Telde - Valsequillo 1 Sweden O. Solberg
ES16 13,27 km Santa Lucia - Agüimes 1 Sweden O. Solberg
ES17 25,93 km Ingenio - Telde - Valsequillo 2 France S. Ogier
ES18 13,27 km Santa Lucia - Agüimes 2 (Power Stage) United Kingdom E. Evans

Rallye des îles Canaries - Classement final provisoire

Pos. Pilote Voiture Temps / écart
1 France S. Ogier Toyota 2h43'18"9
2 United Kingdom E. Evans Toyota +19"9
3 Finland S. Pajari Toyota +1'40"8
4 Japan T. Katsuta Toyota +1'51"2
5 France A. Fourmaux Hyundai +3'29"5
6 Belgium T. Neuville Hyundai +3'41"0
7 Spain D. Sordo Hyundai +3'57"7
8 Ireland J. McErlean Ford M-Sport +5'45"4
9 France Y. Rossel Lancia (WRC2) +7'24"3
10 Spain A. Cachón Toyota (WRC2) +7'49"4
11 Ireland J. Armstrong Ford M-Sport +7'52"2
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