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Brad Binder incrédule après le podium de KTM au Qatar

S'il peinait déjà à croire qu'il ait pu mener les premiers essais au Qatar, Brad Binder était encore plus stupéfait après la course de s'être battu pour la victoire et d'être monté sur la deuxième marche du podium, sur une piste habituellement difficile pour KTM.

Brad Binder, Red Bull KTM Factory Racing

Jusqu'à cette année, KTM n'avait encore jamais fait mieux que 12e en qualifications à Losail et jamais placé une moto plus haut que la huitième place à l'arrivée d'une course sur cette piste. Mais aux mains de Brad Binder, la RC16 a largement repoussé ses limites avec le premier Grand Prix de cette saison. Le pilote sud-africain s'est en effet placé septième sur la grille, puis il a surtout joué la gagne pour finalement monter sur la deuxième marche du podium.

Déjà leader des EL1 vendredi, Binder s'était senti performant dès le début du week-end lorsque les essais se déroulaient l'après-midi, au plus fort de la chaleur. Mais, samedi, l'amélioration de ses sensations et de ses performances avec le pneu tendre lui a permis d'être dans le coup après la tombée de la nuit, au point de ne concéder que trois dixièmes au poleman. Pour mettre encore plus de chances de son côté, un départ parfaitement réussi lui a permis de passer le premier virage en troisième position, dans la roue des pilotes Repsol Honda.

"Un départ incroyable ! Je n'ai pas réagi au mieux, en réalité, mais dès que j'ai commencé à enclencher les vitesses, j'ai été bien entraîné avec les gars qui étaient devant moi. M'installer à la troisième place d'emblée a été vraiment très bénéfique, j'ai pu essayer de garder mon calme au début et faire attention à protéger un peu mes pneus car on savait qu'ils seraient un peu à la limite, particulièrement l'arrière", a décrit Brad Binder.

Après avoir pris l'avantage sur un Marc Márquez en délicatesse avec son pneu avant dans le septième tour, le pilote KTM a subi le retour en force d'Enea Bastianini. L'erreur de Pol Espargaró à quatre tours de l'arrivée, lorsque le pilote Gresini a pris la tête, lui a finalement permis de reprendre la deuxième place et, s'il a mis le leader sous pression jusqu'au bout, c'est avec une certaine incrédulité qu'il a passé la ligne avec les 20 points en poche.

"Il y a eu un moment dans la course où l'on roulait dans la fenêtre haute des 1'54 et j'arrivais à tenir ce rythme ; ensuite Pol est passé à des petits 1'54 et là je me suis dit 'OK, là je pense que je ne vais pas suivre !' J'ai essayé de simplement rester aussi régulier que j'ai pu. J'ai attaqué du début à la fin et quand Enea m'a passé, je n'avais plus de quoi répliquer. J'ai fait de mon mieux pour ne pas trop en faire et ne commettre aucune erreur. Chapeau aux autres, ils ont fait un boulot incroyable."

"C'était difficile. Dans les deux derniers tours, j'ai vraiment essayé de rattraper [Enea] mais je n'y suis pas arrivé", a-t-il admis, déjà ravi de ce résultat. "Je crois que c'est l'une des courses les plus propres que j'ai faites en MotoGP et j'en suis très content. Et puis, le Qatar est généralement une piste qui nous pose problème, donc si vous nous aviez dit l'année dernière qu'on allait monter sur le podium ici, je pense qu'on vous aurait tous traité de menteur !"

"Tout le week-end a été vraiment super. Commencer en étant premier aux EL1, ça a été un peu un choc, j'ai alors su que j'avais un très bon niveau. On a eu quelques soucis pendant le week-end, mais franchement j'avais une énorme confiance et je me suis senti super bien avec la moto du début à la fin, alors un immense merci à KTM qui nous a vraiment fait un coup de maître. On a énormément progressé par rapport au niveau avec lequel on a terminé l'année dernière. Pour nous, monter sur le podium au Qatar c'est dingue. Franchement, l'année dernière, ça a été notre course la plus dure de l'année."

D'où vient le changement ayant permis une telle performance sur une piste qui ne convenait habituellement pas à la KTM ? "La moto tourne !" a résumé le pilote. "Normalement, et surtout l'année dernière, à moins de freiner vraiment fort, on a vraiment du mal à faire tourner l'avant en étant sur l'angle, alors que maintenant je peux en quelque sorte relâcher le frein avant et laisser rouler en ayant beaucoup plus de vitesse de passage. Ça fait une énorme différence et ça apporte beaucoup plus de confiance, car on n'a pas besoin d'être complètement à la limite sur les freins à chaque virage. Chapeau au team ! Je suis très content qu'ils nous aient permis de progresser à ce point et j'ai hâte de voir comment va se dérouler la saison pour nous."

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