Quand le "faible" moteur Renault F1 a fait douter Adrian Newey
Selon Adrian Newey lui-même, les rares doutes sur son parcours en Formule 1 sont arrivés à cause des performances et de la politique de Renault lorsque la marque française équipait Red Bull sous l'ère hybride.
Renault et Red Bull Racing demeurent une grande association en Formule 1, avec de nombreuses couronnes pilotes et constructeurs acquises dans les années 2010 lors de la période de domination de l'équipe anglo-autrichienne avec un jeune Sebastian Vettel alors en verve.
Mais pour beaucoup, les souvenirs de l'association entre le motoriste français et l'équipe de Milton Keynes sont plus douloureux et moins glorieux, à l'image du partenariat peu fructueux sous l'ère de la réglementation turbo hybride, que Renault n'est pas parvenu à aborder avec succès, ni en tant qu'équipe d'usine, ni en tant que fournisseur d'unité de puissance.
C'est durant cette période consécutive à une réécriture des Règlement Technique et Sportif que Red Bull s'est retrouvé spectateur de ce qui est devenu une ère de domination sans partage de Mercedes en Formule 1.
Le traumatisme pour Red Bull aurait pu être d'autant plus important qu'en plus de perdre son statut d'équipe à battre tout en continuant d'afficher un rythme de développement exceptionnel, Adrian Newey s'est alors posé la question pour la seule fois de la pertinence de son choix de carrière.
Selon ses propres aveux au micro de Motorsport.com, le designer anglais a sous-pesé sa présence au sein de l'équipe quand il a eu l'impression de devenir passager du manque de "volonté" chez Renault à surmonter une situation devenue inacceptable pour Red Bull, qui a ainsi préféré s'engager de manière risquée avec Honda.
Newey avoue ainsi que la saison 2014, lorsque Mercedes est devenue la force dominatrice avec ses nouveaux moteurs turbo hybrides tandis que Red Bull était coincé avec des unités de puissance non compétitives de Renault, a été le seul moment où il a ainsi envisagé de s'en aller avant, bien entendu, son véritable départ annoncé en début de saison 2024.
"La seule fois où il s'en est fallu de peu, c'était en 2014 [...]", a-t-il expliqué, sans nommer le constructeur français directement. "Tout simplement, à l'époque, nous avions une unité de puissance qui n'était pas performante, ce qui arrive, bien sûr. Et il ne semblait pas y avoir une énorme volonté de la part du haut niveau [chez le] constructeur - pas des gars [de l'usine], mais du plus haut niveau pour investir afin d'inverser la tendance."
"On se retrouve donc dans une situation un peu déprimante où, comme nous le savons tous, pour gagner des championnats, il faut avoir les trois facteurs clés que sont le pilote, le châssis et le moteur - et si l'un d'entre eux est faible, on ne peut pas gagner."
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