Alonso sur sa défense face à Pérez : "C'était plus facile en 2005"
Fernando Alonso estime avoir eu la tâche plus difficile pour défendre le podium face à Sergio Pérez au Grand Prix de São Paulo que lorsqu'il a remporté la victoire contre Michael Schumacher à Imola en 2005.
Cinquante-trois millièmes de seconde : tel est l'écart qui séparait Fernando Alonso de son poursuivant Sergio Pérez à l'arrivée du Grand Prix de São Paulo. Remonté depuis la neuvième place de la grille de départ après avoir rencontré un drapeau jaune en qualifications, Pérez s'est hissé au quatrième rang dès le 18e tour mais a mis un certain temps à combler son retard sur le pilote Aston Martin – ce qu'il a fait à une vingtaine de boucles de l'arrivée.
À partir de là, Pérez a mis la pression sans forcément parvenir à porter d'attaque. Le Mexicain a finalement trouvé l'ouverture lors de l'avant-dernier passage au premier virage, et la riposte d'Alonso au virage 4 a été infructueuse, mais l'Ibère a bien prévu son coup pour faire l'extérieur à la Red Bull dans cette courbe au dernier tour. Pérez s'est avéré impuissant, même si l'aspiration et le DRS ont bien failli lui permettre de reprendre l'avantage sur le fil.
Ce duel haletant a semble-t-il été plus ardu pour Alonso que celui face à Michael Schumacher lors de sa victoire légendaire au Grand Prix de Saint-Marin 2005, à Imola : il avait alors résisté à la pression particulièrement intense du septuple Champion du monde lors des 12 derniers tours.
"C'était plus facile en 2005, car il n'y avait pas de DRS", estime l'Espagnol. "Maintenant, avec le DRS, ça paraît un peu différent, et il faut jouer les choses un peu différemment par ailleurs. De plus, la gestion des pneus était aussi très différente à l'époque : on pouvait peut-être pousser le pneu en permanence."
Alonso admet volontiers que le DRS lui a permis de riposter : "En 2005, si on perd la place, c'est bye bye, on ne peut pas s'en remettre, et ici j'ai eu une autre chance. [Le DRS] a été mis en place pour améliorer un peu le spectacle, et c'en est un bon exemple, car en étant dépassé à deux tours du but on a une autre chance – surtout ici au Brésil."
Le pilote Aston Martin est en tout cas enthousiasmé par une piste d'Interlagos qui produit généralement des courses populaires, bien que la victoire lui ait toujours échappé là-bas malgré neuf podiums en vingt participations.
"Quand un dépassement est fait au virage 1, il y a de fortes chances que la place soit récupérée au virage 4. C'est pourquoi on voit toujours de très belles batailles en course à Interlagos. Le week-end a été spectaculaire, comme toujours ici au Brésil. Parfois la météo apporte ce grand spectacle, mais je pense que ce week-end, sans pluie ni météo [particulière], on a vu des courses incroyables. Alors il y a quelque chose sur ce circuit qui donne toujours une opportunité parfaite pour que la Formule 1 brille", conclut Alonso.
Propos recueillis par Filip Cleeren
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