Alonso prévient : "Aston Martin sera dernière sur 3 des 7 courses restantes"
Après deux entrées dans les points sur les quatre dernières manches, le retour à la réalité a été rude pour Aston Martin à Bakou. Alors que l'équipe a choisi de se concentrer sur 2026, Fernando Alonso a prévenu : les AMR25 ne verront pas beaucoup le top 10 en cette fin de saison.
Photo de: Kym Illman - Getty Images
Après un bel enchaînement en Hongrie et aux Pays-Bas, marqué par une double entrée dans les points pour Fernando Alonso et Lance Stroll, et de bonnes qualifications pour l'Espagnol à Monza, le Grand Prix d'Azerbaïdjan a rappelé l'écurie britannique à l'ordre. En Italie, Alonso avait été victime d'une rupture de suspension après être passé sur le vibreur à la sortie de la chicane Ascari, l'empêchant ainsi de transformer sa huitième place sur la grille en points.
À Bakou, les AMR25 étaient nettement moins dans le coup que lors des trois dernières courses, sur un circuit à faible appui qui ne leur correspond pas spécialement. Pourtant, Alonso avait réussi à hisser sa monoplace en 11e place sur la grille de départ et pouvait éventuellement espérer atteindre le top 10, surtout après l'abandon d'une des voitures aux avant-postes, celle d'Oscar Piastri.
Mais justement, l'Australien n'a, au final, pas vraiment arrangé Alonso. Bien au contraire. Avant que Piastri n'envoie sa McLaren dans le mur, le leader du championnat avait volé le départ. Sauf que derrière lui, sur la grille, se trouvait Fernando Alonso qui, en voyant Piastri s'élancer trop tôt, l'a machinalement imité. Résultat : les deux pilotes ont écopé de cinq secondes de pénalité.
"J'ai réagi au mouvement de Piastri et ça m'a fait partir trop tôt également", a commenté Alonso sur DAZN. "Mais cette pénalité n'a rien changé. En fin de compte, nous avons la dernière voiture sur la grille et on se battait avec Alpine. On termine 15e et 17e. Au moins je suis 15e [et premier] des deux Aston. Avec ou sans pénalité, on n'avait tout simplement pas le rythme aujourd'hui."
Fernando Alonso, Aston Martin
Photo de: Simon Galloway / LAT Images via Getty Images
"Bien sûr, comme toujours : on a la pire voiture et il ne se passe rien. Pas de Safety Car, pas de drapeaux jaunes, pas de problème de fiabilité. Ça n'arrive que quand on est devant. Mais c'est la tendance cette année et il faut l'accepter."
Alors qu'Aston Martin semblait un peu plus en forme ces dernières semaines, enregistrant une cinquième et une sixième place en Hongrie et une septième et une huitième place à Zandvoort, ainsi que des qualifications encourageantes en Italie, Alonso estime que ces performances ne reflètent en aucun cas une réelle tendance pour l'équipe.
"À Monza, je pense que c'était un week-end très étrange en termes de performance", a-t-il déclaré au micro d'ESPN. "On croyait avoir la pire voiture et pourtant, je me suis qualifié en Q3. En course aussi, on pensait avoir la pire voiture et on s'est battus pour les points [avant d'abandonner]. Mais ça, c'est l'exception. Ici, on pensait avoir la pire voiture, et on l'a vraiment. Des performances comme Monza n'arrivent qu'une fois de temps en temps."
On sait qu'on sera la dernière voiture [à Singapour], la dernière à Las Vegas, la dernière au Mexique...
Interrogé sur ses perspectives pour Singapour, Alonso a évoqué un "retour à la normale" pour Aston Martin. Au sujet du reste de la saison, le double champion du monde s'est montré pessimiste, citant notamment quelques courses qui risquent de donner un peu de fil à retordre à l'équipe britannique.
"On sait qu'on sera la dernière voiture [à Singapour], la dernière à Las Vegas, la dernière au Mexique, donc sur les 7 courses restantes, on sait déjà qu'on sera dernier sur trois d'entre elles", a-t-il admis. "On essaie de traverser celles-ci rapidement sans endommager la voiture, en évitant les dégâts ou de mettre l'équipe en difficulté, et simplement les terminer tranquillement."
Avec Jose Carlos de Celis, Owen Bellwood et Oleg Karpov
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