Alonso encore prêt aux sacrifices : "La retraite n'était pas une option"
Alors qu'il a assuré son avenir avec Aston Martin jusqu'en 2026 et jusqu'à ses 45 ans, Fernando Alonso assure n'avoir pas envisagé sérieusement l'option d'une retraite. L'Espagnol se dit toujours prêt à accepter les "sacrifices" que demande la Formule 1 et voit plus que jamais son avenir en vert.
Y a-t-il eu un moment où la retraite vous a semblé être la perspective la plus attrayante ?
Pas vraiment. Je pense qu'il ne m'est jamais venu à l'esprit de prendre ma retraite. En dehors de cela, je crois que lorsque j'arrêterai la Formule 1, je courrai ailleurs, peut-être le Dakar ou quelque chose comme ça. Pour moi, il est très difficile d'envisager une vie sans volant entre les mains, cela n'arrivera jamais ou du moins pas dans un avenir proche. Mais non, j'étais sûr à 99% que j'allais continuer à courir l'année prochaine. La retraite n'était donc pas une option.
Pouvez-vous préciser si vous avez signé un contrat plus long que votre activité de pilote ? Ferez-vous partie d'Aston Martin même lorsque vous cesserez de piloter ?
Probablement, oui. Mais je ne sais pas quand j'arrêterai de piloter. Donc, si je continue à piloter pendant de nombreuses années, je... J'ai signé le contrat qui stipule que je serai dans la voiture. Mais oui, si j'arrête un peu plus tôt que ce qui est écrit sur le contrat, je jouerai un rôle différent.
Comment savez-vous si vous serez encore impliqué et motivé dans deux ans ? Et, en ce qui concerne l'âge, voyez-vous cela comme quelque chose de remarquable ? Vous allez avoir l'âge d'un Juan Manuel Fangio à la fin de votre contrat.
Je ne serai jamais sûr à 100%. Mais j'ai compris que j'aimais trop piloter pour m'arrêter maintenant. Et je pense que les sacrifices que je dois faire sont moins importants que la joie et la passion que j'ai pour le pilotage. Je respire Formule 1, je vis Formule 1, je m'entraîne et je mange pour être en forme pour piloter des Formule 1. Et je n'ai jamais eu ce sentiment que je devais changer de style de vie. Mon mode de vie est excellent et j'aime ce que je fais.
Je ne me contenterai donc pas de rester chez moi à regarder des Grands Prix de Formule 1 parce que, pour l'instant, j'ai toujours l'impression que je devrais les disputer.
Je ne me contenterai donc pas de rester chez moi à regarder des Grands Prix de Formule 1 parce que, pour l'instant, j'ai toujours l'impression que je devrais les disputer. Parce que je peux faire un peu mieux ici et là, ou être plus rapide dans telle ou telle condition. Ce moment n'est donc pas encore arrivé. Et ma plus grande préoccupation, ou le mauvais côté d'être pilote, c'est juste que ma famille me manque et de ne pas avoir une vie normale ou ma propre famille à un moment donné, ou quoi que ce soit d'autre.
Mais à cet égard, je me suis dit : "D'accord, voyons voir, année par année, mois par mois...". J'ai parlé avec ma famille et ils viendront plus souvent aux courses. Ils vont tous venir à Miami : ma mère, ma sœur, mes deux nièces... Nous prévoyons de faire quelques changements pour les choses qui me manquent et qui éventuellement m'inquiètent pour continuer à courir. Et je pense que nous arrivons tous à cette même conclusion [que je peux continuer à courir].
Par le passé, vous avez eu d'autres engagements que la F1, vous aimez d'autres catégories. Avez-vous l'intention de piloter dans d'autres championnats, comme en IndyCar ou au Mans, en plus de votre engagement avec Aston Martin ?
Pour l'instant, non. Je suis très concentré sur la Formule 1 et c'est la seule chose que j'ai en tête. Mais oui, je peux dire à 100% que j'essaierai [à nouveau] le Dakar dans le futur quand j'arrêterai la Formule 1, c'est quelque chose que j'ai toujours en tête et... nous en avons parlé, il y a aussi la Valkyrie au Mans à partir de l'année prochaine. Alors oui, qui sait si ce sera aussi un projet sur lequel je pourrai aider d'une manière ou d'une autre, en pilotant ou en dehors.
Vous savez, j'aimerais voir Aston Martin gagner dans n'importe quelle catégorie, dans n'importe quelle condition, cela aidera la marque qui me tient à cœur. Je me sens intégré à l'équipe F1 d'Aston Martin, mais au bout du compte, il s'agit aussi des voitures de route et de tout le reste. Nous voulons donc ce qu'il y a de mieux pour la marque.
Avec Oleg Karpov
Fernando Alonso pourrait se laisser tenter par le projet Valkyrie en WEC.
Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images
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