Ben Sulayem trouve en Wolff un allié dans sa croisade contre les injures
Même s'il affirme être en désaccord avec Mohammed Ben Sulayem sur beaucoup de points, Toto Wolff rejoint le combat du président de la FIA contre les injures.
Photo de: Simon Galloway / Motorsport Images
Toto Wolff a affiché son soutien au président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, dans son combat contre la grossièreté et les injures de la part des participants au championnat du monde de Formule 1.
Le directeur de Mercedes n'est pas toujours en accord avec les positions de l'Émirati, toutefois il estime que les efforts pour tenter d'améliorer le langage, et donc l'image, des pilotes ainsi que de la discipline est une bonne chose. D'autant que l'Autrichien a lui-même vu de près un exemple qu'il juge pertinent : celui de son fils.
Le débat sur le sujet a été lancé il y a quelques semaines quand, dans un entretien exclusif avec Motorsport.com, Ben Sulayem s'était montré hostile à toute forme de grossièreté dans le cadre des retransmissions TV officielles, ce qui avait été suivi d'une action plus stricte de la part des commissaires.
Ces derniers avaient en effet convoqué Max Verstappen après qu'il a prononcé le mot "fuck" dans le cadre d'une conférence de presse d'avant Grand Prix à Singapour, et l'ont condamné à des travaux d'intérêts général réalisés à l'occasion de la venue de la fédération au Rwanda cette semaine pour son gala de remise des prix.
Wolff et Ben Sulayem se sont visiblement rencontrés à Abu Dhabi en fin de saison 2024 de F1, et une partie de la discussion a été consacrée à ce sujet.
"J'ai un enfant de sept ans qui fait du karting et qui regarde tout", a déclaré Wolff. "Pour la première fois, il y a quelques mois, il m'a dit 'what the fuck' [que l'on peut traduire par 'c'est quoi ce bordel ?'] et je lui ai demandé 'où tu as entendu ça ?', il m'a répondu 'des pilotes'. J'ai des points de désaccord avec Mohammed, mais dans ce cas, les pilotes, tous les pilotes, sont des modèles. Ils sont diffusés et ils ont les moyens d'agir, et ils ont des responsabilités."
"Je ne suis pas d'accord avec beaucoup d'autres choses qu'il [Ben Sulayem] a proposées, mais sur ce point, je pense que si vous traduisez 'fuck' dans votre propre langue ou dans la mienne, c'est assez grossier. Je ne dirais jamais cela à la radio. George [Russell], Lewis [Hamilton] et moi-même avons eu cette conversation et ils savent que je n'aime pas ça. Je suis donc tout à fait d'accord pour que nous limitions ce genre de choses."
"Il y a une poignée de pilotes, certains qui parlent anglais de naissance, d'autres non, qui utilisent ce genre de langage et, en ce qui me concerne, je souhaiterais qu'on le sanctionne encore plus. Ce n'est que mon avis."
Avec Jonathan Noble
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