Comment Pérez a fait dérailler la stratégie Mercedes

Toto Wolff, le directeur exécutif de Mercedes, a expliqué que Sergio Pérez avait rendu dangereuse pour son écurie la mise en place d'une stratégie à deux arrêts lors de la course du GP de France de F1, ce qui a eu un impact sur la lutte avec Max Verstappen.

Comment Pérez a fait dérailler la stratégie Mercedes

Mercedes a perdu la course du Grand Prix de France dans les derniers tours quand Max Verstappen est parvenu à dépasser Lewis Hamilton grâce à une stratégie à deux arrêts qui l'a vu refaire un retard de 19 secondes dans les 20 derniers tours. Le Néerlandais, qui menait mais jugeait que ses pneus ne pourraient pas tenir la distance, s'est en effet arrêté au 32e tour alors que le Britannique et son équipier sont restés en piste.

Faire un second arrêt a été envisagé par les pilotes de la marque à l'étoile, mais le grain de sable dans un tel projet se nommait Sergio Pérez. "La lutte entre les trois voitures à l'avant était intense, et je pense qu'en gros il fallait choisir entre continuer sur un seul arrêt ou tenter les deux", a déclaré Toto Wolff après la course.

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"Les deux arrêts étaient un danger pour nous, car Pérez était sur le chemin. Nous nous sommes trompés aujourd'hui. Si Pérez n'avait pas été dans la fenêtre, nous aurions choisi un second arrêt avec au moins l'une des voitures, et tôt ; nous aurions ensuite mis l'autre Red Bull dans une situation difficile."

Dans la première partie de course, Pérez a semblé plus en difficulté que le trio de tête dans des conditions venteuses, mais il a fini par stabiliser l'écart avec Bottas puis par allonger son premier relais en mediums, restant en piste sept tours de plus que Bottas. En ressortant des stands, le Mexicain était à 19 secondes de son équipier Verstappen, qui occupait la tête, mais a pu profiter de ses pneus plus frais pour revenir progressivement sur les pilotes Mercedes.

Pérez a finalement réussi en fin de course à dépasser Bottas pour s'emparer de la troisième position, terminant à 8,8 secondes de Verstappen et à moins de six de Hamilton.

"Il a fallu quelques tours pour que ça se calme pour lui, et je crois qu'une fois qu'il y est parvenu, il a pu rouler dans le rythme des leaders et, en fait, commencer à réduire l'écart sur Bottas", a déclaré le directeur de Red Bull, Christian Horner. "Donc il a juste fait en sorte d'avoir une meilleure stratégie pour lui. Deux tours de plus, ou s'il avait réussi à dépasser Valtteri un ou deux tours plus tôt, et je pense qu'il aurait été juste derrière Lewis dans le dernier tour."

Wolff a ajouté que Mercedes savait que la présence de Pérez était faite pour compliquer les deux arrêts, car Hamilton ou Bottas auraient dû dépasser en piste contrairement à Verstappen qui a profité d'une consigne pour effacer le Mexicain sans perdre de temps.

"Il n'était pas loin", a ajouté l'Autrichien sur Pérez. "Il n'était évidemment pas en lice pour le podium au début, mais ils ont pu allonger [le relais], et cela s'est avéré la bonne stratégie pour retrouver le podium."

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Pérez a trouvé l'ouverture sur Bottas à quatre tours du but, ce qui aurait pu pousser Mercedes à faire rentrer le Finlandais pour chausser un train de tendres et tenter d'aller chercher le point du meilleur tour. Toutefois, l'écurie ne l'a pas fait et a demandé à son pilote d'essayer de rester dans la fenêtre des cinq secondes derrière Pérez. L'écurie pensait en effet que le Mexicain pouvait écoper d'une pénalité pour dépassement hors piste. Mais les commissaires ont estimé qu'il n'y avait pas matière à sanctionner le pilote Red Bull, qui avait terminé 5,8 secondes devant Bottas.

"Nous pensions que Pérez allait peut-être avoir une pénalité pour avoir dépassé en dehors des limites de la piste, nous avons donc décidé de rester à moins de cinq secondes", a ajouté Wolff. "Il s'agissait donc vraiment de trouver l'équilibre entre cette pénalité ou signer le meilleur tour. Nous avons fait un pari, nous avons perdu."

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