Une enquête inédite ouverte contre Williams à Shanghai
L'écurie Williams n'a pas respecté une procédure lors des essais libres du Grand Prix de Chine, et les commissaires vont devoir juger une situation inédite à Shanghai.
Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images
À l'issue de la première journée du Grand Prix de Chine, disputé avec un format sprint sur le Circuit international de Shanghai, Williams se retrouve sous le coup d'une enquête des commissaires. Aucune décision n'est toutefois attendue ce vendredi.
Quelques heures après les qualifications sprint, au terme desquelles Alexander Albon s'est classé neuvième et Carlos Sainz 13e, on a appris que la FIA se penchait sur un cas inédit. Le délégué technique, Jo Bauer, reproche à l'écurie anglaise de ne pas avoir fourni dans le temps imparti (soit une heure maximum après la fin des essais libres) les images embarquées qui filment les ailerons de face et de dos.
Ces images sont nécessaires pour permettre à la FIA de mener des analyses dans le cadre de la surveillance accrue de la conformité des ailerons, et notamment de leur flexibilité. Comme le veut le protocole, le délégué technique a fait remonter l'information aux commissaires sportifs, qui se sont saisis de l'affaire.
Le dossier étudié samedi
Difficile de savoir ce que risque Williams à Shanghai.
Photo de: Andy Hone / Motorsport Images
Cette enquête constitue toutefois un cas épineux pour les instances. Certes, Williams n'a pas envoyé les fichiers vidéo demandés et doit désormais expliquer pourquoi. En revanche, il ne s'agirait pas d'une infraction technique à proprement parler et il est compliqué voire impossible de déterminer si la voiture était légale ou non en EL1.
Surtout, les textes permettent de comprendre que ces images sont demandées par la FIA à l'issue des essais libres pour des analyses supplémentaires liées à la flexibilité des ailerons, mais que cela relève d'une directive technique. Rien, dans le règlement des qualifications sprint, ou du sprint, n'y fait précisément allusion car à partir de ces séances, il n'est plus demandé aux écuries d'envoyer les fichiers vidéo.
Jamais auparavant ce cas de figure ne s'est présenté, la directive technique étant très récente. Ainsi, les commissaires n'ont pas non plus de précédent sur lequel s'appuyer pour juger cette situation.
La décision a été prise de convoquer un représentant de l'écurie Williams samedi matin à 8h30 heure locale (1h30 en France) pour déterminer si l'écurie de Grove a enfreint les articles 3.2.2 et 3.15.16 du règlement technique de la Formule 1. Si tel est le cas, les commissaires devront ensuite déterminer une sanction, dont la portée est à ce stade inconnue compte tenu du caractère inédit de cette enquête.
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