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Les ex de la F1 au départ des 24H du Mans 2025 en Hypercar

Parmi les 63 pilotes engagés en Hypercar pour la 93e édition des 24 Heures du Mans, 17 d'entre eux ont déjà été titulaires en Formule 1. Certains sont de grands habitués de la classique sarthoise, d'autres la découvrent pour la première fois. Voici un tour d’horizon de ces pilotes, à travers leur parcours et leur palmarès.

Fernando Alonso, Alpine F1

Comme Fernando Alonso avant eux, plusieurs ex-pilotes de F1 participeront aux 24H du Mans 2025.

Photo de: Alpine

Le plateau des 24 Heures du Mans a toujours illustré les passerelles entre la Formule 1 et l'endurance. De nombreux pilotes passés par la catégorie reine y ont trouvé un nouveau souffle dans leur carrière, d'autres y ont effectué un petit détour avant de retourner à leur monoplace, à l'image de Fernando Alonso ou de Nico Hülkenberg.

De nouveau, cette année, plusieurs anciens pilotes de F1 prendront le départ de cette 93e édition, certains étant désormais des figures clé des écuries engagées en WEC, d'autres découvrant cette épreuve aussi prestigieuse que difficile. Retour sur les profils de ces pilotes, leur parcours en F1, leur transition vers l'endurance et leur rôle dans cette édition du Mans.

Antonio Giovinazzi - Ferrari AF Corse

Antonio Giovinazzi dans l'Alfa Romeo Racing C41 à Zandvoort en 2021.

Antonio Giovinazzi dans l'Alfa Romeo Racing C41 à Zandvoort en 2021.

Photo de: Alfa Romeo

Vainqueur 2023 des 24 Heures du Mans, Antonio Giovinazzi pourrait bien réitérer son exploit cette année, au volant de la Ferrari n°51. Comme la plupart de ses collègues, le pilote italien commence en monoplace après une carrière en karting. Il monte jusqu'en F3, puis en GP2, où il termine vice-champion derrière son coéquipier Pierre Gasly. C'est cette même année, en 2016, que Giovinazzi débute en endurance, en Asian Le Mans Series et en European Le Mans Series. Il participe également à deux courses en WEC où il termine quatrième et deuxième.

Déjà pilote de réserve pour Ferrari, Giovinazzi débute en Formule 1 la saison suivante avec l'équipe Sauber, en remplaçant Pascal Wehrlein lors des deux premières manches de la saison. Il devient titulaire chez Alfa Romeo de 2019 à 2021, accumulant un total de 62 départs et 21 points au championnat, son meilleur résultat étant une cinquième place lors du Grand Prix du Brésil 2019.

Avant de retrouver l'endurance, l'Italien effectue un passage en Formule E, où il ne marque aucun point. C'est en 2023 que Giovinazzi se réengage en WEC et participe aux 24 Heures du Mans pour la première fois. Il remporte la classique mancelle cette même année, aux côtés de James Calado et Alessandro Pier Guidi, offrant à Ferrari une victoire historique pour son retour dans la catégorie après 50 ans d'absence. En 2024, le trio termine troisième de l'épreuve, gagnée par la deuxième voiture italienne de Antonio Fuoco, Nicklas Nielsen et Miguel Molina.

Robert Kubica - AF Corse

Robert Kubica dans la BMW Sauber F1.08 lors de sa victoire au GP du Canada 2008.

Robert Kubica dans la BMW Sauber F1.08 lors de sa victoire au GP du Canada 2008.

Photo de: Sutton Images

Lui aussi engagé au Mans avec Ferrari cette année, mais sur le prototype client n°83, Robert Kubica est un grand nom de la Formule 1. Après avoir remporté les World Series by Renault en 2005, le Polonais débute en F1 avec BMW l'année suivante. Il remplace momentanément Jacques Villeneuve pour le Grand Prix de Hongrie, puis définitivement à partir de la mi-saison.

Il obtient son premier podium cette même année, en Italie, après avoir terminé troisième en partant de la sixième position. Il devient le premier Polonais à obtenir un tel résultat et le deuxième pilote le plus jeune à réaliser cet exploit derrière Fernando Alonso. Deux ans plus tard, au Grand Prix du Canada, Kubica remporte sa première victoire, un an après un gros accident qui lui avait fait manquer plusieurs courses - remplacé par un certain Sebastian Vettel. Il termine, en 2008, quatrième du championnat pilotes, son meilleur résultat en F1.

Après avoir rejoint Renault en 2010, il subit un grave accident lors d'un rallye en Italie en février 2011, entraînant de multiples fractures. Il fait son retour en Formule 1 en 2019 avec Williams. Entre-temps, il devient champion de WRC2 en 2013. Il participe également à deux courses en F1 en 2021 avec Alfa Romeo en remplacement de Kimi Räikkönen.

Kubica s'engage en endurance la même année avec l'équipe WRT en European Le Mans Series et remporte le championnat LMP2. Il poursuit en WEC avec Prema en 2022, puis revient chez WRT en 2023, où il remporte le titre LMP2 à nouveau. Il devient ainsi le troisième pilote de l'histoire à remporter une course en F1 et en WEC, après Fernando Alonso et Mark Webber. En 2024, il passe en catégorie Hypercar avec AF Corse, équipe cliente de Ferrari.

Lire aussi :

Kamui Kobayashi - Toyota Gazoo Racing

Kamui Kobayashi dans la Sauber C31 au GP du Japon 2012, où il termine troisième.

Kamui Kobayashi dans la Sauber C31 au GP du Japon 2012, où il termine troisième.

Photo de: Sutton Images

Membre du programme de jeunes pilotes de Toyota, Kobayashi fait ses débuts en Formule 1 en 2009 avec l'équipe japonaise - et comme ses deux prédécesseurs - en remplaçant un autre pilote : l'Allemand Timo Glock. Impressionnant par son agressivité en course, le Japonais décroche un baquet avec BMW Sauber en 2010, où il pilote jusqu'en 2012. Il effectue une dernière saison en F1 en 2014 avec l'équipe Caterham. Au total, Kobayashi participe à 75 Grands Prix de F1, avec un podium et 125 points marqués.

Mis à l'écart par Sauber en 2013, Kobayashi se tourne vers l'endurance et rejoint le programme Toyota en WEC en 2016. Une très bonne décision pour le Japonais puisqu'il remporte le championnat du monde en 2019-2020 et en 2021, ainsi que les 24 Heures du Mans en 2021. Il s'impose également deux fois aux 24 Heures de Daytona en 2019 et 2020. Une excellente décision, en effet.

Aujourd'hui, et depuis 2022, Kobayashi occupe le rôle de pilote et de directeur d'équipe de Toyota Gazoo Racing en WEC. En 2025, il continue d'exercer sa double identité au volant de la Toyota GR010 n°7 aux côtés de Mike Conway et Nyck de Vries. Il est également le détenteur du record du circuit des 24 Heures en 3'14"791 (2017). 

Nyck De Vries - Toyota Gazoo Racing

Nyck de Vries dans la Williams FW44, lorsqu'il a remplacé Alex Albon au GP d'Italie 2022.

Nyck de Vries dans la Williams FW44, lorsqu'il a remplacé Alex Albon au GP d'Italie 2022.

Photo de: Williams

Eh bien, oui, la voiture japonaise n°7 est pilotée par deux anciens pilotes de Formule 1 : Kamui Kobayashi et Nyck de Vries. Penchons-nous cette fois sur le Néerlandais. De Vries intègre l'académie junior McLaren en 2010 et s'illustre en formules de promotion en remportant notamment des titres en Formule Renault et en Formule 2.

En 2019, il rejoint l'équipe Mercedes en Formule E et devient champion du monde lors de la saison 2020-2021. Également pilote de réserve pour l'équipe allemande, de Vries débute en Formule 1 avec Williams lors du Grand Prix d'Italie à la place d'Alexander Albon, opéré de l'appendicite. Il termine neuvième, inscrit ses premiers points et sécurise un volant chez AlphaTauri pour la saison 2023. Néanmoins, le Néerlandais ne parvient pas à performer et est très rapidement remplacé - après dix courses - par Daniel Ricciardo.

Parallèlement à ses engagements en monoplace, De Vries participe à des courses d'endurance. Il rejoint Toyota en 2024 pour piloter en catégorie Hypercar en WEC, remportant notamment les 6 Heures d'Imola. En 2025, il continue avec Toyota et pilote également pour Mahindra Racing en Formule E. Lors de la dernière édition des 24 Heures du Mans, le Néerlandais est passé très proche de remporter la course puisqu'il a terminé deuxième avec ses équipiers Kamui Kobayashi et José María López.

Sébastien Buemi - Toyota Gazoo Racing

Sébastien Buemi  dans la Toro Rosso en 2009.

Sébastien Buemi dans la Toro Rosso en 2009.

Photo de: XPB Images

Eh oui, pour ceux qui suivent les sports mécaniques depuis moins de 10 ans, avant d'être un monument de l'endurance, des 24 Heures du Mans et de la Formule E, Sébastien Buemi a participé au championnat de Formule 1. Petit protégé de chez Red Bull, il y débute en 2009 avec Toro Rosso à la place de Sebastian Vettel, promu dans l'équipe officielle.

Buemi devient le premier pilote suisse à participer à un Grand Prix depuis 1995 et marque des points dès sa première course, en Australie. Il dispute un total de 55 Grands Prix jusqu'en 2011, accumulant 29 points au championnat, son meilleur résultat étant une septième place.

En 2012, le Suisse rejoint Toyota Gazoo Racing en WEC. Il se détache par ses performances et remporte le championnat en 2014, 2018/19, 2022 et 2023, se créant petit à petit une place de véritable pilier de l'équipe japonaise. Il s'impose également aux 24 Heures du Mans en 2018, 2019 et 2020. En 2025, il continue de piloter la Toyota GR010 n°8 aux côtés de Brendon Hartley et Ryo Hirakawa.

Parallèlement, Buemi participe au championnat de Formule E dès sa création en 2014 avec l'équipe Renault e.dams. Il remporte le titre en 2015-16 et devient le pilote s'étant le plus imposé dans la discipline avec 14 victoires.

Brendon Hartley - Toyota Gazoo Racing

Brendon Hartley dans la Toro Rosso STR13 à ABu Dhabi en 2018.

Brendon Hartley dans la Toro Rosso STR13 à ABu Dhabi en 2018.

Photo de: Joe Portlock / Motorsport Images

Oui, encore un ancien pilote de F1 chez Toyota. Le coéquipier de Sébastien Buemi sur la Toyota n°8, Brendon Hartley, était lui aussi engagé en catégorie reine il y a quelques années. Membre du programme Red Bull, comme Buemi, Hartley a fait ses débuts en F1 relativement tard. Le Néo-Zélandais a en effet eu une carrière un peu différente de ses compagnons puisqu'il a lui commencé par l'endurance avant de se tourner vers la F1 - comme Giovinazzi cela dit.

Après des passages en Formules Renault et en F3, Hartley s'engage en LMP2 en 2012. Il atteint la catégorie supérieure deux ans plus tard, où il participe au WEC avec Porsche aux côtés de Timo Bernhard et Mark Webber. Il remporte le championnat en 2015 et en 2017, ainsi que les 24 Heures du Mans en 2017.

Toujours pilote de réserve pour Red Bull et Toro Rosso, Hartley est appelé en F1 par l'équipe sœur du Taureau rouge pour un remplacement de Pierre Gasly qui dispute la dernière manche de Super Formula au Japon. Il est finalement titularisé aux côtés du Français pour le reste de la saison, à la place de Daniil Kvyat. Il y reste jusqu'en 2018 avant de se tourner de nouveau vers l'endurance.

Il rejoint donc Toyota Gazoo Racing en 2019, avec qui il remporte les 24 Heures du Mans en 2020, 2022 et 2023, et le championnat WEC en 2022 et 2023 - rien que ça.

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Kevin Magnussen - BMW M Team WRT

Kevin Magnussen dans la McLaren MP4-29 Mercedes, devant son coéquipier Jenson Button au GP Australie 2014.

Kevin Magnussen dans la McLaren MP4-29 Mercedes, devant son coéquipier Jenson Button au GP Australie 2014.

Photo de: Alastair Staley / Motorsport Images

Vous le connaissez sûrement si vous avez suivi le championnat de F1… l'année dernière. Kevin Magnussen était jusqu'à il y a quelques mois pilote titulaire chez Haas, où il a passé la plupart de sa carrière en catégorie reine depuis ses débuts avec McLaren en 2014. Le Danois rejoint l'équipe américaine en 2017 après un passage chez Renault.

Écarté en 2021 au profit de pilotes plus jeunes, Magnussen revient en F1 en 2022 rappelé par Haas en catastrophe, l'équipe ayant rompu son contrat avec son pilote Nikita Mazepin après l'invasion de l'Ukraine par la Russie à quelques semaines du début de saison. En tout, Magnussen participe à 185 Grands Prix et inscrit 202 points au championnat. Son meilleur résultat étant une deuxième position lors de sa première course en 2014 !

Pendant sa pause en 2021, Magnussen s'engage avec Peugeot, mais ne pilotera jamais la 9X8. Il participe au championnat IMSA avec Chip Ganassi Racing, puis rejoint BMW M Motorsport en 2025 en championnat du monde d'endurance. Ce sera donc la première expérience du Danois aux 24 Heures du Mans dans la catégorie Hypercar cette année. Il avait déjà participé à la fameuse course il y a quatre ans, mais dans une LMP2.

Mick Schumacher - Alpine Endurance Team

Mick Schumacher dans la Haas VF-22 lors du GP de São Paulo en 2022.

Mick Schumacher dans la Haas VF-22 lors du GP de São Paulo en 2022.

Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images

Vous vous demandiez peut-être qui avait remplacé Kevin Magnussen chez Haas en 2021 ? Eh bien le voilà : Mick Schumacher. Fils du septuple champion du monde de Formule 1, Mick Schumacher a logiquement roulé en monoplace, mais pas très longtemps. Champion de F3, puis de F2 à deux ans d'intervalle en 2018 et 2020, l'Allemand débute en Formule 1 en 2021 avec l'écurie Haas.

Limité par les performances de la voiture et un peu en difficulté au volant de la monoplace américaine, il parvient à signer ses premiers points l'année suivante. Son contrat n'est toutefois pas renouvelé en 2023 et il s'engage en tant que pilote de réserve chez Mercedes. Il aura réussi à marquer 12 points lors de 43 Grands Prix, son meilleur classement étant une sixième place en Autriche.

En 2024, il rejoint Alpine en WEC. L'Allemand semble avoir trouvé sa voie, étant l'un des principaux instigateurs des bons résultats de l'équipe française, contribuant notamment à décrocher le premier podium d'Alpine en Hypercar lors des 6 Heures de Fuji. Cette saison, il pilote l'Alpine A424 n°36 aux côtés de Jules Gounon et Frédéric Makowiecki avec laquelle il a signé deux troisième places à Imola et à Spa.

L'Allemand n'a participé qu'à une seule reprise aux 24 Heures du Mans, lors de la course de l'année passée, qu'il n'a pu terminer puisque la voiture a dû abandonner au bout de 88 tours.

Jenson Button - Cadillac Hertz Team JOTA

Jenson Button dans la Brawn GP en 2009.

Jenson Button dans la Brawn GP en 2009.

Photo de: XPB Images

Lui aussi, difficile de ne pas le connaître. Parmi les anciens pilotes de Formule 1 engagés en endurance cette saison, il est le seul à avoir été sacré champion du monde. Le Britannique a l'opportunité d'inscrire son nom aux côtés de cinq autres champions du monde de F1 qui ont triomphé dans la Sarthe : Mike Hawthorn, Phil Hill, Jochen Rindt, Graham Hill, et le dernier en date Fernando Alonso.

Button fait ses débuts en Formule 1 en 2000 avec Williams, devenant à l'époque le plus jeune pilote britannique à participer à un Grand Prix à 20 ans et 2 mois. Il passe par de nombreuses écuries : Benetton, Renault, BAR, Honda, Brawn GP et McLaren. Mais c'est avec Brawn qu'il atteint son moment de gloire, en 2009, lorsqu'il remporte le championnat du monde. Il quitte la catégorie reine en 2017 avec un palmarès de 15 victoires et 8 pole positions en 306 Grands Prix disputés.

Button est un pilote polyvalent, au minimum. Il explore diverses disciplines, comme le Super GT au Japon avec un titre un clé en 2018, le rallycross, la NASCAR et les courses d'endurance. Il participe aux 24 Heures du Mans en 2018 avec SMP Racing et en 2023 avec Jota Sport. En 2024, il s'engage à temps plein en championnat du monde d'endurance avec l'équipe Hertz Team JOTA, qui s'est associée à Cadillac pour la saison 2025.

Sébastien Bourdais - Cadillac Hertz Team JOTA

Sébastien Bourdais dans la Toro Rosso devant Jenson Button lors du GP d'Italie 2008.

Sébastien Bourdais dans la Toro Rosso devant Jenson Button lors du GP d'Italie 2008.

Photo de: XPB Images

Après avoir débuté en monoplace en devenant champion de F3 et de F3000 en 1999 et 2002, Sébastien Bourdais se rend en Amérique du Nord et écrase le ChampCar en remportant quatre titres consécutifs et accumulant 31 victoires et 44 podiums en 73 courses.

En 2008, Bourdais rejoint la Scuderia Toro Rosso en Formule 1. Il dispute 27 Grands Prix entre 2008 et 2009, marquant un total de six points. Son meilleur résultat est une septième place au Grand Prix d'Australie en 2009.

Après un passage décevant en F1, Bourdais se tourne vers l'endurance. Il participe à plusieurs éditions des 24 Heures du Mans, obtenant notamment une deuxième place en 2007 avec Peugeot, et remportant le LMGTE Pro avec Ford en 2016. Il remporte également des courses prestigieuses comme les 12 Heures de Sebring et les 24 Heures de Daytona, et ce la même année, en 2022.

Bourdais est l'un des vétérans des 24 Heures du Mans puisqu'il cumule 17 participations dans la Sarthe, sans avoir pour le moment atteint la plus haute marche du podium néanmoins.

Will Stevens - Cadillac Hertz Team JOTA

Will Stevens dans la Manor Marussia au GP d'Abu Dhabi en 2015.

Will Stevens dans la Manor Marussia au GP d'Abu Dhabi en 2015.

Photo de: XPB Images

Également engagé avec Cadillac, mais avec le prototype américain n°12, Will Stevens fait ses débuts en Formule 1 lors du Grand Prix d'Abu Dhabi 2014 avec Caterham. La saison suivante, il dispute une saison complète avec Manor Marussia. En 2016, bien que l'équipe décide d'évincer Stevens, elle fait toutefois appel à lui pour son nouveau programme en endurance.

Il se fait ensuite prêter à l'équipe G-Drive Racing, avec laquelle il obtient une deuxième place aux 24 Heures du Mans en LMP2. L'année suivante, il participe à la course mancelle en LMGTE AM et remporte la victoire dans sa catégorie. Après des passages en IMSA, en ELMS et en ALMS, le Britannique rejoint la Team JOTA en WEC en 2022.

Depuis 2018, Will Stevens est également pilote de développement de l'équipe de F1 McLaren.

Jack Aitken - Cadillac Whelen 

Jack Aitken dans la Williams FW43 lors de sa pige à Sakhir en 2020.

Jack Aitken dans la Williams FW43 lors de sa pige à Sakhir en 2020.

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

D'abord pilote de réserve chez Renault, Jack Aitken rejoint l'équipe Williams en 2020. C'est cette même année qu'il fait ses débuts en F1 lors du Grand Prix de Sakhir, en remplaçant George Russell, lui-même substitut de Lewis Hamilton chez Mercedes, atteint du COVID-19. Il s'agit de l'unique passage du Britannique dans la discipline.

Après sa pige, Aitken se tourne vers les courses d'endurance et le GT. En 2021, il s'engage en GT World Challenge Europe, où il est victime d'un sérieux accident aux 24 Heures de Spa, souffrant de nombreuses fractures. En 2022, il participe à l'European Le Mans Series en LMP2, et en IMSA la saison suivante, contribuant notamment à une victoire de son équipe aux 12 Heures de Sebring.

Fort de ces performances, il est promu pilote titulaire pour la saison 2024, partageant la Cadillac V-Series.R n°31. Il participe également aux 24 Heures du Mans, bien qu'un accident au premier tour ait compromis les chances de son équipe.

Lire aussi :

Pascal Wehrlein - Porsche Penske Motorsport

Pascal Wehrlein en 2016 dans la Manor MRT05.

Pascal Wehrlein en 2016 dans la Manor MRT05.

Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images

Après avoir progressé en formules de promotion, avec notamment un titre de vice-champion en Formule 3 remporté en 2012, Pascal Wehrlein rejoint le DTM avec Mercedes l'année suivante et devient, en 2014, le plus jeune vainqueur d'une course dans cette discipline. Il remporte le championnat un an plus tard, à l'âge de 21 ans.

Grâce à ses succès en DTM, Wehrlein attire l'attention de la F1. Il intègre la discipline en 2016 avec Manor Racing et marque son premier point au Grand Prix d'Autriche. Il rejoint ensuite Sauber et inscrit cinq points supplémentaires. Au total, il dispute 39 Grands Prix en F1, avec comme meilleur résultat une huitième place en Espagne en 2017.

Malgré le fait qu'il soit le seul pilote de l'équipe à avoir inscrit des points, l'Allemand est remercié à la fin de la saison. Wehrlein se tourne donc vers la Formule E. Il débute avec Mahindra en 2018, puis rejoint Porsche en 2020. En 2024, il devient le premier pilote allemand à remporter le championnat du monde de FE, offrant à Porsche son premier titre dans la catégorie.

Wehrlein fait, cette année, ses débuts en endurance avec Porsche Penske Motorsport. Il participe aux 6 Heures de Spa au sein de la Porsche 963 n°6, aux côtés de Kévin Estre et Laurens Vanthoor. Il découvre donc cette année la course des 24 Heures du Mans à laquelle il n'a jamais pris part jusqu'alors.

Felipe Nasr - Porsche Penske Motorsport

Felipe Nasr lors du GP d'Australie 2015.

Felipe Nasr lors du GP d'Australie 2015.

Photo de: Charles Coates / Motorsport Images

Après plusieurs saisons en F3 et en GP2 series, Felipe Nasr devient pilote de réserve Williams et participe à plusieurs séances d'essais libres. Il rejoint ensuite Sauber en tant que titulaire pour les saisons 2015 et 2016. Il parvient à inscrire 29 points, sa meilleure performance est une cinquième place à Melbourne lors de sa saison rookie.

Après la F1, le Brésilien se tourne vers l'endurance. Il s'envole pour l'Amérique et rejoint l'IMSA, où il remporte le titre dès sa première année dans le championnat en 2018, puis en 2021 et en 2024. Il remporte également les 12 Heures de Sebring en 2019 et 2025, ainsi que les 24 Heures de Daytona en 2024 et 2025 avec Porsche.

Nasr participe au championnat du monde d'endurance en 2022 en LMP2 lorsque Porsche préparait son programme LMDh. Le pilote fait son retour en WEC cette année avec le constructeur allemand au volant de la 963 n°4, en tant que coéquipier de Pascal Wehrlein. Le Brésilien découvre donc la catégorie Hypercar pour la première fois aux 24 Heures du Mans 2025, édition qui sera sa deuxième participation en carrière.

Paul di Resta - Peugeot TotalEnergies

Paul di Resta dans la Force India VJM05 lors du GP d'Australie 2012.

Paul di Resta dans la Force India VJM05 lors du GP d'Australie 2012.

Photo de: Motorsport Images

Tout comme Pascal Wehrlein, Paul Di Resta est d'abord passé par le DTM avant de rejoindre la F1. Avant cela, il remporte toutefois un titre en F3 Euro Series devant un certain Sebastian Vettel. Après plusieurs saisons solides en DTM, il devient champion en 2010, une performance qui lui ouvre les portes de la Formule 1.

Di Resta fait ses débuts dans la discipline en 2011 avec l'écurie Force India. Il dispute trois saisons complètes avec cette équipe, obtenant un total de 121 points en 58 Grands Prix, avec une quatrième place comme meilleur classement. En 2017, il effectue un retour ponctuel en F1 en remplaçant Felipe Massa chez Williams lors du Grand Prix de Hongrie, malade.

Après un retour en DTM de 2014 à 2019, le Britannique s'engage en endurance avec United Autosport en IMSA et en European Le Mans Series. Il participe à plusieurs courses comme les 24 Heures de Daytona ou les 24 Heures du Mans, il remporte cette dernière dans la catégorie LMP2 en 2020. Deux ans plus tard, Di Resta rejoint le programme Hypercar de Peugeot en championnat du monde d'endurance.

Jean-Éric Vergne - Peugeot TotalEnergies

Jean-Eric Vergne dans la Toro Rosso en 2013, lors du GP de Singapour.

Jean-Eric Vergne dans la Toro Rosso en 2013, lors du GP de Singapour.

Photo de: XPB Images

Jean-Éric Vergne est le coéquipier de Paul di Resta cette année lors des 24 Heures du Mans, chez Peugeot, dans la 9X8 n°93. Membre du programme junior Red Bull, le Français intègre la Formule 1 en 2012 avec Toro Rosso, après de solides performances en formules de promotion. Il y dispute 58 Grands Prix jusqu'en 2014, obtenant comme meilleur classement une sixième place.

En 2015, les arrivées de Max Verstappen et Carlos Sainz dans l'équipe écartent Vergne, le Français est recruté par Ferrari en tant que pilote d'essais pour deux ans. Il s'engage également en Formule E en 2014. Il remporte le championnat en 2017-18 et 2018-19, devenant le premier double champion de la discipline. Il compte 11 victoires, 34 podiums et 16 pole positions en 114 courses. Depuis 2023, il pilote pour DS Penske.

Parallèlement, Vergne court en endurance, il participe aux 24 Heures du Mans en LMP2 avec Manor en 2017 et TDS Racing en 2019. En 2022, il rejoint Peugeot TotalEnergies pour le programme Hypercar en WEC.

Stoffel Vandoorne - Peugeot TotalEnergies

Stoffel Vandoorne dans la MCL32 lors d'un arrêt au stand en 2017.

Stoffel Vandoorne dans la MCL32 lors d'un arrêt au stand en 2017.

Photo de: Steven Tee / Motorsport Images

Après avoir glané des titres en Formule Renault et en GP2, Stoffel Vandoorne rejoint le programme de jeunes pilotes de McLaren en 2013. Il fait ses débuts en Formule 1 lors du Grand Prix de Bahreïn 2016, remplaçant Fernando Alonso blessé. Il devient titulaire avec l'équipe britannique en 2017 et 2018, aux côtés du double champion du monde. En 41 Grands Prix, il inscrit 26 points, son meilleur résultat est une septième place.

Remplacé par Carlos Sainz et le rookie Lando Norris en 2019, Vandoorne se tourne vers la Formule E. Il remporte le championnat avec Mercedes deux ans plus tard. Le Belge court toujours dans la discipline, avec Maserati. Parallèlement, après la F1, Vandoorne effectue une pige en WEC lors des 6 Heures de Spa 2019 en remplacement de Jenson Button avec SMP Racing où il termine troisième. Il réitère cette performance, mais cette fois aux 24 heures du Mans, en plaçant sa voiture sur la troisième marche du podium manceau.

Après une saison ponctuelle dans le championnat du monde d'endurance 2021 en LMP2, le Belge pilote dans la catégorie Hypercar depuis 2024 avec Peugeot. Il est également pilote de réserve pour l'équipe de Formule 1 Aston Martin.

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