La F1 écarte un retour aux V10 mais envisage des modifications pour 2026
La Commission F1 a décidé de maintenir la réglementation moteur prévue pour 2026 et au-delà, tout en examinant des possibilités de l'améliorer.
Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images
Dans le cadre de la Commission F1, les parties prenantes de la discipline reine ont confirmé leur engagement pour les moteurs V6 turbo hybrides en vue de 2026 et ont donc définitivement écarté le retour, dans un futur proche, de moteurs V10 ou atmosphériques.
La motorisation 2026 - qui comprend le maintien d'une architecture proche de celle que la discipline connaît depuis 2014, avec la suppression du MGU-H, une puissance électrique plus importante (350 kW, soit 50% de la puissance totale) et un carburant 100% renouvelable - a été actée à l'été 2022, suite à un long travail de la part des motoristes et de la FIA sur le sujet.
Malgré tout, dans le contexte de doutes sur la viabilité des caractéristiques de ces moteurs, la fédération s'est offert de la marge de manœuvre en prévoyant la possibilité "d'ajustements mineurs", qui pourraient notamment servir à éviter les problématiques liées à la consommation de toute l'énergie électrique en plein milieu des longues lignes droites et le risque d'un ralentissement excessif des voitures à la fin de celles-ci.
C'est ainsi que la fédération a décidé d'introduire un système de "baisse progressive" qui permettra aux voitures de ne pas mobiliser toute la puissance électrique dès la sortie des virages afin de rendre la consommation globale plus graduelle, tout en maintenant une phase d'accélération cohérente.
Parmi les idées également évoquées, la question d'abaisser la quantité d'énergie électrique de 350 kW à 200 kW en course a également été proposée, afin d'avoir une plus grande constance sur l'ensemble d'un tour en vue de tracés de moteurs tels que Monza, Djeddah, Bakou ou Las Vegas.
Le concept de F1 2026.
Photo de: FIA
Cette dernière option sera discutée ce jeudi lors d'une nouvelle réunion de la Commission F1. Toutefois, elle est d'ores et déjà loin de faire l'unanimité. D'autant plus qu'il serait possible d'arguer qu'abaisser, en course, la puissance moteur de 150 kW - ce qui ramènerait l'équilibre entre puissance du moteur et puissance la partie électrique à 65/35% au lieu des 50/50 prévus - semble difficilement entrer dans la catégorie des "ajustements mineurs".
Même si d'aucuns pointent que la F1 a déjà connu un système similaire à l'époque des premiers moteurs turbo, où les monoplaces disposaient de plus de puissance en qualifications qu'en course, cela semble loin de convaincre certains des acteurs actuels et futurs de la discipline.
Mercedes, par la voix de Toto Wolff, son directeur, a déjà lancé que l'hypothèse de tels changements était "une blague", alors qu'Audi et Honda - dont la participation à la prochaine ère de la discipline est liée à la nouvelle réglementation - semblent déterminés à n'accepter aucun changement.
Chez d'autres motoristes, comme Red Bull Ford ou Ferrari, l'on met en avant l'intérêt du sport pour justifier des changements. Christian Horner a ainsi déclaré que "[si la FIA le fait] dans l'intérêt du sport, alors il faut les soutenir", pendant que Frédéric Vasseur appelé ses homologues à ne pas rejeter en bloc les modifications sur l'autel d'un éventuel avantage compétitif dont ils pensent bénéficier.
Avec Roberto Chinchero
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