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Fernando Alonso : "Je suis le meilleur, je n'ai rien à prouver"

À 44 ans, Fernando Alonso assure qu'il évolue toujours au niveau qu'il attend de lui-même en Formule 1 et estime n'avoir aucune raison de douter tant qu'il continue à être le plus rapide lorsqu'il se teste dans d'autres catégories.

Fernando Alonso, Aston Martin Racing

En raison des nombreux problèmes rencontrés par Aston Martin et Honda en ce début de saison, Fernando Alonso n'a pas été en mesure de se battre pour les positions qu'il espérait dans cette nouvelle ère de la Formule 1.

Mais selon le double champion du monde, aucun signe de déclin n'est à signaler pour l'instant. Sur le plan individuel, l'Espagnol affirme continuer à évoluer à un très haut niveau.

Interrogé ce jeudi en amont du Grand Prix du Canada sur la manière dont un pilote peut évaluer sa progression lorsque sa voiture n'est pas compétitive, Alonso a répondu : "Je ne mesure rien. Je suis le meilleur. Je n'ai rien à prouver. Je n'ai pas besoin de ressentir quoi que ce soit pour croire que je suis au bon niveau."

Selon le pilote Aston Martin, cette confirmation lui vient toujours en dehors de la F1. Dans la catégorie reine du sport automobile, un pilote dépend largement de la compétitivité de sa monoplace, mais Alonso estime que ses participations dans d'autres voitures et disciplines continuent de démontrer que sa vitesse pure est toujours bien présente.

"Si je vais sur un circuit de karting et que je ne suis pas le plus rapide, alors je m'inquiéterai", a confié le double champion du monde.  "Si je vais en GT et que je ne suis pas le plus rapide, je m'inquiéterai, et ainsi de suite."

"Pour l'instant, c'est ce que je fais, et je suis toujours le plus rapide, donc quand j'arrive sur un week-end de Formule 1, ce n'est qu'une question de temps avant d'avoir une meilleure voiture."

Fernando Alonso (Aston Martin)

Fernando Alonso (Aston Martin)

Photo de: Andrej Ivanov / AFP via Getty Images

 C'est également dans cette recherche de performance que Fernando Alonso affirme puiser sa motivation, encore intacte à 44 ans : "J'attends l'opportunité, et en attendant, j'essaie d'aider l'équipe. Et ne pas perdre l'avantage compétitif que tu dois avoir en Formule 1. Donc piloter dans différentes catégories, différentes voitures, se tester dans différentes disciplines et différentes voitures, et se sentir compétitif."

Aston Martin devra 'tenir bon' en Europe

Concernant les difficultés collectives d'Aston Martin, le responsable des opérations en piste Mike Krack a souligné que l'équipe avait un rôle important à jouer pour accompagner et gérer la frustration de ses deux pilotes, d'autant que les progrès mettent du temps à se concrétiser.

"Les pilotes sont ceux qu'il faut le plus protéger, parce que vous leur posez les mêmes questions tous les jeudis, vendredis, samedis, dimanches. Et ensuite la semaine suivante encore", a expliqué Krack.

"Pour eux, c'est le plus difficile de devoir se répéter et de donner à chaque fois la même réponse. Donc je pense, je l'ai déjà dit à Shanghai, que nous devons protéger les pilotes de cela. Parce qu'ils accumulent cette frustration en étant au fond du peloton."

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