Ferrari F1-2000 : à jamais la première pour Michael Schumacher
En février 2000, la Scuderia Ferrari lève le voile à Maranello sur sa dernière-née de l'époque : la F1-2000. Une monoplace entrée dans l'Histoire pour avoir permis à Michael Schumacher de conquérir son premier titre mondial en rouge.
Photo de: LAT Images
Rétro : Dans l'Histoire des sports méca
Sur deux ou quatre roues, replongez-vous dans l'Histoire des sports mécaniques, celle qui a écrit la légende des hommes et des machines durant des décennies.
Au volant de cette Ferrari F1-2000 largement inspirée par son aînée, la F399, Michael Schumacher a remporté neuf Grands Prix sur les 17 disputés au cours de la saison 2000, signant autant de pole positions ainsi que deux meilleurs tours en course, pour un total de 12 podiums. Ce parcours idéal a permis à l'Allemand de décrocher son troisième titre mondial, le premier sous les couleurs de la Scuderia, face à Mika Häkkinen.
La F1-2000 marque aussi la fin d'une longue attente pour Ferrari, qui n'avait alors plus remporté le moindre titre pilotes depuis la saison 1979 avec Jody Scheckter. Elle aura également été la monture ayant porté Rubens Barrichello vers la première de ses 11 victoires en F1, au terme d'un mémorable Grand Prix d'Allemagne à Hockenheim, disputé sous la pluie et lors duquel le Brésilien avait fait le pari insensé mais récompensé de rester en pneus pour piste sèche.
Michael Schumacher au GP du Japon 2000
Photo de: Sutton Images
Cette monoplace a marqué le début de cinq années de suprématie pour Ferrari, qui a remporté tous les titres mondiaux des pilotes et des constructeurs de 2000 à 2004.
Durant les années qui ont suivi la disparition d'Enzo Ferrari, l'équipe a connu tellement de dysfonctionnements que seul un changement complet d'organisation pouvait remettre ses résultats en piste sur de bons rails.
Michael Schumacher victorieux au Nürburgring en 2000
Photo de: Rainer W. Schlegelmilch / Motorsport Images
Jean Todt a été recruté pour prendre l'équipe en charge en 1993 et transformer la culture du travail à Maranello. Cela a toutefois pris six années, et surtout le recrutement de Michael Schumacher et des ingénieurs de renom Ross Brawn et Rory Byrne en provenance de Benetton, pour effacer enfin le mauvais état d'esprit qui régnait, provoquant auparavant divisions et luttes intestines.
En 1999, Ferrari avait une voiture capable de remporter le titre mondial, et aurait pu le faire si Michael Schumacher ne s'était pas cassé la jambe dans un accident à Silverstone. Eddie Irvine est monté au créneau mais n'a pas été tout à fait à la hauteur de la tâche. Pourtant, il y avait dans l'équipe le sentiment d'être désormais proche de quelque chose de grand.
Michael Schumacher au GP de Malaisie 2000
Photo de: Sutton Images
Tandis que chez McLaren on estimait que Mika Häkkinen parviendrait mieux à défendre son titre en disposant d'une monoplace entièrement nouvelle, Rory Byrne se concentra sur une évolution de la Ferrari existante, la peaufinant et la façonnant du museau jusqu'à l'aileron arrière tout en conservant la même philosophie.
La principale différence était le tout nouveau moteur, mais même celui-ci représentait finalement de prudentes avancées dans la voie du grand angle suivie les yeux fermés par la concurrence (plus particulièrement Renault).
Michael Schumacher à Imola en 2000
Photo de: Motorsport Images
L'ouverture du "V" du moteur abaissait le centre de gravité et offrait des possibilités aérodynamiques alléchantes, mais au prix d'une structure plus faible et susceptible de céder sous les efforts de torsion.
Ferrari prit donc la décision de passer d'un angle du "V" de 75° à 90°, mais sans aller plus loin. Mercedes avait le moteur le plus puissant en F1, mais le FO110J était à la limite en matière de fiabilité. Les défaillances rencontrées par Mika Häkkinen lors des deux premiers Grands Prix en 2000, tandis que Michael Schumacher remportait les trois premiers, engendra un déficit de points que le Finlandais allait avoir du mal à combler.
Après quatre abandons semant le doute au milieu de l'été, Michael Schumacher allait rebondir en remportant finalement neuf Grands Prix et en offrant à Ferrari le premier titre pilotes depuis deux décennies, tout en ouvrant une ère de domination alors sans précédent.
Michael Schumacher sacré à Suzuka en 2000
Photo de: Motorsport Images
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