Hadjar avait "incontestablement" l'autorisation d'attaquer Verstappen
Les écuries Red Bull et Racing Bulls tordent le cou à toute idée de pacte de non-agression en piste entre Isack Hadjar et Max Verstappen au Grand Prix des Pays-Bas.
Photo de : James Sutton / Motorsport Images
Après la brillante performance d'Isack Hadjar au Grand Prix des Pays-Bas, les dirigeants de Red Bull Racing comme de Racing Bulls ont balayé d'un revers de main une petite musique parfois entendue : celle selon laquelle le Français n'aurait pas eu le droit d'attaquer Max Verstappen, derrière qui il a passé l'essentiel de la course après s'être élancé quatrième sur la grille.
Dans le dernier relais, le pilote tricolore était par moments plus rapide que le quadruple champion du monde en titre, donnant parfois le sentiment d'être en mesure de le mettre sous pression. Le Néerlandais a toutefois contrôlé la situation, pour ensuite rester à distance sans jamais permettre au rookie de tenter quoi que ce soit.
Si l'occasion s'était réellement présentée, aurait-il reçu l'ordre de ne pas la saisir ? "Non, non, absolument pas", rétorque Peter Bayer, PDG de Racing Bulls, au micro de la chaîne ORF. "Au contraire, en tant que petite équipe, nous sommes là pour mettre un peu de pression sur les grandes."
"S'il avait eu le rythme, il aurait attaqué, incontestablement. Mais il s'est avéré que Max gérait tout simplement ses pneus. Dès qu'il voyait Isack se rapprocher, il accélérait de nouveau pour s'échapper. En définitive, tous les deux avaient un rythme de course assez proche. Mais si une opportunité se présente, nous la saisirons, promis !"
Ce serait illégal.
Max Verstappen et Isack Hadjar sur le podium à Zandvoort.
Photo de: Mark Thompson - Getty Images
Chez Red Bull Racing, on assure qu'un tel scénario n'a jamais sérieusement été envisagé, mais que s'il s'était présenté, le muret des stands n'aurait pas réagi. "Je n'y ai pas vraiment réfléchi, mais je crois que nous ne serions pas intervenus", confirme Helmut Marko, également à ORF. "Tant que ça reste juste et sans accrochage."
Laurent Mekies rappelle d'ailleurs que le règlement ne permet tout simplement pas ce genre de collusion. "S'il n'était pas autorisé [à dépasser], ce serait illégal", explique le directeur de l'écurie de Milton Keynes. "Donc la réponse est oui, il y est autorisé. Et je vous rappelle que lors du dernier Grand Prix à Budapest, nous avons terminé derrière Racing Bulls."
Lors du Grand Prix de Hongrie, avant la pause estivale, Liam Lawson avait en effet devancé Max Verstappen en terminant huitième, au terme d'un dimanche particulièrement difficile pour Red Bull.
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires