Hülkenberg gardera un moment la "douleur profonde" d'Hockenheim

Plutôt impassible en temps normal, Nico Hülkenberg s'est montré encore affecté par les événements du Grand Prix d'Allemagne, à son arrivée en Hongrie ce jeudi. Il estime les conséquences de son erreur disproportionnées, à cause de la zone de dégagement.

Hülkenberg gardera un moment la "douleur profonde" d'Hockenheim

Bien parti pour signer un gros résultat, après avoir notamment occupé la deuxième place à Hockenheim au moment d'un restart, Nico Hülkenberg avait commis une erreur dans le fameux avant-dernier virage, terminant sa course dans les graviers. Bien qu'assumant cette faute, le pilote Renault F1 souligne à quel point les conséquences ont été particulièrement importantes par rapport à l'ampleur de son erreur, avant d'admettre qu'il lui faudrait plus de temps qu'à l'accoutumée pour digérer cet épisode. 

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"Je pense qu'il faudra un petit peu plus de temps", explique-t-il dans le paddock du Hungaroring. "Ce week-end, une fois dans la voiture et au boulot, on n'y pense plus. Mais cette douleur d'Hockenheim est profonde. On a couru pendant 40 tours. Je pense avoir piloté de manière assez incroyable en course jusque-là, et au niveau de l'équipe nous faisions un excellent boulot, surtout moi en faisant tous les bons choix stratégiques et pneumatiques. Nous étions donc dans cette situation qui est assez inhabituelle pour nous. Puis nous avons évidemment vu ce qui s'est passé."

La zone de dégagement en questions

Ce qui contrarie d'autant plus le pilote allemand, ce sont les proportions prises par son erreur. À l'instar de Charles Leclerc, piégé au même endroit avant lui, Hülkenberg critique une zone de dégagement qui n'était pas adaptée, car n'offrant aucune adhérence sous la pluie. Un point de vue qu'il maintient, en dépit des explications données par le directeur de course Michael Masi à l'issue du Grand Prix. 

Nico Hulkenberg, Renault F1 Team, sort de sa voiture et abandonne

"Les conditions étaient très difficiles là-bas, et tout le monde perdait sa voiture et était proche de sortir à un moment donné. J'ai juste choisi le mauvais virage", déplore-t-il. "Mais j'ai le sentiment que la zone de dégagement n'était pas un tarmac normal. Je ne sais pas ce que c'était : si c'était de la peinture, juste de l'aquaplaning, mais je n'avais aucune adhérence. Une fois que l'on met une roue dessus, c'est fini, surtout que je suis sorti tout droit. J'ai tout tenté durant la seconde que j'ai eue, mais c'était terminé."

"Je trouve que c'était disproportionné par rapport à l'ampleur de l'erreur, concernant le prix et les conséquences à payer. C'était disproportionné et, dans un sens, j'ai l'impression que la course et ce qui aurait pu être un très bon résultat nous ont été enlevés. Je suis totalement favorable aux limites de piste, et au fait qu'il faudrait en payer le prix quand on ne les respecte pas, mais dans ce cas de figure, le fait est que cette zone de dégagement, ce tarmac, cette peinture, peu importe, n'existe pas ailleurs et ne convient pas aux standards habituels des circuits pour la FIA. Ce n'était qu'un élément aléatoire pour rendre la course artificielle."

Ce jeudi matin, Hülkenberg est d'ailleurs allé à la rencontre du directeur de course Michael Masi pour lui faire part de son mécontentement. L'Australien a visiblement changé d'avis depuis le week-end dernier au sujet de cette zone qui était également destinée aux courses de dragsters. "Je pense que son avis est différent désormais", assure Hülkenberg. "Quand on regarde la rediffusion, c'est évident, quelle autre preuve faut-il ? Nous étions juste passagers à cet endroit. Nous ne pouvions rien faire."

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