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Leclerc condamné à se battre contre des Red Bull d'un "autre niveau"

Sixième du Grand Prix de Belgique, Charles Leclerc a de nouveau dû composer avec des Red Bull beaucoup plus rapides que sa Ferrari F1-75.

Charles Leclerc, Ferrari F1-75

Ce n'est probablement pas la rentrée que Ferrari espérait. Au Grand Prix de Belgique, qui marquait le retour de la F1 après quatre semaines de pause, Charles Leclerc et Carlos Sainz n'ont rien pu faire pour contenir des Red Bull particulièrement véloces sur le circuit de Spa-Francorchamps. L'Espagnol, poleman, s'est contenté de la troisième place tandis que le Monégasque, s'élançant 15e en raison d'une pénalité moteur, n'a pas fait mieux que la sixième place.

"Ça a été un week-end très difficile", a déploré Leclerc. "Red Bull était à un autre niveau et ils ont trouvé quelque chose ce week-end qui nous inquiète un peu parce que, pour l'instant, nous ne le comprenons pas exactement. Ils sont toujours extrêmement rapides dans les lignes droites, on dirait qu'ils n'ont pas d'appui, mais ils entrent dans le virage et ils sont aussi rapides que nous, ou plus rapides. Donc c'est un peu inquiétant."

Alors qu'il était isolé en cinquième position en fin d'épreuve, sans possibilité de remonter davantage, Leclerc a regagné les stands pour chausser des pneus tendres. Une stratégie élaborée par la Scuderia pour battre le record du tour, détenu par Max Verstappen, et empêcher le prétendant au titre de marquer un point supplémentaire.

Mais l'arrêt de Leclerc a vu Fernando Alonso prendre l'avantage sur le Monégasque. Celui-ci a été contrait de rester dans le sillage de son adversaire dans son tour de préparation puis de le dépasser dans sa tentative de record, qui n'a pas abouti. Pire encore, il s'est avéré que Leclerc avait dépassé la limite de vitesse imposée dans la voie des stands (80 km/h) lors de son ultime arrêt. En conséquence, il a écopé d'une pénalité de cinq secondes après la course et a perdu une position.

"La pénalité, c'est de ma faute, donc rien à voir avec l'équipe", a affirmé le pilote Ferrari, avant d'ajouter : "Au final, c'est plus frustrant de voir l'écart de rythme qu'il y avait entre Red Bull et nous, c'est la chose sur laquelle nous devons travailler."

Charles Leclerc, Ferrari F1-75, Yuki Tsunoda, AlphaTauri AT03

Charles Leclerc, Ferrari F1-75, Yuki Tsunoda, AlphaTauri AT03

La victoire de Verstappen, sa neuvième de l'année, lui permet de s'envoler encore plus au championnat. Le tenant du titre compte désormais 93 points d'avance sur son plus proche poursuivant, qui n'est plus Leclerc. Troisième derrière Sergio Pérez, le Monégasque accuse 98 longueurs de retard sur son rival.

Huit Grands Prix doivent encore être disputés cette saison et, malgré cet écart gargantuesque, Leclerc reste mathématiquement dans la course au titre. "La tâche s'annonce extrêmement difficile, surtout après le rythme que [Red Bull] a montré aujourd'hui", a précisé Leclerc. "Il reste encore un peu de courses. Pour l'instant, je reste concentré sur cette saison. Bien sûr, la deuxième partie [de saison] va être difficile, mais nous allons tout donner jusqu'au bout."

De son côté, Sainz n'a pu capitaliser sur l'avantage offert par la pole position. Le pilote Ferrari a notamment vu ses gommes tendres se dégrader fortement lors de son premier relais, ce qui l'a poussé à s'arrêter tôt dans la course. Dépassé par Verstappen et Pérez quelques tours plus tard, l'Espagnol a dû s'employer pour rester à bonne distance de George Russell, prêt à lui ravir la dernière place sur le podium.

"J'ai fait un bon départ et une bonne relance après le Safety Car mais la vitesse n'était tout simplement pas là", a jugé Sainz. "Les pneus ont beaucoup surchauffé nous glissions beaucoup et, pour une raison quelconque, notre package n'était pas tout à fait bon ce week-end. Au final, nous terminons sur le podium, nous le prenons."

"Mes deux premiers tours ont été performants mais ensuite nous sommes immédiatement passés en haute dégradation [des pneus]. Et puis j'ai réalisé que la dégradation était plus importante que prévu. Red Bull, Max et Checo [Pérez] étaient sur une autre planète aujourd'hui et, malheureusement, nous ne pouvions pas nous battre et nous avons dû survivre."

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