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Leclerc-Hamilton : Vasseur estime que Ferrari "a fait le boulot"

Malgré les communications radio agacées des pilotes et ce qui a ressemblé à des atermoiements stratégiques, Frédéric Vasseur a défendu le travail de son écurie dans la gestion de la fin de course à Miami.

Frederic Vasseur, Ferrari

Photo de : James Sutton / Motorsport Images

Dans un moment de la course où la lutte pour les premières places n'était plus un enjeu, c'est la situation interne chez Ferrari qui a été la grande animation de la fin du Grand Prix de Miami 2025 de F1. En particulier quand, bénéficiant de pneus plus performants, Lewis Hamilton (en gommes mediums) s'est retrouvé sur les talons de son équipier Charles Leclerc (en dures), après que les deux pilotes aient effacé la Williams de Carlos Sainz au 34e tour.

Durant les quatre boucles qui ont suivi, le septuple champion du monde s'est impatienté - craignant de perdre une partie de son potentiel pneumatique derrière son équipier au lieu de tenter d'aller chercher la Mercedes de Kimi Antonelli - et la réalisation TV n'a pas manqué de diffuser plusieurs messages radio allant dans ce sens. Finalement, c'est au 38e tour que la Scuderia a intimé l'ordre au Monégasque de s'écarter, ce qu'il a fait avant le freinage de la ligne droite de retour.

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Toutefois, même si Hamilton revenait bien sur Antonelli devant lui, il avait déjà trop usé ses pneus. Leclerc s'est donc à son tour vite plaint d'être gêné par l'air sale de son équipier et la Scuderia a de nouveau demandé une inversion des positions entre ses pilotes, qui a eu lieu au 52e tour. Leclerc et Hamilton ont respectivement franchi la ligne d'arrivée aux septième et huitième rangs. Face à ce qui a été perçu comme des atermoiements stratégiques du côté de l'écurie italienne, Frédéric Vasseur a défendu les actions de son équipe.

"Ça peut paraître bizarre, mais je pense qu'on a fait le boulot", a-t-il lancé au micro de Canal+. "Lewis était en mediums à ce moment-là et Charles en durs et Lewis avait certainement plus de chances de rattraper Antonelli. On leur a demandé de 'swapper' [d'échanger les positions] et notre règle interne c'est que si on ne rattrape pas la voiture de devant, on 'reswap' pour revenir à la position initiale. Alors après, on peut argumenter qu'on a perdu un demi-tour ou un tour à le faire, mais je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'équipes aujourd'hui qui aient demandé à leurs pilotes de 'swapper'."

"Ce n'est pas facile de demander à Charles ou Lewis de céder la position mais ils l'ont fait proprement. J'ai parlé avec Lewis, il était un peu frustré parce qu'il avait le sentiment que ça aurait pu être fait un petit peu avant, mais en fin de compte, on a essayé de faire ce qu'on a pu et notre week-end ne se joue pas sur le fait d'échanger ou non les positions."

Ferrari n'a pas particulièrement anticipé le scénario de Miami

Charles Leclerc devant Lewis Hamilton et Carlos Sainz.

Charles Leclerc devant Lewis Hamilton et Carlos Sainz.

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

Interrogé par la presse internationale sur le processus derrière cet échange de position, alors qu'il paraissait clair que Hamilton allait bénéficier d'un meilleur rythme en début de second relais grâce à des pneus plus performants que son équipier, Vasseur a affirmé que Ferrari voulait d'abord s'assurer que le rythme du Britannique était réel et non lié au fait de bénéficier du DRS, expliquant une partie du délais avant l'échange de positions.

"Ça n'a pas pris beaucoup de temps, ça s'est fait en un tour et demi ou quelque chose comme ça, et quand vous avez deux voitures qui ne sont pas sur la même stratégie, la première chose pour moi est de comprendre si le pilote qui se trouve derrière est plus rapide à cause du DRS ou pas. Cela nous a pris un tour, c'est-à-dire 1 minute 30 pour comprendre, et ensuite nous leur avons demandé d'échanger. Honnêtement, peut-être que nous pouvons en fin de compte argumenter qu'il aurait été mieux de le faire directement, mais nous ne savions pas si c'était l'effet du DRS ou non."

Quand il a été directement demandé à Vasseur si, au vu des deux stratégies différentes sur lesquelles démarraient les pilotes ce dimanche, il n'avait à aucun point été discuté de la possibilité que tous deux se retrouvent en piste et du scénario à suivre en pareil cas, le Français de répondre : "Non, nous avons une politique générale et nous la suivons. La question n'est pas d'échanger [les positions] et de les rééchanger si vous ne parvenez pas à rattraper le gars qui vous précède, la question à ce stade de la course est de comprendre si la voiture de derrière est plus rapide que la voiture de devant, ou si c'est juste l'effet du DRS."

Avec Mark Mann-Bryans

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