McLaren réclame des sanctions moins "disproportionnées" que la disqualification
Andrea Stella estime que l'épisode du Grand Prix de Las Vegas chez McLaren met en lumière des sanctions "aux conséquences disproportionnées" quand il s'agit d'infraction technique.
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
Pour McLaren, la double disqualification qui a frappé Lando Norris et Oscar Piastri doit pousser la FIA à une réflexion sur la manière de punir les infractions techniques. Rappelant que les commissaires ont eux-mêmes précisé que l'écurie britannique n'avait eu aucune intention de tricher à Las Vegas, Andrea Stella ne remet pas en cause leur décision, mais l'arsenal à leur disposition.
Il regrette que, dans de tels cas de figure, une échelle de sanctions proportionnelles à la faute commise n'existe pas. Ce que le dirigeant questionne, c'est finalement ce qui est depuis des décennies une constante dans les championnats régis par la FIA : toute voiture jugée non conforme, peu importe le motif pouvant l'expliquer, est disqualifiée. Les exceptions en la matière sont particulièrement rares.
Il n'y a aucune proportionnalité dans l'application des pénalités pour des infractions au règlement technique.
Au Grand Prix de Las Vegas, c'est l'usure trop prononcée des patins sur les deux McLaren qui a provoqué leur exclusion du résultat final. Les mesures ont été prises plusieurs fois, y compris sous le contrôle des membres de l'écurie de Woking, et elles n'ont pas laissé de doute. Pour Andrea Stella, l'infime marge dont il est question doit toutefois mener à une réflexion, quitte à peut-être facilement mettre de côté le fait que la F1 est une discipline qui se joue sur des micro-détails.
"Nous avons vérifié, avec le délégué technique, que la mesure de l'épaisseur du patin était correcte", explique le directeur de McLaren. "Même si l'usure excessive est relativement mineure et située à un seul endroit (elle était de 0,12 mm pour Lando et de 0,26 mm pour Oscar), le règlement est très clair : les patins arrière doivent mesurer au moins 9 mm à la fin de la course, à chaque endroit."
"Contrairement aux règlements sportif et financier, il n'y a aucune proportionnalité dans l'application des pénalités pour des infractions au règlement technique."
Plus qu'une volonté et une convictions personnelles, Andrea Stella assure que l'épisode de Las Vegas pourrait pousser la FIA à réfléchir à une nouvelle manière de sanctionner les irrégularités techniques dans le futur.
"La FIA elle-même a reconnu que ce manque de proportionnalité devrait être abordé à l'avenir afin de garantir que des infractions techniques mineures et accidentelles, offrant peu ou pas d'avantage en performance, ne conduisent pas à des conséquences disproportionnées", avance l'Italien.
"Il faut également rappeler que la FIA a souligné que l'infraction n'était pas intentionnelle, qu'il n'y avait aucune tentative délibérée de contourner le règlement, et qu'il existait aussi des circonstances atténuantes, comme nous l'avons expliqué aux commissaires de l'épreuve."
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