Chez Mercedes, l'ambiance avant 2026 n'est pas aussi "joyeuse" qu'avant 2014
Toto Wolff estime que l'ambiance chez Mercedes avant 2026 n'est "pas comparable" à ce qu'elle était avant la saison 2014 et le début de sa domination sur la F1.
Photo de: Erik Junius
Alors que beaucoup voient en Mercedes un épouvantail du début de la nouvelle ère technologique de la Formule 1, Toto Wolff estime qu'il est "très difficile" de juger où se situe la concurrence et admet que le ressenti en interne n'est "pas comparable" à celui des préparatifs de 2014.
Après son retour officiel en F1 en tant qu'équipe d'usine en 2010, via le rachat de Brawn GP, Mercedes avait réussi la transition entre les moteurs V8 atmosphériques de 2013 et les V6 turbo hybrides de 2014, au point d'être en position de remporter tous les titres mondiaux jusqu'en 2020, malgré des changements réglementaires parfois importants côté châssis, comme en 2017 et en 2019.
Si la structure a de nouveau lutté pour les titres en 2021, année où la réglementation a également été modifiée, laissant cette fois échapper la couronne chez les pilotes dans les circonstances que l'on sait, l'ère suivante des F1 à effet de sol n'a pas du tout tutoyé les mêmes sommets. Au contraire, Mercedes n'a jamais été en position de jouer le championnat et a dû se contenter de sept petites victoires.
La nouvelle ère réglementaire qui s'ouvre en 2026 et voit une modification importante des V6 turbo hybrides a d'emblée placé - à tort ou à raison - Mercedes en grande favorite. Beaucoup s'attendent à ce que la marque à l'étoile soit capable de refaire le coup de 2014, même si le saut technologique est bien moindre.
Toutefois, du côté de Toto Wolff, le directeur de l'équipe, on se garde bien d'aborder la saison qui vient avec un tel état d'esprit. L'Autrichien de rappeler, lors d'une rencontre avec les médias dont Motorsport.com : "En 2014, j'avais déjà une sorte de [bon] pressentiment à l'hiver quand nous avions été les premiers à faire tourner une voiture complète sur le banc d'essais."
Les Mercedes fin 2013.
Photo de: Steve Etherington / Motorsport Images
"Le moteur était plus fiable que ce qui transparaissait chez les autres. Et, évidemment, au premier jour des essais [hivernaux], personne n'a roulé, nous si. Même chose le deuxième jour. Donc ce n'est pas comparable, je dirais. Il y a aussi le fait que la grille est juste bien plus compétitive que les années précédentes."
Un autre facteur dans l'ambiance générale chez Mercedes est que la fin de saison 2013 était pleine de promesses pour une écurie qui avait jusqu'ici connu peu de succès et venait de terminer à la seconde place du classement constructeurs, amenant Wolff à affirmer que son équipe était "plus joyeuse qu'aujourd'hui" à l'époque.
"C'est très difficile à prédire, parce que nous nous fixons des objectifs que nous sommes en passe d'atteindre", a-t-il ajouté à propos de 2026. "Mais est-ce que ces objectifs étaient suffisamment ambitieux et tournés vers les bonnes priorités ? Seul le futur le dira."
En attendant de savoir si Mercedes sera aussi compétitif côté moteur que ce que certains attendent, le motoriste est au centre des débats au sujet du contrôle du taux de compression du V6 qui est pour le moment, et avant même les premiers tours de roue des F1, le grand point de discussion de l'intersaison sur le plan technique.
Avec Filip Cleeren et Owen Bellwood
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