Mercedes explique l'abandon de son recours concernant le GP de Monaco
Au lendemain de l'officialisation de son renoncement à exercer son droit de révision dans le cadre des résultats du GP de Monaco, Mercedes s'est expliquée sur ce qui a motivé ce revirement.
Photo de : Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images
Mercedes avait choisi d'exercer son droit de révision prévu par le Code Sportif International de la FIA, en cherchant un réexamen, par les commissaires du Grand Prix de Monaco, des résultats de l'épreuve, à la lumière de leur décision d'annuler les pénalités pour excès de vitesse dans les stands infligées à Pierre Gasly.
Toutefois, ce jeudi, un document FIA officiel a indiqué que, alors qu'une première audience pour vérifier si la demande de l'écurie était recevable avait été fixée à ce samedi 20 juin en matinée, Mercedes avait renoncé à poursuivre la procédure. Une procédure dont Toto Wolff, le directeur de l'équipe allemande, doutait déjà grandement de l'issue lorsqu'il en parlait durant le GP de Barcelone.
Ce vendredi matin, au lendemain du retrait du recours, Mercedes a exposé les raisons derrière cette décision dans un communiqué.
"Nous pouvons confirmer que nous avons retiré notre demande de droit de révision concernant les sanctions infligées et purgées par George Russell lors du Grand Prix de Monaco", indique d'abord la structure basée à Brackley.
"Suite à la décision d'annuler la pénalité de temps infligée à Pierre Gasly, il était important pour nous d'explorer toutes les options disponibles afin d'évaluer l'impact de la pénalité pour excès de vitesse dans la voie des stands infligée à George sur son résultat de course."
"Nous disposions d'un délai limité pour exercer notre droit de recours pendant le week-end de course à Barcelone, et nous l'avons fait afin de préserver notre position à cet égard."
George Russell derrière Lando Norris
Photo de: Guido De Bortoli / LAT Images via Getty Images
"Les discussions que nous avons menées par la suite en collaboration avec la FIA et la Formule 1 ont montré leur détermination à examiner les circonstances particulières liées au Grand Prix de Monaco et à s'attaquer de manière proactive aux facteurs qui les ont provoquées."
"Face à cette détermination manifeste, nous avons conclu que la poursuite de notre demande de droit de révision ne servirait ni les intérêts de notre écurie ni ceux du sport ; c'est pourquoi nous avons retiré notre requête."
Pour rappel, Russell fait partie des cinq pilotes qui ont été sanctionnés pour un excès de vitesse dans les stands lors du GP de Monaco et des trois, parmi ceux-ci, qui en ont directement subi les conséquences, lors de la course, pour avoir soit purgé leur pénalité (Oscar Piastri a perdu une place, Lewis Hamilton n'en a perdu aucune) ou pour avoir mal exécuté leur pénalité (Russell a écopé d'un drive-through qui l'a fait sortir du top 10).
Du côté de Gasly, les pénalités n'ont pas été purgées en course. Cela a permis aux commissaires, saisis par Alpine après le GP, de les lui retirer sur le fondement d'un calcul erroné des paramètres de mesure de la vitesse dans les stands, rendant ainsi officiellement son podium au Français.
Précisons tout de même que la décision d'annuler ces pénalités a fait l'objet d'un appel de Red Bull et de McLaren, ce qui veut dire que les résultats de l'épreuve pourraient encore évoluer dans les semaines à venir.
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