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Mercedes va laisser à Russell le temps de faire des erreurs

Mercedes ne tarit pas d'éloges sur son protégé George Russell, mais souhaite quand même lui laisser le temps de faire ses preuves chez Williams.

Mercedes va laisser à Russell le temps de faire des erreurs

Voilà quatre ans que Mercedes a pris George Russell sous son aile, et manifestement, bien en a pris à la marque à l'étoile, qui accorde rarement sa confiance à un jeune pilote – jusqu'à 2019, seuls Esteban Ocon et Pascal Wehrlein y ont également eu droit. Confiance rapidement récompensée par des titres consécutifs en GP3 et en F2, ainsi que par des performances remarquées pendant deux premières saisons en Formule 1, chez Williams, où il n'a toujours pas été battu par un coéquipier en qualifications.

Surtout, Russell a justifié cette confiance par sa prestation au Grand Prix de Sakhir, où il a remplacé chez Mercedes un Lewis Hamilton atteint du COVID-19. Le jeune Britannique a dominé cette course face à son coéquipier Valtteri Bottas avant de perdre la victoire à cause d'une bévue de Mercedes dans les stands et d'une crevaison par la suite.

"Nous avons cru en George parce qu'il n'y a pas beaucoup de pilotes qui ont remporté des titres en formules de promotion en tant que rookie, surtout dans les très compétitifs championnats de GP3 et de F2", déclare Toto Wolff, directeur d'équipe, à Motorsport.com.

"Pour nous, [remplacer Hamilton par Russell à Sakhir] était l'occasion de confirmer ce que nous pensions de George. C'est dommage que cette opportunité soit arrivée avec le forfait de Lewis. J'aurais préféré que cela se produise différemment, mais cela nous a donné un ensemble de données à étudier. Et d'une certaine manière, cela a confirmé ce que nous pensions de lui. C'était aussi un avantage pour Williams et lui. Il est retourné dans son équipe avec beaucoup d'apprentissage, avec plus de compréhension. C'est pourquoi je pense que c'était avantageux pour lui personnellement et pour Williams."

Cette performance de Russell a forcément changé l'ambiance chez Mercedes, d'une part pour Valtteri Bottas – dont le contrat n'est renouvelé que pour une saison chaque année, et qui est donc sous la menace de l'Anglais après avoir subi celle d'Ocon – et d'autre part pour Lewis Hamilton qui, malgré son talent d'exception, se doit de justifier les dizaines de millions d'euros de son salaire.

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Cependant, d'après Wolff, Russell n'est pas encore prêt à rejoindre l'écurie anglo-allemande, en témoigne la bévue commise au Grand Prix d'Émilie-Romagne alors qu'il pouvait marquer ses premiers points. "C'est en faisant le moins d'erreurs que l'on remporte des championnats de Formule 1. Et cela ne vient qu'avec l'habitude et l'expérience", souligne l'Autrichien.

"Mercedes attend un tel niveau de performance constant. C'est pourquoi il faut laisser le temps aux jeunes pilotes. Car aussi exubérants qu'ils puissent être perçus après la performance que nous avons vue de la part de George, les jeunes pilotes sont quand même critiqués – et vite – quand ils commettent des erreurs dans un environnement à haute pression comme celui d'un top team. C'est pourquoi faire des expériences comme celle d'Imola, et en tirer des leçons, est très important pour former un pilote qui puisse atteindre un niveau élevé constant."

Toto Wolff, Directeur Exécutif, Mercedes AMG, avec Valtteri Bottas, Mercedes-AMG F1

Wolff juge également important de mieux gérer la dynamique liée à l'état d'esprit des pilotes, notamment concernant un Valtteri Bottas pour qui être devancé par Russell à Sakhir après quatre ans de difficultés face à Hamilton a représenté un sacré coup dur.

"Ce que nous devons étudier, et ce que nous devons comprendre ensemble, c'est que pour les pilotes, il n'y a que remporter le championnat du monde qui compte", indique Wolff. "Une fois que celui-ci est joué, nous devons trouver comment maintenir un haut niveau d'énergie. Mais dans ce sport, un rien sépare la victoire de la défaite, le héros du zéro."

"Si [Valtteri] avait mené et remporté la seconde course de Bahreïn, personne ne l'aurait critiqué. Et ça s'est joué à un départ plus ou moins bon. Il essayait de rattraper son retard avant notre malheureux incident au stand. Notre jugement des pilotes doit donc ne pas passer de l'exubérance à la dépression, il faut voir la moyenne et aider les pilotes à avoir confiance, à développer leurs capacités et à réaliser des performances acceptables."

Et le directeur de Mercedes n'hésite pas, encore une fois, à prendre la défense de son pilote finlandais malgré la domination que lui inflige son coéquipier. "Valtteri a connu des hauts mais plus de bas qu'il n'en méritait [en 2020]. Et ces bas n'étaient pas dus à un manque de performance, c'était simplement de la malchance. Combien de fois a-t-il mené une course qu'il aurait probablement remportée avant qu'il y ait un drapeau rouge, ou avant qu'il subisse une crevaison ? Plusieurs fois."

"Je pense qu'il aurait pu remporter quelques victoires supplémentaires. Et le championnat aurait pu rester indécis bien plus longtemps. Il est à un très haut niveau. Il n'y a pas de raison de le remettre en question s'il réalise ces week-ends fantastiques avec des performances de premier choix", conclut-il.

Propos recueillis par Jonathan Noble

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Auteur Benjamin Vinel
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