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Norris en manque de confiance malgré un début de saison "rêvé"

Lando Norris a de nouveau affirmé son manque de confiance au volant de la MCL39, malgré le début de saison rêvé du pilote McLaren, actuellement leader du championnat du monde.

Lando Norris, McLaren

Photo de : Steven Tee / Motorsport Images

Après un Grand Prix difficile à Bahreïn, où il a tout de même signé une troisième place, Lando Norris a avoué avoir profité de ces derniers jours pour "s'échapper un peu de sa réalité". Le pilote McLaren est en difficulté au volant de sa MCL39, qui ne semble plus convenir à son style de pilotage. Une situation d'autant plus difficile quand on sait que son coéquipier, Oscar Piastri, est quant à lui dans la forme de sa vie. 

Mais, malgré ces problèmes, Norris est le pilote le plus régulier de ce début de saison. Il est le seul à avoir terminé sur le podium lors de chaque Grand Prix cette année - l'unique exception étant la course sprint en Chine - et reste le leader actuel du championnat. Un petit lot de consolation pour le Britannique.

"J'avais besoin de quelques jours de repos. J'ai dit que j'avais besoin d'une remise à zéro, j'aurais probablement aimé quelques jours de plus au total, mais j'ai tiré le meilleur parti de mes trois jours de détente, en m'éloignant un peu de la réalité", a-t-il déclaré.

"Mais en même temps, je pense que dans l'esprit de chaque athlète et de chaque pilote, même si on essaie de prendre du recul, on pense toujours à beaucoup de choses. Je sais que j'aurais pu être meilleur, mais être en tête du championnat alors que je n'étais pas heureux, que je ne me sentais pas à l'aise dans la voiture, c'est un début d'année dont j'aurais rêvé avant le début de la saison."

"Je pense que j'ai essayé de me rappeler les points positifs, et il y en a eu pas mal, mais il y a encore beaucoup de moi, et j'ai essayé de comprendre les problèmes, les luttes, le raisonnement derrière tout ça, ce qui est la chose la plus difficile, c'est d'essayer de trouver les réponses à ces choses. Je pense que nous sommes sur la bonne voie."

Lando Norris, McLaren

Lando Norris, McLaren

Photo de: Steven Tee / Motorsport Images

Norris aborde donc son week-end à Djeddah avec l'objectif de rectifier ce qu'il est possible de l'être, aussi floues ces corrections soient-elles. Le Britannique reste conscient de la longue saison qui s'étire devant lui, convaincu que son travail portera forcément ses fruits à un moment de l'année. 

"J'essaie de m'améliorer dans certains de ces domaines", a-t-il expliqué. "Ce n'est donc pas comme si j'arrivais ce week-end en étant plein de confiance et en sachant que les choses vont s'arranger. Je pense toujours qu'il y a des choses avec lesquelles je vais avoir du mal parce que certaines choses ne peuvent pas être changées à l'heure actuelle."

"Il y a des choses que je peux peut-être reconsidérer du point de vue de l'approche, du point de vue du style de pilotage. Des choses auxquelles je n'ai probablement jamais eu à penser auparavant, parce que ce n'est pas ma façon habituelle de piloter ou de penser. Et puis je pars de là."

"C'est donc aussi un week-end où je veux être performant, je veux bien faire, mais ce n'est encore que le début de la saison, donc si je peux essayer de travailler sur certaines choses ici et de m'améliorer dans certains domaines, cela portera ses fruits à long terme."

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C'est ainsi que Norris explique la différence entre ses performances en qualifications en 2024, où il avait décroché huit pole positions sur la saison, et celles de cette année : le manque de sensations et l'imprévisibilité du comportement de la voiture.

"Je sais que je peux être bien meilleur et performer à un niveau bien plus élevé que ce que je fais actuellement", a-t-il affirmé. "Mon niveau de confiance était très élevé à la fin de la saison dernière, pour la simple raison que je comprenais la voiture, que je comprenais comment la piloter et que je pouvais exécuter les choses à la perfection."

"Aujourd'hui, je ne peux pas, tout simplement parce que mes sensations ne sont pas là et que ma façon de piloter n'est pas du tout adaptée. Je déteste ne pas pouvoir savoir comment je vais me comporter lors d'un tour de qualifications. L'année dernière, si vous m'aviez demandé si j'étais confiant à l'approche des qualifications, j'aurais été beaucoup plus enclin à répondre par l'affirmative qu'aujourd'hui. Et c'est juste à cause de ce que je ressens dans la voiture".

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