La FOM reconnaît des problèmes, la demande d'Alpine jugée recevable !
Les commissaires du Grand Prix de Monaco 2026 de F1 ont estimé que la demande de droit de révision formulée par Alpine était admissible, ce qui va pousser la procédure au stade supérieur.
Photo de : Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
Après le Grand Prix de Monaco 2026 de F1, Alpine a exercé son "droit de révision" afin de tenter de contester les pénalités infligées à Pierre Gasly pour excès de vitesse lors de l'épreuve. Après avoir analysé la requête de l'écurie, les commissaires l'ont jugée admissible, la procédure va donc désormais porter sur le fond de l'affaire.
Pour rappel, l'exercice du droit de révision dépend de la capacité de l'écurie à démontrer qu'il existe un ou des éléments "nouveaux, significatifs et pertinents" qui n'étaient pas à disposition des commissaires lorsqu'ils ont rendu leur décision.
Les commissaires du GP de Monaco, réunis ce jeudi, ont considéré que les demandes d'Alpine concernant les deux pénalités étaient à la fois recevable sur la forme (déposées avant la deadline de 96h et en déposant les cautions requises auprès de la FIA), mais aussi en ce qu'elles apportent des éléments répondant à ces critères.
La FOM, en tant que fournisseur officiel du chronométrage de la compétition, a fourni des preuves indiquant que la distance utilisée pour calculer le chronométrage officiel de la F1 était inexacte et surestimait la vitesse de la voiture n°10.
Dans le détail, voici ce que les commissaires ont indiqué :
Concernant l'aspect "significatif" :
"Dans ses observations écrites, Alpine a fait valoir que quatre éléments démontraient l'aspect 'significatif' de l'élément, à savoir :
a. Que la FIA et la FOM, mais pas les commissaires de course, avaient connaissance avant la course d'un problème au niveau des boucles de chronométrage dans la voie des stands.
b. Le fait qu'Alpine disposait de données démontrant que le pilote de la voiture n°10 (Pierre Gasly) avait activé le limiteur de vitesse de la voie des stands avant d'y entrer et n'avait pas dépassé la limite de vitesse en vigueur.
c. Une déclaration de Pierre Gasly indiquant qu'il avait adopté une approche prudente avant d'entrer dans la voie des stands après avoir été averti par ses ingénieurs.
d. La FOM, en tant que fournisseur officiel du chronométrage de la compétition, a fourni des preuves indiquant que la distance utilisée pour calculer le chronométrage officiel de la F1 (et donc la vitesse dans la voie des stands) était inexacte et surestimait la vitesse de la voiture n°10.
Les commissaires estiment que le point d. ci-dessus est suffisant à lui seul pour satisfaire au critère requis de 'significatif'.
(Il est NOTÉ que les représentants de la FIA et de la FOM ont fermement réfuté l'affirmation figurant au point 1a de la section 'Significatif', selon laquelle ils auraient eu connaissance à l'avance du problème concernant les boucles de chronométrage dans la voie des stands.
Les commissaires ont également NOTÉ qu'ils se sont inquiétés [de cette question] après que la troisième infraction présumée pour excès de vitesse leur a été signalée par le chronométreur officiel, et qu'ils ont alors demandé à la direction de course si celle-ci avait connaissance d'un quelconque problème ou d'une irrégularité au niveau du système. La direction de course a répondu qu'elle avait soulevé la question auprès du chronométreur officiel et qu'on lui avait assuré qu'il n'y avait aucun problème.)"
Pierre Gasly (Alpine)
Photo de: Erik Junius
Concernant l'aspect "pertinent" :
"Dans ses observations écrites, Alpine a fait valoir que ce nouvel élément était pertinent dans la mesure où il concernait directement la vitesse de la voiture n°10 dans la voie des stands.
Les commissaires estiment que cela répond à la définition de 'pertinent'."
Concernant l'aspect "nouveau" :
"Les informations concernant la mesure de distance erronée ont été communiquées par la FOM le mercredi 10 juin ; elles étaient donc 'nouvelles' et n'étaient pas à la disposition des commissaires au moment où les deux décisions mentionnées dans les documents 73 et 75 (7 juin) ont été prises."
Les commissaires ont également indiqué que l'audience concernant le fond de l'affaire avait débuté peu après ce verdict, donc aux alentours de 13h20 à Barcelone. Il est à noter que huit autres écuries assistaient, via des représentants, à cette audience, à savoir : McLaren, Red Bull, Ferrari, Racing Bulls, Aston Martin, Haas, Audi et Cadillac.
Pour rappel, au total cinq pilotes ont été sanctionnés pour six infractions différentes : outre les deux impliquant Gasly, Lewis Hamilton, George Russell, Oscar Piastri et Franco Colapinto ont été pénalisés.
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