Victime d'un tear-off d'Alonso, Pérez ne voyait pas Red Bull gagner
Le Grand Prix d'Australie de Sergio Pérez a été compromis par un débris venu se loger dans son plancher, mais le Mexicain estime que même Max Verstappen n'aurait pas pu battre Ferrari à Melbourne.
Parti sixième à cause d'une pénalité dont il avait écopé sur la grille de départ du Grand Prix d'Australie, Sergio Pérez n'a pu faire mieux que cinquième à l'arrivée. Les espoirs de Red Bull reposaient pourtant sur ses seules épaules après l'abandon sur problème mécanique de Max Verstappen, mais le Mexicain a payé le prix de la course en peloton et, surtout, celui d'un débris venu se loger sous son plancher.
Après la course, les mécaniciens ont retrouvé un tear-off appartenant à Fernando Alonso. Christian Horner indique que le déficit de performance était lisible sur les acquisitions de données, et que la perte aérodynamique était "de plus de 20 points".
"Son rythme réel lorsqu'il était dans le peloton avec les pneus durs et qu'il se rapprochait de Fernando était costaud, et identique à celui des leaders", précise le directeur de Red Bull. "Et puis en dépassant Fernando, il a ramassé un tear-off sous son plancher. Il s'est logé dans une zone où ça cause une perte aérodynamique significative. Après avoir dépassé Fernando, la voiture ne fonctionnait pas comme elle le devait. À partir de là on a commencé à observer une dégradation des pneus, et également en fin de second relais, ce qui est inhabituel sur nos voitures."
Ferrari était imbattable selon Pérez
Sur le plan comptable, Sergio Pérez ne fait pas une si mauvaise opération puisqu'il revient à cinq points de Max Verstappen au championnat. Et s'il estime avoir manqué l'opportunité d'un podium, il ne pense pas que la victoire était possible ce dimanche à Melbourne, aussi bien pour lui que pour son coéquipier.
VIDÉO - Le résumé du Grand Prix d'Australie
Interrogé au micro de Sky Sports quant au succès qu'aurait décroché Ferrari même si le triple Champion du monde n'avait pas abandonné, Sergio Pérez n'a pas hésité à répondre "absolument", avant de se justifier : "Au niveau de l'équipe, on n'avait tout simplement pas le rythme aujourd'hui, ni tout au long du week-end. On avait déjà du mal vendredi et on n'a jamais réussi à prendre le dessus pour gérer les pneus."
"On a eu des difficultés dès le début, on a vu que Ferrari et McLaren avaient une longueur d'avance sur nous. Je pense que nous n'avons tout simplement pas réussi à trouver une fenêtre d'équilibre. Et il y a du travail à faire pour les prochains Grands Prix. On a déjà vu l'an dernier sur des circuits comme celui-ci, par exemple à Las Vegas, où c'est difficile avec le train avant, que Ferrari était beaucoup plus fort que nous et que l'on avait du mal à prendre soin des pneus avant."
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires