Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

Débris de la Mercedes d'Antonelli : le verdict des commissaires

Formule 1
GP d'Australie
Débris de la Mercedes d'Antonelli : le verdict des commissaires

Aston Martin a convaincu les commissaires pour que Stroll soit au départ

Formule 1
GP d'Australie
Aston Martin a convaincu les commissaires pour que Stroll soit au départ

Retour en arrière pour Alpine et Gasly : "Je ne m'attendais pas à ça"

Formule 1
GP d'Australie
Retour en arrière pour Alpine et Gasly : "Je ne m'attendais pas à ça"

Hamilton s'interroge sur la puissance moteur affichée par Mercedes

Formule 1
GP d'Australie
Hamilton s'interroge sur la puissance moteur affichée par Mercedes

Norris n'a pas vu les débris et s'agace du règlement : "Il faut regarder le volant toutes les trois secondes"

Formule 1
GP d'Australie
Norris n'a pas vu les débris et s'agace du règlement : "Il faut regarder le volant toutes les trois secondes"

Russell pointe des conditions idéales pour la Mercedes après sa pole

Formule 1
GP d'Australie
Russell pointe des conditions idéales pour la Mercedes après sa pole

Quand Max Verstappen n'est pas là, Isack Hadjar danse !

Formule 1
GP d'Australie
Quand Max Verstappen n'est pas là, Isack Hadjar danse !

"Rien de cassé" pour Verstappen après des examens rassurants

Formule 1
GP d'Australie
"Rien de cassé" pour Verstappen après des examens rassurants

Prophètes en leur pays : ces Japonais sur le podium à domicile

Après la titularisation de Yuki Tsunoda chez Red Bull et avant le Grand Prix du Japon 2025, retour sur les podiums des pilotes japonais à domicile en Formule 1.

Aguri Suzuki, Larrousse

Photo de: LAT Images

Rétro : Dans l'Histoire des sports méca

Sur deux ou quatre roues, replongez-vous dans l'Histoire des sports mécaniques, celle qui a écrit la légende des hommes et des machines durant des décennies.

Pour la première fois depuis bien longtemps, un pilote japonais, en la personne de Yuki Tsunoda, se retrouvera dans une écurie de pointe de la Formule 1. Et, hasard du calendrier, il disputera sa première course avec Red Bull pour son épreuve à domicile, au Japon. De quoi rêver de se tenir sur le podium devant le public de Suzuka...

Il y aura toutefois et évidemment de nombreux obstacles à surmonter avant cela, à commencer par la découverte de la RB21 qu'il n'aura jamais pilotée en conditions réelles et la concurrence qui se montre très féroce en ce début de saison. Mais après tout, rien n'interdit pour lui et ses fans de rêver du même genre de scénario idéal qui avait permis à Max Verstappen de gagner lors du GP d'Espagne 2016, son tout premier GP avec Red Bull.

En tout cas, Tsunoda va d'ores et déjà entrer dans un club très fermé : celui des Japonais qui auront eu l'opportunité de piloter dans un top team. Encore que, si l'on se penche sur les précédents, la comparaison est difficile.

Lire aussi :

Deux exemples principaux viennent en tête : d'abord celui de Satoru Nakajima chez Lotus en 1987 et 1988 - même si Lotus était clairement en perte de vitesse et principalement portée par Ayrton Senna en 1987, et Nelson Piquet en 1988 - et ensuite celui de Takuma Sato chez BAR en 2004. Mais là encore, il est difficile de parler "d'écurie de pointe" car BAR connaissait alors, et de très loin, la meilleure saison de son histoire, principalement grâce aux résultats de Jenson Button, terminant en seconde place du classement constructeurs loin derrière Ferrari.

Quoi qu'il en soit, dans les deux cas, il y aura peu de résultats mémorables pour les pilotes japonais - à l'exception d'un podium pour Sato lors du GP des États-Unis 2004 - et surtout des pilotes largement dominés par leurs équipiers respectifs, sans jamais avoir véritablement l'occasion de jouer mieux que les accessits. 

De façon assez étonnante, les deux autres des trois podiums pour les pilotes de l'archipel en F1 sont intervenus au Japon, à chaque fois sur le circuit de Suzuka, et à chaque fois avec une certaine dose de surprise. Retour sur ces deux occasions où les Nippons ont été prophètes en leur pays.

Japon 1990 : Aguri Suzuki, presque dans l'anonymat

L'un des épisodes les plus connus de l'histoire de la Formule 1, au zénith de la relation délétère entre Prost et Senna.

L'un des épisodes les plus connus de l'histoire de la Formule 1, au zénith de la relation délétère entre Prost et Senna.

Photo de: Motorsport Images

On ne va pas se mentir : on retient rarement du Grand Prix du Japon 1990 qu'il a été le premier à voir un pilote japonais monter sur le podium. Dans la "grande Histoire" de la discipline, la course s'est pour beaucoup presque arrêtée au terme des premiers hectomètres, quand la Ferrari pilotée par Alain Prost et la McLaren pilotée par Ayrton Senna se sont accrochées, mettant fin à la lutte pour le titre mondial de la façon la plus dramatique possible.

Excédé que la pole position, qu'il avait signée, n'ait pas été déplacée du côté propre de la piste, contrairement à une promesse que la direction de course aurait fait avant la course mais sur laquelle le président de la FIA, Jean-Marie Balestre, serait lui-même revenu par la suite, et habité par le souvenir douloureux de l'issue de l'édition 1989, Senna avait décidé que son rival ne passerait pas le premier virage en tête, quoi que cela veuille dire. Mission accomplie donc, le Brésilien s'assurant alors du titre dans un nouveau final controversé, écrivant la légende du duel avec Prost.

Mais sans ses deux principaux acteurs, le spectacle continuait par ailleurs. Dès le second tour, Gerhard Berger, l'équipier de Senna et alors aux commandes du GP, allait partir à la faute dans le premier virage, glissant sur de la saleté envoyée sur la piste par l'accrochage du départ, et abandonner à son tour.

C'est alors Nigel Mansell, équipier de Prost, qui s'empara des commandes devant les Benetton de Nelson Piquet et Roberto Moreno, les Williams de Thierry Boutsen et Riccardo Patrese, la Lotus de Derek Warwick et la Larrousse (une écurie française fondée par Gérard Larrousse, ancien pilote F1 et double vainqueur des 24H du Mans, qui engageait un châssis Lola à moteur Lamborghini) d'Aguri Suzuki. Ce dernier prit d'ailleurs l'avantage sur Warwick pour entrer dans les points (qui récompensaient à l'époque seulement les six premiers pilotes), dès le septième tour.

Aguri Suzuki au volant de la Lola 90 à moteur Lamborghini de l'écurie Larrousse.

Aguri Suzuki au volant de la Lola 90 à moteur Lamborghini de l'écurie Larrousse.

Photo de: Ercole Colombo

Mansell, qui savait que les Benetton allaient tenter d'aller au bout sans passer par les stands, creusa une dizaine de secondes d'écart avant de s'arrêter pour changer de pneus au 26e tour. Après un arrêt rapide (pour l'époque) et pressé de repartir, le futur champion du monde 1992 réaccéléra si fort qu'il déclencha un énorme patinage et entraîna une casse de sa transmission ; la course était terminée et, comme pour faire boire à Ferrari le calice jusqu'à la lie, cela sacrait mathématiquement McLaren chez les constructeurs.

Piquet désormais leader, avec quatre secondes d'avance sur son équipier Moreno et une douzaine sur Patrese, il n'avait plus qu'à gérer sa mécanique, un exercice que l'expérimenté tripe champion du monde connaissait bien. Pendant ce temps, Suzuki, qui avait changé de pneus à la mi-course, était quatrième et comptait quasiment 20 secondes de retard sur Patrese. Toutefois, l'écart se réduisait et le pilote Williams prévoyait en sus de s'arrêter plus tard.

C'est ce qu'il fit au 37e passage, offrant donc le podium provisoire à Suzuki et sa Larrousse. Tout en prenant bien garde à sa consommation d'essence pour éviter de tomber en panne - comme lui intimait son écurie via un panneau -, Suzuki va gérer à merveille le retour de la Williams pour s'adjuger le premier podium de l'histoire d'un pilote japonais en F1, sous les hourras du public, décidément gâté par l'arrivée en sixième place de Satoru Nakajima à bord de sa Tyrrell !

Le premier podium d'un Japonais en F1.

Le premier podium d'un Japonais en F1.

Photo de: Motorsport Images

Japon 2012 : Kamui Kobayashi, presque sans histoire

Alors que Kamui Kobayashi prend un excellent départ et la deuxième place, Fernando Alonso est envoyé hors piste par une crevaison.

Alors que Kamui Kobayashi prend un excellent départ et la deuxième place, Fernando Alonso est envoyé hors piste par une crevaison.

Photo de: Sutton Images

Moins dramaturgique que l'épisode de 1990, la course du Grand Prix du Japon 2012 n'en a pas moins débuté par un (léger) accrochage, bien moins spectaculaire, entre deux des prétendants au titre mondial. Plus précisément, Fernando Alonso (Ferrari), alors large leader du championnat puisqu'il comptait quasiment 30 points d'avance sur son plus proche poursuivant en arrivant à Suzuka, allait être victime d'une crevaison dans un contact au premier freinage avec la Lotus de Kimi Räikkönen, avant de devoir abandonner.

Dans l'histoire de la saison 2012, cet épisode allait peser lourd car le zéro pointé d'Alonso pendant que Sebastian Vettel (Red Bull) remportait l'épreuve allait totalement relancer l'Allemand dans la course au titre, qu'il allait finalement conquérir pour trois petits points dans une finale à suspense et forte en rebondissements du côté d'Interlagos une cinquantaine de jours plus tard.

Contrairement au podium de Suzuki en 1990, acquis depuis la neuvième place sur la grille, Kamui Kobayashi, alors pilote Sauber, avait déjà posé les bases d'une excellente performance en signant le quatrième temps des qualifications, transformé en troisième place sur la grille suite à la pénalité pour changement de boîte de vitesses de Jenson Button (McLaren), qualifié juste devant lui.

Kamui Kobayashi contiendra Jenson Button jusqu'au bout.

Kamui Kobayashi contiendra Jenson Button jusqu'au bout.

Photo de: Sutton Images

Au départ, profitant des légendaires problèmes d'envol de Mark Webber, Kobayashi s'intercalait entre les Red Bull du poleman Vettel et de l'Australien pour s'emparer de la seconde position. Webber allait dans les mètres suivants être accroché par l'autre Lotus, celle de Romain Grosjean. L'incident - qui s'inscrivait d'ailleurs dans une séquence négative pour le Français, qui avait déjà été suspendu en Italie suite à sa responsabilité dans le carambolage du départ en Belgique - allait déboucher sur le fameux surnom dont Webber allait affubler Grosjean, soit le "first lap nutcase" (que l'on peut traduire par "cinglé du premier tour"). 

En seconde position, Kobayashi allait s'employer toute la course à résister à la pression mise par Button, vite revenu en position de jouer le podium suite aux accrochages du départ. Après leur arrêt respectif, les deux pilotes allaient ressortir dans le même ordre, tout en perdant du temps derrière certaines voitures plus lentes. La Ferrari rescapée allait finalement être la seule voiture à parvenir à s'intercaler entre Vettel et le Japonais, au prix d'un premier relais prolongé qui allait permettre à Felipe Massa de ressortir devant la Sauber au 18e tour.

Dans les derniers tours, la McLaren de Button allait être particulièrement pressante, mais Kobayashi n'allait pas commettre d'erreur et franchir la ligne d'arrivée avec une demi-seconde d'avance sur le champion du monde 2009, offrant alors au public japonais le troisième et - à ce jour - dernier podium d'un pilote de l'archipel en F1.

Le dernier podium d'un Japonais en F1.

Le dernier podium d'un Japonais en F1.

Photo de: Sutton Images

Article précédent Pourquoi la FIA reste prudente sur la saga des ailerons flexibles
Article suivant Lawson et le "choc" de sa rétrogradation chez Racing Bulls : "Je ne l'ai pas vu venir"

Meilleurs commentaires

Dernières actus