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Propos grossiers : Le GPDA veut des actes de la FIA, "pas des intentions"

Malgré la sortie de crise qui se profile dans le dossier des écarts de langage sanctionnés par la FIA, la mise au point de George Russell à Miami fait comprendre que pilotes et instances ne sont pas encore sur la même longueur d'onde.

George Russell, Mercedes

Photo de: Sam Bagnall / Motorsport Images

Un échange franc et surtout des actes : c'est ce qu'attendent les pilotes de Formule 1 sur la question des écarts de langage, qui revient sans cesse sur la table depuis l'automne dernier.

Cette semaine, le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a commencé à infléchir sa position. Néanmoins, ses propos se sont cantonnés à un post sur les réseaux sociaux et peinent à convaincre dans le paddock F1, alors que la problématique touche également les autres championnats et qu'une issue favorable a été trouvée en WRC.

En qualité de directeur du GPDA, George Russell a été interrogé à Miami sur cette prise de parole publique du président de la FIA. Y voit-il une bonne nouvelle ? "Sur le principe, oui", répond le Britannique, qui attend désormais beaucoup plus pour confirmer la tendance. 

"Ce que l'on veut, c'est voir ces choses mises en œuvre, pas juste entendre 'on y réfléchit'", s'agace-t-il. "Vous savez, on réfléchit tous à beaucoup de choses. Ce qui est clair, c'est que nous voulons des changements, et une fois qu'ils seront appliqués, alors nous les commenterons. Mais pour l'instant, ce n'est qu'à l'étude. Donc ces mots ne veulent rien dire tant que le changement n'est pas effectif."

Le décalage entre la position de Mohammed Ben Sulayem et la réalité des pilotes de Formule 1 ne semble pas du tout réglé pour le moment, en dépit de cet apaisement qui semble enfin se profiler. Car si le président de la FIA évoque des "échanges constructifs avec les pilotes des sept championnats du monde de la FIA", les pilotes de F1 n'ont pas la même version et doivent eux aussi se contenter de ce post Instagram.

"Collectivement, nous n'avons pas eu d'échanges depuis la lettre ouverte qui a été envoyée", explique George Russell, renvoyant au communiqué publié en novembre. "Donc, est-ce que cela constitue une réponse ? Je ne suis pas vraiment sûr."

"Comme je l'ai dit, ce serait une bonne chose que des changements soient apportés et que les pilotes soient au moins écoutés. Je pense que c'est simplement dans l'intérêt du sport, pour s'assurer qu'un peu de bon sens soit appliqué dans ce genre de situations. Comme je l'ai dit, on pourra vraiment en parler une fois que des actions concrètes auront été prises, pas juste des intentions."

Lire aussi :
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