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"Rendre l'impossible possible" : quand Red Bull s'en remet au "facteur Max"

Même s'il estime que Red Bull Racing n'entre pas en favorite dans la saison 2025 de F1, Helmut Marko juge que le meilleur atout face à l'incertitude sur les capacités de la RB21 demeure Max Verstappen.

Max Verstappen, Red Bull Racing

Photo de : Red Bull Content Pool

Après une saison 2024 débutée sur les chapeaux de roue et terminée de façon bien moins reluisante, Red Bull Racing aborde presque 2025 en tant qu'outsider. Certes, Max Verstappen a fini par remporter relativement facilement le titre pilotes l'an passé, mais la dynamique de l'écurie autrichienne était à un recul dans la hiérarchie, à tel point que McLaren et Ferrari ont fini par la devancer chez les constructeurs.

Il faut certes relativiser ce constat, qui s'appuie en grande partie sur le fait que Sergio Pérez a enchaîné les contre-performances et, par là même, handicapé l'équipe dans ce classement, mais il y a bien eu une baisse des performances relatives et, forcément, de la curiosité au moment où le paddock envahit Melbourne. Helmut Marko estime que Red Bull a progressé sur ce qui lui faisait défaut l'an passé, sans pour autant que tout soit réglé.

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"Comme nous le savons, l'année dernière ne s'est pas très bien passée sur le plan technique", a déclaré le conseiller de la marque sur ServusTV en début de semaine. "Je dirais qu'à partir d'Imola, nous étions en retard en termes de performances. Max a tout de même pu compenser ce retard à certains moments grâce à ses extraordinaires qualités de pilote. Mais parfois, nous n'étions que la quatrième équipe. Cela nous est apparu clairement. À partir de Monza, nous avons travaillé sans relâche pour rectifier le tir. Cela a partiellement porté ses fruits."

"Mais le fond du problème était que la voiture avait une fenêtre de fonctionnement beaucoup trop étroite. Si nous étions dans cette fenêtre, nous gagnions ou étions devant. Mais si nous faisions le moindre changement, nous étions soudain une seconde plus lents. L'objectif était d'élargir cette fenêtre de fonctionnement, de donner aux pilotes plus de confiance dans le comportement de la voiture afin qu'elle devienne plus prévisible. Tel était l'objectif. Au regard des essais, nous avons fait des progrès dans ce sens, mais ce n'est pas encore parfait."

Max Verstappen, Red Bull Racing, Liam Lawson, Red Bull Racing

Max Verstappen, Red Bull Racing, Liam Lawson, Red Bull Racing

Photo de: Red Bull Content Pool

Marko s'était montré particulièrement optimiste au soir de la première des trois journées d'essais, estimant que les problèmes de 2024 étaient "quasiment réglés". Un discours qui s'est par la suite quelque peu tempéré, notamment dans la bouche du directeur technique, Pierre Waché, qui ne se disait "pas aussi satisfait [qu'il pourrait] l'être, parce que la voiture n'a pas répondu comme [ils le voulaient] à certains moments".

Reprenant son analyse de la situation au micro de ServusTV ce lundi, Marko expliqué : "Le dernier jour des essais, les choses ont changé. Le mercredi s'était bien passé ; le long relais de Max était performant. Le jeudi n'a pas été aussi bon, car Liam était au volant, et ils ont opté pour des réglages différents qui n'ont pas donné les résultats escomptés. Le vendredi, nous avons introduit de nouvelles pièces. Certaines ont bien fonctionné, d'autres moins, si bien que nous avons fini par mettre en place une version hybride – une partie de nouvelles pièces, une partie d'anciennes. Nous avons ensuite rencontré un problème technique qui nous a fait perdre une heure."

Ce que nous avons, c'est le facteur Max. Il entre en jeu dans presque toutes les phases, et il peut rendre l'impossible possible.

"Dans l'ensemble, notre fonctionnement n'était pas optimal. Depuis, tout a été analysé. Max était dans le simulateur et il était plutôt satisfait, car il semble que nous ayons trouvé la bonne direction. Mais l'Australie aura des conditions complètement différentes – 35°C, comme les prévisions météorologiques viennent de l'indiquer. C'est un circuit urbain. Et ce que nous avons, c'est le facteur Max. Il entre en jeu dans presque toutes les phases, et il peut rendre l'impossible possible."

Avec Christian Nimmervoll

 

VIDÉO - Ford donne les clés de sa Mustang à Max Verstappen !

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