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Russell : La logistique du calendrier F1 va être améliorée

Directeur de l'Association des Pilotes de Grand Prix, George Russell estime que le calendrier de la Formule 1 va être amélioré dans les années à venir, alors que le Grand Prix d'Australie a été disputé sans être consécutif à une autre épreuve, avec un long voyage à la clé.

George Russell, Mercedes-AMG

La saison 2023 de Formule 1 a commencé par trois voyages dans la péninsule arabique en quatre semaines pour les essais hivernaux puis les Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite. Le championnat s'est ensuite rendu à Melbourne à l'autre bout du monde, et avait prévu une course en Chine deux semaines plus tard, annulée à cause de la pandémie de COVID-19.

Le prochain rendez-vous est donc Bakou, avec Miami au programme le week-end suivant. La F1 se lancera ensuite dans le premier de ses deux triple-headers (trois Grands Prix consécutifs en autant de week-ends) de l'année malgré les critiques que suscitent ceux-ci : Imola, Monaco et Barcelone.

Dans son rôle de directeur du GPDA (Association des Pilotes de Grand Prix), George Russell s'est déjà exprimé sur la nécessité de rendre le calendrier plus supportable pour le personnel. Bien que les résultats ne soient pas encore visibles, Russell estime que les pilotes sont écoutés et que le programme sera plus logique lors des années à venir.

"Je pense que collectivement, nous avons une très grande influence et je pense que Stefano [Domenicali, PDG de la F1] est incroyablement ouvert à nos opinions et à discuter", indique le Britannique. "Il y a évidemment beaucoup de discussions sur l'aspect écologique du calendrier, quand on passe du Moyen-Orient à l'Amérique avant de revenir en Europe. Je crois que ça va être amélioré dans les années à venir. Je pense que pour de nombreux fans, ça n'a pas beaucoup de sens."

Melbourne's position on the calendar has been called into question

Le positionnement de Melbourne au calendrier est remis en question

Que le Grand Prix d'Australie soit disputé à deux semaines d'intervalle des autres courses est particulièrement peu apprécié, en raison du temps de trajet et du décalage horaire. Cela pourrait facilement évoluer, puisque le personnel de la F1 a généralement une correspondance à Dubaï, à Abu Dhabi ou à Doha pour se rendre à Melbourne ou en revenir. La dernière fois que la course de l'Albert Park a fait partie d'un double-header, c'était en 2013 avec la Malaisie, une autre destination facilement accessible depuis l'Australie.

Opérer des rapprochements entre certains Grands Prix

Les écuries préféreraient par ailleurs que les courses à Miami et au Canada soient associées, tandis que le second triple-header prévu en 2023 paraît particulièrement éprouvant : Austin, Mexico et São Paulo.

"Il y a beaucoup de limites avec le climat pour certains Grands Prix, sans oublier les dates d'ouverture possible de certains circuits urbains", poursuit le pilote Mercedes. "Mais je suis convaincu que l'Australie doit être associée à une course du Moyen-Orient, car je crois que nous avons tous pris l'avion samedi ou dimanche [la semaine avant le GP] pour venir ici [à Melbourne]. C'est le cas de tous les mécaniciens, pareil pour les ingénieurs, alors on perd déjà ces trois ou quatre jours. Ça a donc du sens de le faire consécutivement à une course au Moyen-Orient."

Alors que le format du week-end fait l'objet de discussions, Russell estime que le calendrier de 24 Grands Prix pourrait être plus supportable en n'organisant qu'une séance d'essais libres le vendredi, afin que les écuries puissent arriver sur place un jour plus tard. Interrogé sur son format idéal, l'Anglais répond : "Pour le bénéfice des 2000 ou 3000 personnes qui voyagent dans le monde entier, tenir la première séance le vendredi après-midi ou soir afin que les équipes aient moins de pression pour arriver, disons, le mercredi."

"Si la première séance est le vendredi matin, il faut être là le jeudi, et pour beaucoup de courses, cela requiert de prendre l'avion le mercredi. Si l'on repousse ça pour permettre aux équipes de prendre l'avion le jeudi matin et qu'on fait le cumul sur 24 courses par an, on passe quasiment un mois de plus à la maison, à dormir dans son propre lit. C'est énorme pour tous ceux qui font partie de ce grand cirque." Un calcul qui ne prend évidemment pas en compte les courses consécutives hors Europe, où (quasiment) personne ne rentre chez soi.

Avec Benjamin Vinel

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