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Sainz n'a pas apprécié le dépassement en mode "plongeon" de Verstappen

Carlos Sainz n'était pas vraiment heureux de la façon dont il a été dépassé par un Max Verstappen dont il estime qu'il ne fait pas grand cas de ses collègues du milieu de peloton.

Max Verstappen, Red Bull Racing, Carlos Sainz, Williams

Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images

L'erreur de Max Verstappen lors du départ du Grand Prix de Miami, qui l'a vu perdre le contrôle de sa Red Bull après un départ où il avait déjà tenté un intérieur trop profond sur Charles Leclerc, a rebattu les cartes en replaçant un pilote rapide au milieu du peloton.

Dans ces conditions, le quadruple champion du monde a vite été sous la menace de pilotes moins huppés, l'amenant à jouer la carte de l'agressivité - en poussant notamment dehors Liam Lawson, qui lui a ensuite mystérieusement rendu la place - et du rythme supérieur de sa Red Bull pour tenter de s'en défaire.

Le Néerlandais s'est retrouvé un temps, dans le premier tour, derrière son ancien équipier Carlos Sainz. Ce dernier, tentant de défendre sa position au dernier freinage, s'est fait emmener sans coup férir sur l'extérieur de la piste dans une manœuvre où Verstappen n'est resté en piste que pour quelques centimètres et qu'il a eu beaucoup de mal à accepter à chaud.

"Il m'a poussé dehors", lançait ainsi l'Espagnol à la radio. "Il pense qu'il peut faire ce qu'il veut juste parce qu'il roule dans le milieu de peloton."

Plus tard, le pari stratégique de Red Bull de changer les pneus dès le 7e tour, en profitant de la Safety Car, a amené le Néerlandais à devoir fendre à nouveau le peloton pour retrouver des positions plus conformes au rythme de sa monoplace.

Logiquement, la Red Bull avait de quoi disposer aisément de la plupart de ses rivales, ce qui n'a pas empêché le Néerlandais, jamais avare en manœuvre autoritaires - comme le sprint l'avait d'ailleurs déjà démontré à l'encontre de son vieil adversaire Lewis Hamilton - pour prendre l'avantage sur des pilotes étant pourtant rarement enclins à lui résister.

Dans sa remontée, Verstappen ne s'est pas heurté à grand monde, si ce n'est l'autre pilote Williams, qui n'avait pas non plus forcément envie de lui faciliter particulièrement la tâche. Il faut dire que le plongeon au dernier freinage du 16e tour sur Alexander Albon était, lui aussi, très optimiste en venant d'aussi loin.

Le Thaïlandais ne s'est donc pas fait prier, sur cette tentative, pour recroiser la Red Bull et fermer sèchement la porte dans la réaccélération tortueuse avant la ligne d'arrivée. Verstappen a toutefois de nouveau plongé, de façon toujours aussi autoritaire mais moins brouillonne, au premier virage pour prendre l'avantage.

C'était sans doute un peu de frustration à cause du tête-à-queue.

Au terme de la course, interrogé sur ses propos à la radio à l'encontre de Verstappen, Sainz n'a pas voulu verser dans la polémique mais a tout de même maintenu le fond de sa pensée.

"Sans vouloir manquer de respect, ce qu'il a fait au [virage] 17, c'était presque comme un plongeon, en se disant que, comme nous sommes dans le milieu de peloton, nous n'allons pas lui résister. [Comme si] nous allions devoir le laisser passer à un moment donné, mais ce qu'il a fait à ce moment-là, c'est limite."

"C'était sans doute un peu de frustration à cause du tête-à-queue et de la volonté de remonter le plus possible. C'est la course. Je ne vais pas trop critiquer ça. C'est juste qu'à ce moment-là, j'ai eu l'impression qu'on allait entrer en collision et qu'il m'a poussé hors de la piste. J'ai perdu trois places donc oui, c'était frustrant."

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