Steiner s'étonne du temps qu'il a fallu pour sanctionner Verstappen à Miami
Günther Steiner a critiqué les commissaires du Grand Prix de Miami pour le temps qu'ils ont mis à juger certains cas, et notamment celui de la ligne blanche coupée par Max Verstappen.
Photo de : Kym Illman - Getty Images
Pour Günther Steiner, l'ancien directeur de Haas, la Formule 1 devrait introduire un délai limite pour infliger des pénalités après les courses, face au temps pris par les commissaires du Grand Prix de Miami 2026 dans certains dossiers, notamment celui concernant Max Verstappen.
Après l'épreuve floridienne, plusieurs incidents étaient sous enquête des commissaires. C'était par exemple le cas du soupçon de franchissement de la ligne de sortie des stands par Verstappen, de la collision entre le Néerlandais et George Russell ou encore du contact entre le Britannique et Charles Leclerc.
Ce n'est qu'environ deux heures et demie après la fin de la course que les premières décisions sont tombées, la principale d'entre elles ayant concerné Leclerc, pénalisé de 20 secondes pour avoir coupé plusieurs virages dans le dernier tour.
Dans le podcast The Red Flags, Günther Steiner s'est exprimé sur le sujet : "J'étais déjà assis dans l'avion du retour quand j'ai entendu qu'il y avait encore des pénalités à décider. Donc je me suis dit : il y a des décisions qui se prennent après les courses, mais je crois qu'il faut une limite de temps. Si vous ne savez pas [quoi faire], devinez quoi ? Ne donnez pas de pénalité."
"Que font-ils pendant la course ?", a-t-il ensuite demandé. "Parce que je pense que les commissaires ne sont pas là pour la regarder [en tant que spectateurs]. Ils sont là pour prendre des décisions sur des choses qui se passent mal."
Pierre Gasly après l'accrochage avec Liam Lawson.
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
"Je pense donc qu'ils devraient couper la [diffusion TV de la] course et demander aux commissaires d'analyser telle situation, d'examiner ce qui s'est passé à tel endroit, de se pencher sur telle question, de prendre telle décision et de passer à autre chose, plutôt que de rester là à regarder. Je veux dire par là que regarder la course ne devrait pas, selon moi, faire partie de leur travail."
Concernant le cas de Verstappen, finalement pénalisé après la course de cinq secondes pour avoir franchi la ligne de sortie des stands, Steiner d'ajouter : "Le franchissement d'une ligne blanche, qu'est-ce qu'il y a à contester ? Soit c'est le cas, soit non. Il y a des caméras, et ensuite l'équipe a toujours la possibilité de déposer réclamation."
"Mais, au final, soit vous avez franchi la ligne blanche, soit non. Ce n'est pas comme un incident du genre de [Pierre] Gasly et [Liam] Lawson. C'est blanc ou noir. Avant, après, dans trois jours, ça sera toujours la même chose."
Les commissaires eux-mêmes se sont servi de leur décision pour justifier le fait qu'un incident si simple à juger n'ait pas fait l'objet d'une décision immédiate. "Quand l'incident est survenu, les preuves vidéo étaient limitées pour prendre une décision claire sur la réalité ou non d'une infraction", ont-ils ainsi écrit dans leur verdict.
"Nous avons donc décidé d'analyser l'incident après la course, pour voir si de meilleures preuves vidéo pouvaient apparaître, peut-être grâce à d'autres angles. Nous avons pu le faire."
Avec Lydia Mee
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