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Szafnauer tacle la direction de Renault après son départ d'Alpine

L'ancien directeur d'Alpine en F1, Otmar Szafnauer, a déclaré que la direction de Renault manquait de compréhension quant à ce qui était nécessaire pour rencontrer le succès en F1.

Otmar Szafnauer, team principal, Alpine F1 dans le paddock

Juste avant le Grand Prix de Belgique, Otmar Szafnauer a quitté l'écurie Alpine qu'il dirigeait depuis le début de l'année 2022. La structure française a connu ces dernières semaines une série de départs marquants puisqu'avant cela, c'est le PDG, Laurent Rossi, qui avait été écarté de son poste, alors qu'Alan Permane, directeur sportif et présent à Enstone depuis plus de trois décennies, est parti dans la foulée du départ de Szafnauer.

À Spa, toujours, Bruno Famin, directeur de l'équipe par intérim, a expliqué que Szafnauer et Renault n'étaient pas "sur le même échéancier" concernant le retour de l'écurie au premier plan, sur fond de plan sur "100 courses" annoncé début 2021.

S'exprimant pour SiriusXM, Szafnauer a remis en cause cet échéancier, le qualifiant d'"irréaliste", et affirmé que la direction de Renault, notamment son PDG Luca de Meo, n'avait pas une bonne compréhension du temps nécessaire pour rencontrer le succès en Formule 1.

"Je pense que la direction de Renault, le PDG Luca de Meo, comme tout le monde en F1, souhaitent un succès instantané et malheureusement, ce n'est pas ainsi que cela fonctionne en F1", a déclaré l'ancien responsable Force India et Racing Point.

"Ils voulaient aller plus vite que ce qui est possible et je ne pouvais pas accepter un calendrier irréaliste parce que si vous faites cela, ce n'est qu'une question de temps avant que tout le monde ne soit frustré. Alors j'ai présenté un plan très réaliste et réalisable, et je pense qu'ils voulaient raccourcir ce plan avec quelqu'un d'autre."

Szafnauer a donné comme exemple de cette impatience, et donc comme symptôme des problèmes sous-jacents au sein de l'écurie, l'attitude de Renault au sujet de son plan de recrutement. Après avoir constaté des manques dans certains départements de l'écurie après son arrivée, il a entamé des démarches pour attirer des gens au profil intéressant, tout en sachant que de telles recrues ont des contrat de long terme, assortis de longs préavis.

Esteban Ocon, Alpine A523

Esteban Ocon, Alpine A523

Pour Szafnauer, le manque de compréhension de ce processus par Renault l'a empêché de faire passer le message à ses patrons.

"Dans certaines parties de l'organisation, le niveau de compétence est très élémentaire, parce que les personnes qui y travaillent sortent de l'université, par exemple, et n'ont pas 25 ans d'expérience. C'est dans ces domaines que j'ai commencé à recruter, mais les meilleurs en Formule 1 ont généralement des contrats à long terme, d'au moins trois ans."

"J'ai réussi à convaincre un certain nombre de personnes dans les domaines que nous devions renforcer, mais malheureusement, certains devaient arriver à l'automne 2023, la plupart au milieu de l'année 2024 et d'autres en 2025, et c'est ce que j'essaie d'expliquer : 'Écoutez, c'est en train de se produire, c'est en train d'arriver, et parfois vous faites un demi-pas en arrière pour en faire deux en avant'."

"Et ils n'ont tout simplement pas compris. C'était soit de l'impatience, soit de l'émotion, mais certainement pas de la compréhension et malheureusement c'est ce qu'il faut. Et c'est ce qu'ils découvriront."

L'ingérence de Renault

Szafnauer a ajouté que l'ingérence du groupe Renault avait été plus importante qu'il ne l'avait jamais vue, plusieurs départements ne lui rendant pas compte directement mais à ses supérieurs : "La société mère voulait exercer un contrôle important dans de nombreux domaines de l'équipe, plus que je ne l'ai jamais vu auparavant."

"Le service commercial, le service marketing, les ressources humaines, les finances, la communication, tout cela ne dépendait pas de moi mais de quelqu'un d'autre dans l'organisation générale, et ils agissaient tous comme dans la Marine. Et il fallait que nous soyons des pirates pour gagner."

"Ce n'est pas une bonne chose, parce que si vous voulez engager quelqu'un et que vous devez signer un contrat dans la journée, parce que c'est ce que nous faisons en Formule 1, vous ne pouvez pas attendre deux semaines. Si cela vous prend deux semaines, cette recrue spéciale va peut-être partir ailleurs. Vous devez être des pirates."

L'interview complète d'Otmar Szafnauer sera diffusée jeudi soir à minuit dans l'émission "Cars & Culture with Jason Stein", sur SiriusXM Business Radio channel 132.

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Avec Filip Cleeren

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