Tous les avis des pilotes sur le règlement 2026 de F1
Colère, résignation ou enthousiasme : la nouvelle réglementation suscite de vives réactions dans le paddock. Découvrez la quasi-totalité des avis des pilotes sur les Formule 1 2026.
Photo de: Zak Mauger / LAT Images via Getty Images
Le règlement F1 2026
Aérodynamique active, moteurs, carburant… Voici tout ce qu'il faut savoir sur le nouveau règlement introduit en Formule 1 pour la saison 2026.
S'il y a bien une certitude dans cette pré-saison encore très floue, c'est que les nouvelles réglementations de la Formule 1 font sensation… et polarisent le paddock. Gestion de l'énergie, "lift and coast" en qualifications, davantage de paramètres à gérer en course, châssis et pneus plus petits... ces règles inédites divisent clairement les pilotes.
Avec autant de changements, il était logique que les concurrents soient d'abord un peu perdus. Mais à l'issue du deuxième des trois tests hivernaux de l'année, chacun a pu se faire une meilleure idée de ces nouvelles monoplaces et de leur comportement… et les avis restent très partagés.
Des pilotes ont été surpris, voire déçus, par ce qu'ils ont découvert, tandis que d'autres apprécient la nouveauté et la complexité de cette nouvelle manière de piloter. Voici un récapitulatif des réactions, parfois très contrastées, de 19 des 22 pilotes de la grille face à ces nouvelles réglementations.
Oliver Bearman : Les choses sont plus compliquées
"Il y a un peu plus de choses auxquelles il faut penser, et cela détourne un peu l'attention du pilotage. Avant, sur nos tours, on pouvait se concentrer entièrement sur les pneus et les freins et les préparer au mieux. Maintenant, il y a aussi l'élément de la gestion du moteur et de la batterie."
Oliver Bearman (Haas)
Photo de: Zak Mauger / LAT Images via Getty Images
"Cela complique forcément les choses, et il y a eu des tours de qualification où j'ai obtenu un résultat différent alors que je pensais faire exactement la même chose. Oui, c'est difficile à comprendre et c'est un vrai défi, mais à ce stade, ce genre de situations est normal. En réalité, piloter la voiture reste assez similaire, mais il y a quelques étapes supplémentaires à gérer, ce qui n'est peut-être pas idéal en termes de ressenti, mais ça rend la voiture plus rapide."
"Par exemple, l'utilisation des rapports est très critique, et c'est comme ça. Certaines choses nous paraissent encore un peu contre-nature, mais c'est normal, vu que nous venons d'un règlement très différent. Bientôt, cela deviendra naturel à nouveau, c'est juste une question de temps."
Gabriel Bortoleto : Tout ne se résume pas à la vitesse
"Je dirais que ça rappelle un peu les formules de promotion. Évidemment, le niveau d'adhérence reste plus élevé, mais on revient un peu aux bases : une voiture avec moins de grip, dans laquelle on glisse davantage en virage et avec laquelle on peut plus jouer, c'est simplement différent."
"L'an dernier, les voitures étaient littéralement collées au sol. Dans les virages rapides, au moindre décrochage, tu finissais souvent en tête-à-queue ou dans une situation compliquée. Cette année, on a l'impression qu'on peut un peu plus jouer avec la voiture."
Gabriel Bortoleto (Audi)
Photo de: Joe Portlock / LAT Images via Getty Images
"C'est juste différent... C'est clairement moins rapide que l'an dernier. On pense toujours que des voitures plus rapides sont forcément plus agréables, mais parfois c'est aussi plaisant d'avoir une monoplace avec moins d'adhérence."
"On joue davantage avec. Je n'ai pas encore d'avis tranché sur ce que je préfère, parce qu'on en est encore à un stade très précoce et il faut aussi voir ce que ça donne en course, puisqu'on n'a pas encore couru avec ces nouvelles règles. Mais c'est agréable, c'est sympa."
"Je pense que ça fait partie de notre métier, et j'ai l'impression qu'on n'y est pas habitués parce qu'on n'a pas eu un sujet aussi important depuis de nombreuses années. Mais une fois qu'on s'y fait, on s'y fait. Notre travail, en tant que pilotes, c'est de nous adapter à tout… Peu importe que ce soit entièrement électrique, pas électrique ou à 50%. On doit simplement piloter ce qu'on a et en tirer le maximum."
Kimi Antonelli : Une F1 plus agile et agréable à piloter
"Honnêtement, je dirais qu'elle est vraiment agréable à piloter. Même si elle est un peu plus lente que l'an dernier, on ne le ressent pas tant que ça. Bien sûr, dans les virages rapides, on sent une légère perte d'appui par rapport à la voiture de l'an passé, et ce sera difficile d'atteindre ce niveau."
Kimi Antonelli (Mercedes)
Photo de: Guido De Bortoli / LAT Images via Getty Images
"Mais on n'en est qu'au début de ce règlement, et je pense que l'évolution sera énorme au fil des années. Comme base de départ, la voiture est déjà très bonne, bien meilleure que prévu, et elle est plaisante à conduire."
"On ressent clairement les 30 kilos en moins et le fait qu'elle soit un peu plus compacte. Elle paraît plus agile, surtout dans les changements de direction et les virages lents, ce qui est très agréable. En plus, on n'a plus de marsouinage, ce qui est une excellente chose. On n'est donc plus obligé de rouler avec la voiture aussi basse et aussi rigide. On a davantage de marge pour jouer sur les hauteurs de caisse."
"L'an dernier, tout consistait à la descendre au maximum sans provoquer de rebonds ; cette année, on peut ajuster davantage selon l'équilibre recherché. Cela donne plus de liberté dans les réglages, ce qui est très intéressant pour un pilote afin de comprendre quels compromis adopter."
Liam Lawson : Des voitures difficiles à piloter
"C'est assez difficile à piloter. Surtout ici [à Bahreïn], où la dégradation des pneus est importante, il y a donc beaucoup plus de glisse cette année. Et c'est vraiment délicat à piloter. Je dirais qu'il y a encore beaucoup de choses à apprendre pour optimiser le pilotage de cette voiture, que ce soit sur les relais courts, les qualifications avec la gestion de la batterie, ou encore les longs relais. C'est une véritable courbe d'apprentissage."
"La perte d'appui est probablement le principal facteur [de la difficulté des voitures]. Oui, on est beaucoup plus occupé au volant. Mais ce genre de choses, avec le temps passé à la piloter, deviendra plus naturel. Pour l'instant, c'est surtout la perte d'appui qui rend la voiture beaucoup plus difficile à conduire."
Isack Hadjar : J'aimerais piloter des voitures plus rapides
"C'est toujours de la Formule 1. Mais bien sûr, j'aimerais… je veux piloter des voitures capables de battre des records de tour. C'est ce dont on rêve quand on est enfant. Donc oui, j'aimerais piloter des voitures plus rapides."
Isack Hadjar (Red Bull)
Photo de: Alastair Staley / LAT Images via Getty Images
"[Les nouvelles F1] demande d'utiliser un peu plus son cerveau, donc c'est un peu plus difficile pour tout le monde. Ce n'est pas aussi naturel à piloter. Mais il y a davantage d'opportunités pour faire la différence, c'est certain."
"Je ne pense pas qu'elles soient plus réactives. On a moins d'appui, donc moins de réponse. Je pense qu'elles donnent cette impression parce qu'elles ont moins d'appui, qu'elles glissent un peu plus et qu'elles sont plus compactes. Donc, en quelque sorte, dans tous les virages lents et moyens, à vitesse modérée, la sensation n'est pas si différente de l'an dernier."
Alexander Albon : Un défi intéressant
"La nouvelle voiture bouge un peu plus que celle de l'an dernier. Je dirais que cela dépend aussi de plusieurs facteurs. D'abord, il y a de grosses différences entre les équipes. Même en piste, on le voit : suivre une McLaren ou suivre une Haas, ce n'est pas du tout pareil.
"Les trajectoires sont différentes, les façons d'aller chercher le chrono aussi, tout comme les stratégies de déploiement sur un tour. Je pense que tout cela va progressivement converger à mesure qu'on se rapprochera du premier Grand Prix."
"Mais en attendant, c'est un défi intéressant. J'ai l'impression que cela demande beaucoup de réflexion, notamment parce que nous [Williams] avons manqué Barcelone et que nous avons un peu plus de retard à combler. Mais oui, j'y prends du plaisir."
Alexander Albon (Williams)
Photo de: Peter Fox / Getty Images
"Les gens peuvent voir les choses d'une bonne ou d'une mauvaise manière. Mais je pense qu'en tant que pilote, en tant qu'athlète, on fait simplement tout ce qu'il faut pour être le meilleur possible."
Oscar Piastri : Un pilotage contre-intuitif
"Je pense que c'est simplement complexe. Il y a beaucoup de choses que nous n'avions jamais eu à gérer auparavant, et elles sont naturellement difficiles parce que certaines ne sont pas très instinctives. Après avoir piloté d'une certaine manière pendant 15 ans, il est assez difficile de changer certaines habitudes, surtout lorsqu'il s'agit de lever le pied dans les lignes droites, ce que, en tant que pilote, on ne veut jamais faire."
"Même sans ces défis supplémentaires et les problèmes que nous devons aborder en tant que sport, ce sont des voitures plus lentes, avec moins d'appui et probablement plus de puissance en sortie de virage, donc elles seront toujours difficiles et délicates à piloter. Cet aspect est une chose, et il y a ensuite tous les autres éléments nouveaux qui nécessitent des ajustements."
"C'est difficile à dire, les choses sont juste différentes par rapport à l'an dernier. Dans certaines conditions, les voitures ne paraissent pas si différentes ; dans d'autres, si. Et je pense que cela variera beaucoup selon les circuits. Mais en termes d'adhérence, elles se comportent toujours comme une vraie F1."
Oscar Piastri (McLaren)
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
"Nous avons maintenant une puissance énorme en sortie de virage, et ce n'est pas comme si nous n'avions pas de puissance avant. Donc c'est parfois difficile à gérer, mais il faut aussi se rappeler que les voitures de l'an dernier étaient, sur certains circuits, les F1 les plus rapides jamais construites. Tout ce qui semble moins performant que ça sera forcément un peu moins fun au début. Donc je pense que ça reste cohérent, il y a juste beaucoup d'autres aspects très différents en dehors du niveau d'adhérence."
Esteban Ocon : Le plaisir de la nouveauté
"Le point positif, c'est évidemment que c'est un nouveau défi pour nous tous. Depuis mon arrivée en F1, cela fait environ dix ans qu'on évolue globalement avec le même règlement, le même moteur, toujours très similaire, en travaillant avec les mêmes outils. Maintenant, on doit tout réapprendre."
"Est-ce que c'est la voiture la plus amusante à piloter ? Pas forcément. Mais c'est assez intéressant d'essayer de tout mettre au point avec l'ingénieur et de tirer le maximum de la situation. C'est un nouveau style de pilotage, une nouvelle manière de régler les choses. Si demain on court à Melbourne et qu'il y a trois dépassements par tour, tout le monde dira que c'est incroyable."
Esteban Ocon (Haas)
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
"Donc je reste plutôt prudent : on verra comment cela évolue, si ça favorise les dépassements, si ça améliore le spectacle. Si ce n'est pas le cas, il faudra peut-être en discuter, mais pour l'instant il est trop tôt pour se prononcer."
Valtteri Bottas : Des voitures qui rappellent 2014-2016
"C'est assez différent. Pour moi, en termes de sensations dans la voiture, ça me rappelle davantage les monoplaces de 2014 à 2016. On a l'impression de plus glisser, avec moins d'appui aérodynamique, mais en sortie de virage la puissance est vraiment agréable. Elle est même assez élevée par rapport au niveau d'adhérence dont on dispose."
"Par exemple, l'application des gaz en sortie de virage est maintenant beaucoup plus progressive et longue qu'auparavant. C'est donc une manière de piloter différente, surtout entre le mode qualifications et le mode course, où il y a un écart assez important, notamment dans la gestion du déploiement. Mais j'aime bien. C'est amusant. Il y a plus de glisse."
Charles Leclerc : Je trouve le plaisir d'une autre manière
"Ce n'est pas la voiture la plus amusante que j'aie pilotée, ni celle avec laquelle j'ai pris le plus de plaisir. Mais c'est comme ça. Et je trouve le plaisir d'une autre manière. Je pense que le défi de développer tout ce nouveau système est en soi quelque chose que j'ai apprécié, et que je trouve très intéressant."
Charles Leclerc (Ferrari)
Photo de: Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images
"D'une certaine façon, je prends du plaisir simplement à expérimenter des choses différentes, y compris des idées qui n'auraient peut-être pas fonctionné par le passé. Mais maintenant que tout est différent, c'est sympa de pouvoir penser un peu hors des sentiers battus et d'essayer de trouver d'autres moyens d'optimiser les performances de la voiture. Mais le plaisir pur de pilotage, lui, est différent."
Max Verstappen : De la Formule E sous stéroïdes
"À piloter, ce n'est pas très amusant. Je dirais que le mot juste, c'est gestion. Mais d'un autre côté, je sais aussi tout le travail qui a été fait en coulisses, et du côté du moteur aussi. Donc ce n'est pas toujours la chose la plus agréable à dire. Mais je veux aussi être réaliste sur le ressenti."
"Ce n'est pas très 'Formule 1'. Ça ressemble plus à de la Formule E sous stéroïdes. Mais le règlement est le même pour tout le monde, donc il faut faire avec. Et ça, ce n'est pas mon problème, parce que je suis favorable à des chances équitables. Mais en tant que pilote, j'aime rouler à fond. Et en ce moment, on ne peut pas rouler comme ça."
Max Verstappen (Red Bull)
Photo de: Zak Mauger / LAT Images via Getty Images
"Il se passe beaucoup de choses. Beaucoup de ce que vous faites en tant que pilote a un effet énorme sur l'aspect énergétique. Pour moi, ce n'est tout simplement pas de la Formule 1. Peut-être qu'il vaut alors mieux piloter en Formule E, non ? Parce que là-bas, tout tourne autour de l'énergie, de l'efficacité et de la gestion. Donc oui, en termes de pilotage, ce n'est pas très fun. Mais en même temps, je sais aussi ce qui est en jeu pour l'équipe."
Lando Norris : Nous n'avons pas le droit de nous plaindre
"J'ai pris beaucoup de plaisir, j'ai vraiment apprécié. La Formule 1 change tout le temps. Parfois c'est un peu plus agréable à piloter, parfois ça l'est moins. On est payés une somme d'argent stupide pour piloter, donc on ne peut pas vraiment se plaindre."
"C'est un défi, mais c'est un bon défi, amusant, pour les ingénieurs comme pour les pilotes. Il faut piloter d'une manière différente, comprendre et gérer les choses différemment, mais je peux toujours piloter des voitures, voyager dans le monde entier et m'amuser énormément. Donc, rien de quoi se plaindre."
Lando Norris (McLaren)
Photo de: Steven Tee / LAT Images via Getty Images
"Ça ne donne clairement pas l'impression d'être aussi rapide que ces dernières années, et la voiture ne se comporte certainement pas de manière aussi parfaite. Comparée aux anciennes voitures, elle n'est pas aussi agréable ni chouette à piloter, mais elle reste quand même plutôt bonne. On n'en est qu'au début d'une réglementation censée être sensiblement plus lente, mais si on se projette à la fin de l'année et vers l'an prochain, on ira beaucoup plus vite d'ici là."
Pierre Gasly : Il faut garder l'esprit ouvert
"Je ne veux pas être entraîné dans les commentaires de Max et Lando, mais de mon côté j'aborde surtout la saison avec un esprit ouvert. Après quelques Grands Prix, on aura une meilleure compréhension de ce que cela donne en course et en pilotage pur."
"J'ai suis d'accord avec certains commentaires qui ont été faits, mais en même temps je pense que la F1 va évoluer très vite. Quand on voit ces équipes et leur rythme de développement - il suffit de regarder 2014 et l'évolution qu'il y a eue ensuite - ce sera pareil avec ces voitures. Il y a un point de départ, mais ça ne veut pas dire que cela restera ainsi pour toujours, donc je préfère laisser un peu de temps."
Sergio Pérez : Ça pourrait ressembler à la Formule E
"C'est très différent, vraiment, cette Formule 1 est extrêmement différente de ce à quoi j'étais habitué. Je dirais que c'est le plus grand changement que j'ai connu dans ma carrière en termes de règlement. C'est très difficile à comprendre, avec toute la gestion de l'énergie, des déploiements, tout cela est extrêmement complexe. Beaucoup de choses liées à l'unité de puissance entrent en jeu, beaucoup plus qu'avant, ce qui n'est pas idéal."
Sergio Perez (Cadillac)
Photo de: Glenn Dunbar / LAT Images via Getty Images
"Je veux voir comment se déroulera la course, car pour moi le vrai plaisir, c'est de piloter en compétition. Pour l'instant, je ne sais pas encore comment nous allons nous battre en course : il semble que les dépassements puissent être un peu plus compliqués, avec la gestion de l'énergie, etc. Cela pourrait devenir… je ne veux pas tirer de conclusions hâtives, mais ça pourrait ressembler à la Formule E. Attendons de voir."
George Russell : Il faut laisser une chance au règlement
"C'est vraiment agréable de pouvoir suivre les voitures beaucoup plus facilement qu'avant. Ce qui est clair, c'est que les pneus légèrement plus étroits aident aussi. Je ne sais pas s'ils sont plus légers, mais la suspension est probablement un peu plus légère. Et avec tout ce qui est plus compact, le poids est plus centralisé. Du coup, ça ne donne pas l'impression d'avoir un véhicule massif.
"S'adapter à la perte d'appui aérodynamique a été assez facile, honnêtement. On pousse la voiture à la limite, elle reste très rapide et on sent toujours qu'on est au bord de l'adhérence. Ce n'est que lorsque l'on compare avec les données de l'an dernier qu'on réalise qu'on gagne 30 à 40 km/h dans certains virages rapides. Mais ça ne change pas vraiment la façon dont on pilote, on est toujours à la limite. Si ça permet de suivre de plus près et de réduire la surchauffe des pneus, parce qu'on passe moins vite dans les virages rapides, je ne pense pas que ce soit négatif."
George Russell (Mercedes)
Photo de: Peter Fox / Getty Images
"J'aime toujours donner une chance aux choses. On en est seulement au quatrième jour d'un règlement qui va durer trois ans, et le progrès que tout le monde va faire dans les premiers mois sera énorme [...] Nous, les pilotes, on aime se plaindre et la vérité c'est qu'on est une vingtaine seulement à pouvoir vivre ça. Mais je reconnais aussi que le sport est suivi par des dizaines de millions de personnes, et ce n'est pas parce qu'on a les meilleures voitures pour notre plaisir que ça donnera les meilleures courses."
"Je pense que, comme pour tout dans la vie, on ne peut pas cocher toutes les cases. Et il y a plus d'enjeux [...] Et je pense que personne ne peut nier que la Formule 1 est actuellement dans une position incroyable. C'est presque une étape intermédiaire. Bien sûr, on veut les meilleures voitures, les plus rapides. On veut cocher toutes les cases du meilleur spectacle, mais comment obtenir tout ça ? Et comment satisfaire tout le monde ? Je ne sais pas comment on peut satisfaire tout le monde."
Lewis Hamilton : Les fans ne vont rien comprendre
"Il y a beaucoup moins d'appui. La voiture est plus courte, plus légère, et en fait plus facile à suivre. Elle entre en virage un peu comme une GP2 [ancienne F2]. C'est assez fun, ça ressemble beaucoup au rallye, on a vraiment cette sensation-là en général."
"Pour le moment, ça ne ressemble en rien aux voitures précédentes. On en est encore aux tout débuts. Avec la voiture de base que nous avons, on teste encore beaucoup de choses : trouver la fenêtre de fonctionnement idéale, optimiser les pneus, ajuster l'aérodynamique, la hauteur de caisse, l'équilibre mécanique… toutes ces choses. Donc je ne peux pas encore vraiment me prononcer."
Lewis Hamilton (Ferrari)
Photo de: Alastair Staley / LAT Images via Getty Images
"Honnêtement, aucun fan ne comprendra vraiment [la gestion de l'énergie], c'est tellement complexe, ridiculement complexe. J'ai eu sept réunions en une journée pour passer en revue tout ça. On dirait qu'il faudrait un diplôme pour tout saisir."
Fernando Alonso : C'était mieux avant
"Je pense que c'est un peu plus complexe, donc ça demande un peu de réflexion avant de monter dans la voiture ou de préparer un dépassement, par exemple. Mais en même temps, les équipes sont maintenant très bien préparées, tout est simulé à l'avance. On a déjà ces informations dès le jeudi, donc le dimanche, je pense qu'il n'y a pas beaucoup de surprises ni beaucoup d'erreurs possibles pour le pilote."
"Disons qu'il n'y a pas beaucoup de liberté par rapport à ce que l'on peut faire dans le cockpit ou à la quantité d'énergie que l'on peut utiliser, ce qui est très limité par la FIA. Donc, lorsque l'on réduit l'énergie, cela doit se faire à un certain taux de réduction. Quand on veut utiliser l'énergie, il n'y a pas beaucoup plus d'énergie à disposition par rapport aux voitures qui sont devant, car nous devons tous déployer le maximum d'énergie pendant une seconde à la sortie du virage."
Fernando Alonso (Aston Martin)
Photo de: Steven Tee / LAT Images via Getty Images
"Il y a donc quelques points qui sont probablement trop régulés. En termes de liberté ou de façon d'utiliser cette énergie intelligemment, les différences seront minimes, car il n'y a malheureusement pas beaucoup de marge de manœuvre."
"Je pense que c'était plus intéressant avant, mais il faut 'vendre' ça à la nouvelle génération On ne peut pas dire que les voitures soient moins bonnes aujourd'hui, mais personne ne dira que piloter avant était moins bien que maintenant. Il y avait sans doute plus d'adrénaline avec les anciennes voitures, un vrai sentiment de piloter à la limite."
"Même quand on monte dans un kart, c'est probablement le type de course le plus pur qu'on puisse avoir. C'est agréable de piloter des voitures à la limite de la physique, et pas dans un style 'efficace' ou robotisé. Il faut maximiser l'efficacité. C'est comme ça que le monde semble évoluer depuis quelques décennies, pas seulement dans le sport automobile."
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