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Un Vasseur "très calme sur le plan émotionnel" précieux pour Ferrari

Charles Leclerc apprécie énormément le calme et la méthode que Frédéric Vasseur insuffle depuis son arrivée chez Ferrari.

Frederic Vasseur, directeur de la Scuderia Ferrari

Outre les compétences de Frédéric Vasseur, son caractère et plus particulièrement sa gestion froide des émotions en font l'homme idéal pour redresser la Scuderia Ferrari selon Charles Leclerc. Le Français a succédé à Mattia Binotto il y a moins d'un an et ne rechigne pas devant l'ampleur de la tâche, alors que Red Bull continue de dominer la F1. Malgré une saison décevante, Ferrari est devenue la seule équipe capable, à ce jour, de priver l'écurie autrichienne de tous les succès en 2023 grâce à la victoire de Carlos Sainz à Singapour le mois dernier. 

Les progrès de Ferrari en deuxième partie de saison sont souvent décrits comme le fruit d'une approche très méthodique, avec l'ambition d'en tirer les enseignements nécessaires pour réussir la monoplace 2024, qui sera entièrement nouvelle. Et la personnalité de Frédéric Vasseur n'y serait donc pas étrangère, notamment le calme dont il fait preuve. 

"Fred est très calme sur le plan émotionnel, ce qui est vraiment bien dans le rôle qu'il occupe", observe Charles Leclerc, qui avait déjà évolué sous ses ordres chez Sauber. "Je pense qu'en tant qu'équipe italienne, en tant que Ferrari, ce que j'aime le plus ce sont les émotions que l'on ressent à chaque fois que l'on est au sommet, combien les gens sont passionnés. Mais avoir cet équilibre avec Fred, je pense que c'est vraiment bien, pour avoir une vision claire quand les choses tournent mal. Et aussi quand tout va très bien, pour se rappeler que ça ne suffit pas et qu'il faut encore travailler très dur. Je pense que l'on avait déjà cette philosophie, mais Fred l'a renforcée et c'est très bien."

Sous la houlette de son nouveau patron, la Scuderia n'a par exemple pas hésité à sacrifier plusieurs fois la première séance d'essais libres des Grands Prix afin de travailler exclusivement sur la compréhension d'éléments précis ou sur des expérimentations, par exemple pour résoudre ses soucis de dégradation des pneus. Ce travail, mené à Zandvoort et Monza, à apporter de véritables réponses mais aussi des résultats, avec deux pole positions et une victoire, ainsi qu'un Grand Prix du Japon rassurant. 

"La compréhension que l'on a eue à Zandvoort est indéniable", confirme Charles Leclerc. "Puis on a confirmé ça à Monza, avec des caractéristiques et un circuit très différents. Ça nous a aidés à tirer le maximum de la voiture de manière plus régulière. Au début de la saison, on avait des hauts et des bas, et la voiture se comportait différemment d'un week-end sur l'autre. Sur ce point, on a progressé."

"Notre plus grosse faiblesse, c'est la durée de vie du pneu, plus que sa dégradation, et avec une course à deux arrêts on peut davantage gérer ça qu'avec un seul arrêt, où l'on est à la limite pneumatique dans les deux relais. Ceci étant dit, il y a eu de bons progrès. On a énormément travaillé sur la gestion pneumatique avec les pilotes, avec les outils de la voiture, et on espère que les gains seront progressifs."

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