Formule 1 GP d'Italie

Vasseur "plutôt fier" de l'absence de consignes entre Sainz et Leclerc

Ferrari a laissé Carlos Sainz et Charles Leclerc s'affronter jusqu'au bout pour le gain de la troisième place au Grand Prix d'Italie. Un choix risqué mais revendiqué par Frédéric Vasseur, qui s'en dit "plutôt fier".

Carlos Sainz, Ferrari SF-23, Charles Leclerc, Ferrari SF-23

La lutte a probablement donné des sueurs froides à certains Tifosi, mais ce spectacle était pour eux ! C'est en substance ce qu'explique Frédéric Vasseur après avoir laissé s'affronter jusqu'au bout Carlos Sainz et Charles Leclerc à Monza, les deux pilotes Ferrari se disputant le droit de monter sur la troisième marche du podium et de surplomber ainsi la liesse du public italien. 

La Scuderia aurait pu décider de geler les positions pour s'assurer de ne rien mettre en péril mais au lieu de ça, il a simplement été rappelé aux deux pilotes de ne pas prendre de risques inutiles, tout en les autorisant à se battre à la régulière. Charles Leclerc a donc plusieurs fois tenté sa chance, allant même jusqu'à bloquer ses roues à la première chicane dans le dernier tour. 

Interrogé sur le choix de laisser cette liberté aux deux hommes, le directeur de Ferrari assume. "Si j'avais gelé les positions, vous auriez posé exactement la même question : pourquoi avez-vous figé la situation ?", rétorque Frédéric Vasseur. "C'est toujours plus facile de commenter quand c'est terminé, mais je pense aussi que c'était la meilleure manière de remercier tout le monde, de remercier le soutien des tifosi, et je n'étais pas très à l'aise avec l'idée de geler les choses à cinq tours de l'arrivée."

"J'ai confiance en eux, mais je leur ai dit de ne prendre aucun risque. Je pense que la notion d'absence de risque est relative. Mais c'est une question d'opinion, et je suis plutôt fier de cette décision et du travail accompli par les pilotes."

Cette liberté de courir, Frédéric Vasseur en reste l'ultime décisionnaire au sein de la Scuderia et en revendique la responsabilité. "Sur ce point, je veux avoir le dernier mot", confirme-t-il. "Et je leur ai dit de ne pas prendre de risque, qu'ils pouvaient s'affronter mais sans prendre de risque. Encore une fois, c'est relatif, mais j'étais beaucoup plus à l'aise avec cette situation qu'en gelant les choses."

"Je ne veux pas polémiquer à ce sujet. Si j'avais gelé la situation, on m'aurait posé exactement la même question, on m'aurait dit que ce n'est pas l'esprit de la course, etc. On peut toujours dire que c'était un peu trop, ou pas. Au bout du compte, on a terminé la course et je suis plus que satisfait du résultat."

Malgré ce combat âpre, aucun des deux pilotes ne s'est d'ailleurs plaint à l'arrivée du Grand Prix. Carlos Sainz, finalement troisième, a évoqué du "plaisir" pris dans un combat "rude et ferme", quand Charles Leclerc a parlé d'une situation qui "devrait toujours être comme ça"

Propos recueillis par Adam Cooper

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