Verstappen : "Je n'ai pas besoin de gagner sept ou huit titres"
Max Verstappen ne pense qu'à gagner tant qu'il est en Formule 1 et que sa motivation n'est pas entamée, mais il ne s'attache pas particulièrement à la longévité potentielle de sa carrière ni aux records.
Engagé à 26 ans dans la conquête d'un quatrième titre mondial en Formule 1, Max Verstappen insiste sur le fait qu'il n'accorde aucune importance particulière au nombre de couronnes qu'il parviendra à décrocher. Dominateur ces deux dernières saisons, le pilote Red Bull a toujours présenté ce qui lui arrive depuis son premier titre de 2021 comme un "bonus".
S'il ne nie pas être obsédé par la victoire lorsqu'il est au volant, il se désintéresse toutefois de la trace qu'il laissera une fois qu'il aura quitté la discipline : "Peut-être que quelqu'un a l'objectif de devenir huit fois Champion du monde ou quelque chose comme ça. Je suis déjà très heureux et fier de ce que j'ai accompli en F1. Je n'ai pas besoin de rester pour gagner sept ou huit titres. J'ai déjà accompli plus que ce dont j'aurais pu rêver".
"Une fois que tu arrêtes de courir, peu importe si tu as été Champion du monde trois, cinq ou sept fois. Pour ce qui est de ma vie après la F1, ça n'a pas d'importance. Pour moi, il ne s'agit pas non plus de rester dans les mémoires comme quelqu'un qui est devenu Champion du monde au moins trois fois, ou plus. Pour moi, une fois que tu quittes la Formule 1, le livre est fermé et c'est terminé. Ce n'est pas ce que les autres pensent qui compte."
Il y a déjà beaucoup de choses sur lesquelles je travaille pour l'avenir, des choses en dehors de la F1.
Max Verstappen au volant de la RB20 à Bahreïn.
Photo de: Simon Galloway / Motorsport Images
Penser et préparer une autre page de sa carrière, c'est d'ailleurs une petite musique qui revient désormais régulièrement lorsque le Néerlandais évoque l'avenir. "Je sais très bien ce que je veux faire en dehors de la Formule 1", répète-t-il en soulignant la "qualité de vie" à laquelle il aspire pour plus tard.
"Au bout d'un moment, ce que l'on gagne [financièrement] n'a plus n'importance", assume-t-il. "Ce qui compte, c'est d'être heureux de ce que l'on fait. Quand tu te lèves, tu dois être capable de te donner à 100%. Pour le moment ce n'est pas un problème du tout, mais à un moment donné, peut-être qu'on a fait le tour."
"Chaque fois que je viens dans le paddock, je veux gagner, évidemment, et je veux donner le meilleur de moi-même pour ça. Mais je ne me dis pas que je veux rester ici jusqu'à ce que je sois huit fois Champion du monde ou quelque chose comme ça. Ce n'est pas mon objectif. Il y a déjà beaucoup de choses sur lesquelles je travaille pour l'avenir, des choses en dehors de la Formule 1. Je veux aussi pouvoir partir en vacances quand je le veux, ne pas avoir un emploi du temps aussi chargé que celui que j'ai connu depuis mes années karting."
"J'ai toujours été comme ça. Chacun est différent, mais depuis que j'ai 8 ou 9 ans, je vis avec un emploi du temps chargé. À un moment donné, on se demande si ça vaut la peine d'être loin de chez soi 24 week-ends par an, avec en plus les journées au simulateur et toutes les journées marketing. Ce sont des aspects qu'un pilote n'apprécie pas vraiment, mais on le fait parce que ça fait évidemment partie du travail. Mais à un moment donné, il est possible que l'on n'en veuille plus."
Propos recueillis par Ronald Vording
En vidéo : Quand la Red Bull RB20 rencontre la RB1
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