Vowles condamne les sifflets : "Il n'y a pas de héros maléfique en F1"
James Vowles, directeur de Williams, a condamné les huées à l'encontre de Max Verstappen et Christian Horner lors de la présentation des livrées 2025, insistant sur le fait que cet événement souhaitait avant tout "rendre au public ce qu'il a donné à la F1".
Photo de : Getty Images
Le mois dernier s'est tenue la cérémonie de présentation des livrées 2025, à l'occasion des 75 ans du championnat de Formule 1. Cet événement, unique en son genre, semble avoir été un succès au vu des retours positifs des fans, pilotes et acteurs de la discipline.
James Vowles, le patron de Williams, a tout d'abord tenu à féliciter la F1 et les autres équipes pour avoir "jouer le jeu" des présentations sur scène devant plus de 15 000 personnes. Néanmoins, tout comme la FIA, le directeur a condamné les sifflets qu'ont subis Max Verstappen et son directeur Christian Horner lors de la présentation.
"Je ne crains pas que [les sifflets] nous feront de l'ombre, parce que je pense que nous avons un sport très solide", a déclaré Vowles. "Commençons par l'O2 [enceinte sportive où s'est déroulée la cérémonie F1 75 Live]. Je ne savais pas comment cet événement allait se dérouler, mais je pense qu'il a été absolument fantastique et qu'il a rendu justice à cette discipline."
"Je ne pense pas qu'il y ait de place pour les huées. Nous étions là pour représenter efficacement cette catégorie qui nous passionne. Et nous devons nous rappeler qu'il s'agissait d'essayer de rendre au public ce qu'il a donné à la F1. Il n'y a pas de héros et de méchants. Comme nous l'avons dit depuis le début, il y aura toujours des domaines où nous nous battrons les uns contre les autres, que ce soit en politique, à la FIA ou en Formule 1. C'est normal."
Vowles a également donné son avis sur la controverse concernant la politique mise en place par la FIA pour tenter de réduire l'utilisation de jurons en live sur leurs antennes, en prenant la défense des pilotes : "Ce que je dis depuis le début, c'est que si un pilote est dans la voiture et met sa vie en jeu, à sa place, vous tous dans cette salle et moi aussi, vous utiliseriez des mots dont vous n'êtes pas fiers dans le feu de l'action."
Cette politique est jugée trop sévère par de nombreux acteurs de la discipline et surtout par les principaux concernés. Récemment, en plus du communiqué du GPDA (Association des pilotes de Grand Prix) condamnant les nouvelles sanctions de la FIA, son homologue nouvellement créé du WRC, la WoRDA (World Rally Drivers Alliance) a également exprimé son mécontentement après qu'Adrien Fourmaux a reçu une amende pour avoir juré à la fin d'une spéciale.
James Vowles a toutefois ajouté que les injures n'avaient pas leur place en conférence de presse où un langage grossier n'était pas nécessaire et que la FIA devrait "regarder ce qui se passe à certains moments donnés".
Toto Wolff, directeur, Mercedes-AMG F1 Team
Photo de: Sam Bagnall / Motorsport Images
"C'est très différent quand vous utilisez le mot qui commence par F [fuck] dans un contexte de pilotage [...] ou lorsqu'il est adressé à un autre pilote, à un officiel ou à votre équipe [...] Nous devons faire une différence entre les deux."
Concernant les jurons, Toto Wolff, le directeur de Mercedes, a expliqué qu'il souhaiterait que les pilotes adoptent une approche similaire à celle des rugbymen envers leurs arbitres, qu'il décrit comme étant "sophistiquée" avec laquelle "personne ne dirait jamais un mot à un officiel" ; rejoignant toutefois l'avis de Vowles concernant le langage sous adrénaline.
"Je ne pense pas que nous devrions insulter les officiels", a déclaré le patron autrichien. "C'est certain, et c'est pourquoi la FIA doit aussi protéger cela. C'est clair. Pour moi, il s'agit de respect, de respect envers vos concurrents, de respect envers les officiels, de ne pas inciter qui que ce soit, qu'il s'agisse de votre propre personnel ou d'un concurrent adverse sur la piste."
"C'est très différent quand vous utilisez le mot qui commence par F [fuck] dans un contexte de pilotage ou sous le coup de l'émotion, parce que moi-même je l'utilise quand je suis énervé. Mais lorsqu'il est adressé dans la voiture à un autre pilote, à un officiel ou à votre équipe, je pense que c'est ce que nous devons interdire. Et nous devons faire une différence entre les deux."
"Nous ne voulons pas museler les pilotes et leurs émotions. Si nous sommes dans une conférence de presse, si nous sommes interviewés, c'est complètement différent. Mais dans la voiture, tant que ce n'est pas une incitation [à la haine] ou un manque de respect envers quelqu'un d'autre, je laisserais couler."
Avec Jake Boxall-Legge
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