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Actualités

Williams minimise l'éventualité d'un accord avec Renault

L'écurie Williams réaffirme son indépendance, alors que Renault souhaiterait nouer un partenariat avec elle.

George Russell, Williams FW43B

Si elle a récemment fait des concessions, l'écurie Williams continue de tenir à son indépendance. Vendue par la famille Williams à Dorilton Capital à l'été dernier, la légendaire équipe britannique a accepté une solution qui avait toujours été refusée par Sir Frank : adopter les boîtes de vitesses de son motoriste, en l'occurrence Mercedes.

Cependant, les nouveaux propriétaires de Williams ne sont pas prêts à tous les compromis, en témoigne leur stratégie de sponsoring. Et côté moteur, si Renault aurait logiquement témoigné son intérêt – le Losange n'a plus de client hormis son écurie d'usine Alpine, et de surcroît, aimerait disposer d'une équipe dans laquelle placer certains de ses nombreux protégés – Williams ne se laisse pas séduire par ces sirènes.

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Lorsque nous lui demandons si un partenariat avec Renault pourrait intéresser Williams ou si l'écurie doit conserver une indépendance totale afin de réussir, son nouveau PDG, Jost Capito, s'enquiert : "Quelle est la définition d'une indépendance totale ? Il faut bien un moteur qui vient de quelque part. Et nous avons une bonne relation avec Mercedes, ainsi qu'un contrat qui va encore durer quelques années [jusqu'à 2025, ndlr]. Et nous respectons ce contrat, car nous sommes très satisfaits de cette relation. Et je n'imagine pas que les écuries fassent leurs propres moteurs à l'avenir. On aura toujours besoin d'un moteur."

"Puis on peut discuter : la boîte de vitesses en fait-elle partie ? On a besoin du groupe propulseur, car la technologie actuelle est très avancée. Et les moteurs et les boîtes de vitesses sont faits ensemble par le motoriste, si l'on regarde Mercedes, par exemple. C'est pourquoi nous sommes arrivés à la conclusion que cela avait du sens d'avoir le groupe propulseur entier à partir de 2022. Mais nous voyons les choses avec indépendance. L'indépendance, c'est pouvoir choisir les partenaires avec lesquels on veut travailler."

Jost Capito, PDG, Williams

Et ce choix pourrait se compliquer agréablement si Williams progresse bel et bien dans la hiérarchie, puisque l'écurie pourrait alors être plus courtisée par les différentes structures potentiellement intéressées pour un partenariat en Formule 1.

"Si nous voulons progresser, ce n'est pas pour être le premier choix d'un nouveau motoriste, mais je pense que cela vient automatiquement", analyse Capito. "Si nous progressons et améliorons nos résultats, nous serons plus attractifs pour les nouveaux manufacturiers. Mais notre objectif clair est de rester une équipe indépendante et de ne pas être racheté par une autre écurie ou par un grand constructeur, car nous voyons comment s'annonce l'avenir de la F1, et Williams a toujours été indépendant ; ce n'est pas ce que l'on voit de ces équipes A et B."

"Pour nous, une équipe B est une équipe qui n'a pas un propriétaire indépendant, ou qui est partiellement détenue par un constructeur ou par une autre écurie de Formule 1. Et selon cette définition, nous ne voulons pas être une équipe B. Nous voulons être l'équipe A car le sport auto est au cœur de notre entreprise et devrait le rester avec indépendance vis-à-vis d'un constructeur qui déciderait de rester ou de partir et compliquerait notre existence." Une situation qu'a déjà connue Williams dans une moindre mesure en tant qu'écurie d'usine de BMW en Formule 1, de 2000 à 2005, même si l'équipe demeurait la propriété de son fondateur éponyme.

Propos recueillis par Jonathan Noble

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