Formule 1 GP d'Émilie-Romagne

Williams prédit une "spirale de misère" en cas de conditions mixtes

Dave Robson, responsable de la performance chez Williams, a estimé que les pilotes pourraient être en difficulté au GP d'Émilie-Romagne si un circuit d'Imola humide venait à sécher.

Daniel Ricciardo, McLaren MCL36, Fernando Alonso, Alpine A522, Carlos Sainz Jr., Ferrari F1-75

Les couvertures chauffantes font partie du paysage de la Formule 1 depuis plusieurs décennies. Elles jouent un rôle crucial dans les performances puisqu'elles gardent les pneus en température et permettent aux pilotes de prendre la piste dans des conditions idéales. La température de ces couvertures a été réduite ces dernières années, passant de 100°C à l'arrière à 80°C en 2019, puis à 70°C sur les quatre coins de la voiture cette année. Et puisque les pneus sont désormais plus froids, les pilotes éprouvent plus de difficultés à la sortie des stands, ce qui diminue notamment l'impact de la stratégie d'undercut en course.

La situation n'est donc pas idéale, et elle pourrait l'être encore moins cet après-midi pour le Grand Prix d'Émilie-Romagne. Les dernières prévisions météo annoncent de la pluie en début de course, qui pourrait progressivement diminuer et laisser place au soleil. Et avec des pneus plus froids, il pourrait être particulièrement difficile pour les stratèges de décider du moment où les pneus intermédiaires seront délaissés au profit des gommes slicks.

Sculpté ou lisse, un pneu a besoin de chaleur pour fonctionner correctement et permettre aux pilotes d'attaquer. Alors, sortir de cette fenêtre de température est un scénario catastrophe que les équipes souhaitent à tout prix éviter ce dimanche. Dave Robson, responsable de la performance chez Williams, a indiqué que la situation dans laquelle le paddock s'est retrouvé en qualifications avait été révélatrice.

"C'était la première fois que nous avons utilisé des slicks dans cette période de transition, et la température de couverture à 70°C a certainement rendu cette phase plus difficile", a-t-il expliqué. "Il y a beaucoup moins d'indulgence. S'il pleut [durant la course] et que l'on fait un pari en montant les slicks trop tôt, on se retrouvera dans un état misérable bien plus rapidement que lors des années précédentes, où l'on avait au moins une chance [sur le plan sportif]. Le timing peut être difficile et c'est tellement différent des années précédentes."

Existe-t-il donc un lien entre la température des couvertures chauffantes et les incidents observés en qualifications ? "Je pense que oui", a répondu Robson, "parce que les conditions n'étaient vraiment pas si mauvaises. Même lorsqu'il a encore plu en Q2, ce n'étaient pas des conditions que l'on aurait jugées difficiles en temps normal, donc je pense que ça a dû jouer un rôle. Je ne peux pas parler pour les autres mais si l'on regarde [Carlos] Sainz, il s'est simplement fait surprendre et cela ne se serait pas produit avant. Ça rend vraiment les choses plus difficiles."

"Il faut vraiment avoir confiance lorsque l'on quitte la voie des stands en slicks dans ces conditions car la différence entre entrer dans la spirale positive et la spirale de misère est simplement énorme. Si l'on ne peut pas [prendre la piste] et tout de suite attaquer fort, et que l'on commence à perdre de la température au lieu d'en gagner, c'est presque irrécupérable."

Les pilotes ont été malmenés par les conditions changeantes en qualifications

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