Tsunoda et l'Indy 500 : "Quand je serai un peu plus vieux"
Il ya quelques mois, Yuki Tsunoda a pu prendre le volant d'une IndyCar pour la première fois à l'occasion d'un événement organisé par Honda.
Photo de: Honda
En novembre dernier, à l'occasion l'événement "Hybrid Heroes" organisé par Honda en amont du Grand Prix de Las Vegas, Max Verstappen avait pu prendre le volant d'un prototype Acura ARX-06 engagé en catégorie GTP du championnat américain IMSA. Il n'a toutefois pas été le seul pilote du giron Red Bull à tester de nouveaux horizons.
Yuki Tsunoda a en effet pu piloter pour la première fois une IndyCar prêtée par l'écurie Chip Ganassi Racing, sur le circuit urbain du Las Vegas Motor Speedway et sous la tutelle du sextuple champion de la catégorie, Scott Dixon. Après un petit coaching du pilote néo-zélandais, Tsunoda a effectué quelques tours pendant environ une demi-heure.
Cette expérience au sein de la monoplace à aeroscreen lui a-t-elle donné des envies d'ailleurs ? Bien que l'IndyCar ne soit pas dans ses plans actuels, le Japonais n'exclut pas la possibilité de participer à l'illustre course des 500 Miles d'Indianapolis dans le futur et de possiblement suivre les traces de son compatriote, Takuma Sato, double vainqueur de l'épreuve en 2017 et 2020.
"Si l'occasion se présente et que je sens que c'est le bon moment, oui, c'est sûr que j'aimerais bien [participer à l'Indy 500]", a déclaré Tsunoda, interrogé par Motorsport.com. "J'aime bien les États-Unis, donc ça ne me dérangerais pas de vivre ici."
"Mais j'ai l'impression que ce n'est pas le bon moment parce que je ne peux pas m'imaginer piloter à [l'Indianapolis Motor Speedway]. Il y a plus de deux heures de course et vous êtes à, je ne sais pas, plus de 320 km/h ou quelque chose comme ça à chaque tour. Pour moi, c'est effrayant. Je ne peux pas m'imaginer piloter plus de deux heures et être dans cette voiture. Je ne sais pas. Pour l'instant, je ne vise pas vraiment l'IndyCar, mais pourquoi pas à l'avenir ?"
Yuki Tsunoda au volant de l'IndyCar de Scott Dixon.
Photo : Honda
"Je n'ai pas peur, mais je ne me sens pas tout à fait à l'aise de piloter sur ovale", a ajouté Tsunoda. "Je respecte beaucoup les pilotes [qui le font]. En conduisant [à Indianapolis] pendant deux heures… On se demande comment ils font pour piloter dans un cercle, littéralement deux heures près du mur à chaque tour. Si vous avez une collision, elle peut être très, très grave aussi, alors ces choses-là, je ne peux pas les imaginer pour l'instant."
"Vous savez, [l'Indy 500] est une compétition tellement cool et la plupart des pilotes rêvent d'y participer, mais pour l'instant, je n'ai pas cet objectif ou quoi que ce soit. Quand je serai un peu plus vieux et que ma mentalité aura changé, j'essaierai peut-être à ce moment-là... Je boirai le lait à la fin de la course [la tradition pour le vainqueur de l'épreuve], j'espère !"
Une expérience de pilotage appréciable
Tsunoda a apprécié son escapade dans la monoplace. D'après le pilote japonais, les sensations en piste sont logiquement différentes de celles ressenties au volant d'une Formule 1, désormais équipée de nombreux systèmes électroniques.
"Cela ressemble un peu plus au karting ou simplement à une voiture avec laquelle on peut jouer un peu plus", a-t-il déclaré. "Les voitures de Formule 1 sont contrôlées par les systèmes, l'électronique, mais cette voiture semble plus directe, donc vous devez toujours contrôler la phase d'activation pour gérer le glissement de l'arrière. C'est assez agréable, surtout que vous pouvez dériver un peu et glisser dans la voiture. En ligne droite, je me suis senti à l'aise et j'ai pu pousser un peu plus. Oui, c'était bien."
Yuki Tsunoda et Scott Dixon
Photo : Honda
Scott Dixon a avoué avoir été surpris par la volonté de Tsunoda d'en apprendre plus au sujet de petits éléments disponibles dans la voiture, en particulier les arceaux de sécurité, les modes de fonctionnement du moteur et le déploiement du système hybride.
En commençant d'abord tranquillement, David Salters, le président de Honda Racing Corporation, a déclaré à Motorsport.com qu'il n'avait pas fallu longtemps au Japonais pour prendre ses marques et attaquer davantage.
"C'était assez impressionnant de voir qu'au virage 3, il était à fond", a déclaré Salters. "Lorsque nous avons commencé, la voiture - le groupe motopropulseur - était en mode essais, et puis il est rentré et il y a eu une discussion [pour tester une cartographie] de qualifications et course. Et je pense qu'il a apprécié cela."
Avec Joey Barnes
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires