Aleix Espargaró : deux chutes mais une confiance intacte

Deux fois à terre ce vendredi, Aleix Espargaró n'est pour le moment pas qualifié pour la Q2. Le pilote Aprilia ne s'en inquiète pas, préférant retenir ses bonnes performances.

Aleix Espargaró : deux chutes mais une confiance intacte
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Le bilan est contrasté pour Aleix Espargaró après la première journée au MotorLand Aragón. Le Catalan est clairement dans le coup sur l'un de ses circuits fétiches mais deux chutes, une dans chacune des deux séances disputées ce vendredi, l'ont finalement relégué au 13e rang du classement combiné.

Celle survenue en EL1, à haute vitesse au dernier virage, n'a pas eu de grosse conséquence puisque le chrono qu'il avait signé au préalable n'a été battu par aucun autre pilote, mais celle des EL2 a été plus préjudiciable et le prive pour le moment d'un top 10 synonyme d'entrée directe en Q2, même si une amélioration reste possible samedi matin.

"La journée a été positive mais j'ai fait deux erreurs", a résumé Espargaró. "La première était un peu plus grosse parce que j'étais hors trajectoire que je suis tombé dans la poussière. La deuxième fois, je suis tombé très lentement."

 

"Malheureusement, c'était à chaque fois en pneus neufs et on n'en avait plus donc ça a détruit la séance. Dans la matinée comme dans l'après-midi, j'étais bon avec les pneus de course. [...] Je me sens très fort avec les pneus de course."

Le pilote Aprilia a besoin de reprendre des points à Fabio Quartararo et Pecco Bagnaia et il assume sa prise de risque, déjà source d'une fracture d'un doigt au test de Misano : "J'essaie tout ce que je peux pour être performant, pour être rapide. À Misano, je suis tombé dans chacune des deux journées du test. Je fais tout mon possible. Ce qui est important, c'est de finir les courses devant, ce n'est pas grave de tomber pendant les essais."

"Je ne voulais pas tomber mais j'essayais, j'étais dans un tour rapide. J'avais déjà trois dixièmes d'avance sur mon 1'47"9 donc c'était un tour rapide avec un pneu medium, peut-être trop. Le niveau d'adhérence n'a peut-être pas aidé parce qu'il est très faible. Je n'ai peut-être pas très bien jugé la situation."

Espargaró a en tout cas rassuré sur sa condition physique après les deux chutes : "La moto est complètement détruite, mais on a beaucoup de pièces de rechange, plus que pour moi !"

 

Pendant qu'Espargaró mordait la poussière, Maverick Viñales s'illustrait une nouvelle fois en prenant la septième place. Après les trois podiums de son coéquipier en quatre courses, le #41 ne craint pourtant pas d'être une nouvelle fois débordé par son coéquipier ce week-end, rappelant que ses chutes ne lui ont pas permis d'exprimer son véritable potentiel.

"Je suis plus rapide ici. Je suis tombé et je n'ai pas pu améliorer mon chrono mais pour moi, en Aragón ce n'est pas une question de vitesse. Je suis suffisamment rapide, j'ai mené la première séance, j'étais vers la première place avec un pneu medium avant la chute [en EL2] donc ce n'est pas une question de vitesse. Je dois un peu comprendre où se situe la limite. C'est à ça que servent les essais."

Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team

Aleix Espargaró

"Je suis rapide", a-t-il insisté. "C'était un plaisir de piloter la moto ici après l'Autriche et Misano, où j'avais beaucoup de mal. Mais j'ai fini sixième sur les deux circuits. Ici, je me suis senti bien immédiatement. Je n'avais pas mené une séance depuis longtemps donc c'était bien. Je pense que j'ai la vitesse en moi. Tous les prochains circuits seront bons pour ma moto et moi donc j'espère que je pourrai rester à ce niveau."

La journée d'Aleix Espargaró n'a pas été marquée que par ses chutes mais également par un souci sur son variateur de hauteur au moment d'une simulation de départ à la fin des EL1, distinct de celui rencontré au départ au Red Bull Ring : "En fait, c'était totalement différent de l'Autriche mais ce n'était pas la première fois [que ça se produisait]."

Faut-il s'inquiéter de ce problème ? "Pas le vendredi, le dimanche oui !" s'est amusé Espargaró. "On ne peut pas faire un départ sans ça, c'est fou. L'embrayage, la puissance, tout est réglé pour fonctionner avec ce dispositif activé. Si ce n'est pas le cas, on ne peut pas s'élancer, c'est dingue."

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