Bagnaia : "Les autres pilotes Ducati étaient plus compétitifs que moi"
Pecco Bagnaia avoue n'avoir pas réussi à s'adapter au changement de conditions auquel les pilotes ont dû faire face lors du GP de Thaïlande. En course, il est apparu impuissant.
Photo de: Qian Jun / MB Media via Getty Images
Le Pecco Bagnaia enthousiaste des tests hivernaux ne s'attendait certainement pas à se retrouver bloqué à la neuvième place lors du premier Grand Prix de la saison, tant dans le sprint que dans la course principale, avec sept secondes de retard sur une KTM victorieuse samedi et 18 secondes sur l'Aprilia de tête le lendemain.
Certes, le Turinois sort d'une année où, sur chaque piste ou presque, il a dû revoir ses attentes à la baisse, mais au vu de la tendance de son intersaison, ce bilan est tout de même négatif et semble le surprendre.
Lorsqu'il a échoué à se qualifier en Q2, Bagnaia avait encore pour explication quelques erreurs stratégiques qui l'ont privé des bonnes opportunités. Cependant, ses sensations en configuration de course se sont révélées plus inquiétantes. Dimanche, il s'est trouvé aux prises avec une usure pneumatique prononcée, qui l'a obligé à gérer de bout en bout.
"Dès que je suis parti, je n'ai pas pu attaquer, même pas un seul tour, parce qu'il fallait essayer de gérer, surtout le pneu arrière. J'ai passé les huit derniers tours à patiner, jusqu'en cinquième. C'était vraiment très difficile", a-t-il expliqué. "C'était très étrange, et j'ai perdu des positions. Il m'était impossible de maintenir un rythme constant, même si j'ai beaucoup contrôlé au départ."
Pecco Bagnaia a passé la course à gérer ses pneus, sans pouvoir attaquer.
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Outre la performance modeste de Bagnaia, ce qui saute aux yeux dans ce Grand Prix, c'est le revers généralisé subi par Ducati qui n'a placé aucune moto sur le podium pour la première fois depuis quatre ans et a cédé le leadership du championnat à une autre marque, ce qui ne lui était plus arrivé depuis 2022.
Pourquoi ce Grand Prix a-t-il été si difficile ? "Parce que les autres ont progressé et que nous, on a régressé. Il nous faut donc comprendre pourquoi", a répondu Bagnaia à cette question, pointant précisément la gestion pneumatique comme domaine dans lequel Ducati a reculé par rapport à la concurrence.
"Pour moi, [c'est] dans le contrôle du pneu, parce que notre moto tournait un peu moins bien. Au test, non, mais pendant le week-end de course, la moto tournait un peu moins. Et c'était très difficile de gérer le pneu arrière avec l'accélérateur."
Cette différence de sensations entre le test réalisé à Buriram une semaine avant le Grand Prix et ce week-end de course est l'autre élément récurrent dans les explications fournies par les pilotes Ducati, et Bagnaia ne fait pas exception. Il a néanmoins avoué s'être trouvé plus en difficulté que Marc Márquez dans sa manière de réagir à ce changement.
Derrière, on était là à ramer pour essayer de finir la course, sans même tenter de se battre.
"Dès le début du week-end, j'ai senti une différence de conditions à laquelle je n'ai pas réussi à m'adapter. Ça a été dur. Je pense que les autres pilotes Ducati étaient globalement plus compétitifs que moi, surtout sur le tour lancé, et Marc en particulier. Et Marc faisait une bonne course de toute façon."
"Il était à la limite, il a fait une erreur qui l'a mis hors jeu, mais malgré tout, on n'était pas en mesure de faire quoi que ce soit dans cette course. Et surtout nous qui étions derrière, on était là à ramer pour essayer de finir la course, sans même tenter de se battre."
Un résultat qui n'inquiète pas Bagnaia outre mesure
Faut-il voir ce Grand Prix comme un week-end à part et ne pas lui accorder plus d'importance qu'il le mérite ? "Pour moi, après avoir terminé la saison comme je l'ai fait l'an dernier, c'était important de repartir à zéro et de reconstruire ma vitesse. Donc je ne suis pas trop inquiet de mon résultat", a souligné Bagnaia.
"C'est vrai que ce n'est pas la position à laquelle je voulais finir, mais c'est un point de départ. Après, il est vrai aussi que je ne me suis jamais senti bien pendant le week-end, à l'exception des EL1, qui ont été ma meilleure séance. À partir des EL2 et jusqu'à la course, j'ai commencé à avoir pas mal de difficultés. Et ça a été complètement l'opposé par rapport au test."
"Pendant le test, je m'étais senti formidablement bien, j'arrivais à bien attaquer, à beaucoup contrôler les pneus. Et puis, pour une raison ou une autre, j'ai commencé à avoir beaucoup de difficultés pendant le week-end", a résumé le pilote Ducati, ajoutant : "Je n'ai pas d'explication. Je n'ai pas réussi à m'adapter aux conditions, mais elles ont changé pour tout le monde. Les autres ont gardé des performances similaires et, nous, on a été moins vite, alors il faut comprendre."
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