MotoGP GP de Grande-Bretagne

Bastianini a l'impression de piloter un chopper avec la Ducati de 2023

Enea Bastianini s'est dit insatisfait après le GP de Grande-Bretagne, ne se sentant pas à l'aise avec le modèle 2023 de la Ducati, sur lequel il manque encore d'expérience.

Enea Bastianini, Ducati Team

Plusieurs pilotes attendaient avec impatience de pouvoir relancer leur championnat après une pause estivale ayant permis de panser nombre de blessures. Mais au contraire d'un Marc Márquez ou d'un Miguel Oliveira, repartis rassurés de Silverstone, Enea Bastianini a vécu un week-end difficile au guidon d'une Ducati à laquelle il continue péniblement à s'adapter.

Si son Grand Prix, dimanche, s'est terminé dans le gravier après un contact avec Márquez à six tours de l'arrivée, Bastianini évoluait alors à la dixième place et à dix secondes du leader, qui n'était autre que son coéquipier. La veille, au sprint, il avait devancé de peu un Pecco Bagnaia en grande difficulté, mais hors des points, déplorant "un petit problème à l'avant" l'ayant empêché de freiner correctement.

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C'est donc sans aucun point en poche que le pilote italien a quitté l'Angleterre, lui qui n'a pour meilleur résultat à ce stade qu'une huitième place au GP d'Allemagne et qui commence à ronger son frein.

"D'une manière générale, je ne suis pas content de ce week-end", a déclaré Enea Bastianini. "On a changé beaucoup de choses sur la moto pour arriver à cette course en étant préparés et pour essayer de faire quelque chose de plus, mais rien n'a changé. La course a été très difficile pour moi. Il n'y a que dans les freinages les plus durs que j'étais fort, mais pas dans les autres parties de la piste."

Transfuge du team Gresini, Bastianini est toujours en quête de bonnes sensations sur sa Ducati officielle. "Le principal problème, c'est que je suis toujours comme sur un chopper", décrit-il, "c'est la sensation que j'ai sur la moto. Pour tourner, ça n'est pas bon."

"On a essayé [des choses] avec la suspension arrière, on a essayé de modifier un peu la moto, mais il faut probablement qu'on fasse quelque chose de plus gros. Comme Pecco, parce qu'il a beaucoup changé ses réglages depuis la moto de l'année dernière. J'ai besoin de temps pour comprendre ça", souligne Bastianini, passé cette année du modèle de 2021 à celui de 2023.

"C'était important de faire cette course. J'ai fait 16 tours, et j'ai maintenant plus de données à donner à mon équipe et [de choses] à leur expliquer. On perçoit probablement la direction à prendre, mais ça ne sera pas simple à faire et je ne sais pas si j'arriverai à le faire en peu de temps."

Cette sensation de piloter un chopper, Enea Bastianini ne l'avait pas sur la GP21 avec laquelle il courait la saison dernière et qui l'a mené à ses premières victoires. Découvrir la GP23 cette année a toutefois représenté un gros changement, sans la transition qu'ont pu avoir les autres pilotes Ducati qui bénéficiaient déjà l'an dernier de la GP22, dont le dernier modèle est une évolution.

"La nouvelle [moto] est complètement différente, le moteur est différent et j'ai la sensation que c'est plus dur. Physiquement aussi, elle est très agressive pour moi, ça n'est pas un bon choix", ajoute le pilote italien, qui a manqué plusieurs semaines de course après avoir été blessé à l'épaule dès la première manche de la saison. "Physiquement, je vais bien, mais la moto est très nerveuse et elle ne me permet pas d'être vraiment détendu sur la selle."

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